Le slow content est-il une façon de préserver la planète et internet ?

Vous êtes rédacteur·ice Web et vous aimeriez savoir comment travailler en rendant service à la planète ? Je vous propose le slow content. Là, vous vous posez des questions. Qu’est-ce que le slow content ? Comment allier un meilleur contenu SEO et l’écologie ? J’apporte mes réponses dans cet article…

Qu’est-ce que le slow content ?

Le concept est de miser sur la qualité plutôt que sur la quantité. L’objectif est de créer une relation de confiance et de fidéliser les lecteur·ices. Deux tiers des contenus sont lus sur le web, contre un tiers seulement sur les réseaux sociaux.

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Pour inverser cette tendance, il faudrait se concentrer sur des contenus personnalisés avec une valeur ajoutée. On peut aussi revenir sur du contenu existant pour le mettre à jour et alléger les serveurs qui stockent toutes nos données. Vive le recyclage !

Par contre, le slow content demande plus de travail de recherches et de rédaction. Il faut également cibler précisément les clients à qui votre contenu se destine. Ce procédé invite à remettre en question les schémas mis en place. En effet, le snackable content vise à produire toujours plus de contenu au plus vite. Pourquoi ne pas ralentir et se pencher sur la qualité plutôt que sur la quantité ?

Même si cette conception du Web requiert davantage de travail, votre image de marque est renforcée. Votre contenu sera d’autant plus porteur de sens s’il profité à préserver l’environnement !

La pollution digitale préoccupe pour plusieurs raisons. Le réseau internet n’est pas immatériel !

L’impact environnemental d’internet

Premièrement, les ordinateurs, les smartphones et les serveurs, notamment, utilisent des matériaux rares qui posent problème en termes d’éthique et d’écologie. Par exemple, les ordinateurs contiennent du tantale, du lithium, de l’or qui proviennent du Congo, de la Bolivie et d’Australie.

Les méthodes d’extractions exigent des énergies fossiles et une grande quantité d’eau. C’est loin d’être idéal ! Une bonne manière de contrer ce phénomène est de recycler nos appareils. Cependant, 75% des déchets électroniques échappent aux filières de recyclage, car ils sont exportés illégalement en Inde et au Ghana notamment[1].

Deuxièmement, les data centers consomment beaucoup d’énergie. Le réseau internet nécessite de nombreux équipements pour stocker les serveurs, les sites Web ou encore les plateformes de streaming. Pour cela, il faut l’alimenter en électricité et avec les énergies fossiles. Entre 2010 et 2018, leur consommation énergétique est passée de 59,3TWh par an à 76,8TW par an[2].

Comment allier meilleur contenu SEO et écologie ?

Premièrement, le fait d’encourager les rédacteur·ices à produire moins pour gagner plus est une bonne solution, qui leur permettrait de se démarquer. En travaillant sur des requêtes utiles, on doit accepter de se positionner sur moins de sujets, mais répondre à des recherches plus pertinentes. Cela revient à réduire la charge de travail éditorial afin de limiter le bilan carbone, en allégeant les serveurs. Il faut identifier un besoin fort des internautes pour y répondre le mieux possible.

Deuxièmement on peut améliorer la lisibilité d’un site internet en consacrant un seul sujet à une page. De plus, l’utilisation de polices trop variées sur une page web augmente son temps de chargement et l’alourdit. Plus l’internaute trouve le sujet rapidement, moins il navigue sur le site : ça lui donne envie de rester !

Enfin, réduire le poids des pages est essentiel pour limiter la consommation de données, et donc d’énergie des datacenters. En effet, restreindre les médias rend le site plus rapide, ce qui le privilégie aux yeux des algorithmes de Google. Par exemple, on peut choisir des images pesant moins de 200 kilo octets.

Le slow content est l’art de produire du contenu pertinent qui pollue moins, tout en satisfaisant les internautes. Aujourd’hui on sait que le réseau internet est énergivore. Il faut poser des limites. Il existe plusieurs moyens de concilier efficacité et écologie, pourquoi ne pas vous y mettre ?

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Présentation de l’auteure

Je m’appelle Valentine BRARD et je me forme actuellement à la rédaction Web. Je propose cet article sur un sujet qui m’interpelle, afin de constituer un portfolio.

 LInkedin

Action, rédaction ! – blog de rédaction web

Sources

Articles

LAVAL, Lucie. « Slow Content : comment limiter votre impact environnemental avec une stratégie de contenus SEO plus qualitative ?” Contentactic.com 25 juillet 2022 Web 5 septembre 2022

BALLET, Cécile. “Qu’est-ce que le slow content et comment l’adopter ?” Swello.com  21 juillet 2022 Web 5 septembre 2022

“La pollution numérique, qu’est-ce que c’est ?” Greenpeace.fr

Léa, “SEO et écologie web : ça matche ?” almaka.fr 29 décembre 2020 Web 5 septembre 2022

Sana, “Datacenters et consommation d’énergie : au cœur de nos priorités” Euclyde.com 04 octobre 2021 Web 20 septembre 2022


[1]rapport de l’ONU (2013)

[2]rapport de la Commission Européenne (2020)