+50 chiffres sur le e-commerce à connaitre en France en 2022

Les longs confinements successifs ont empêché les Français de faire leurs achats dans des magasins physiques, autant en raison de leurs fermetures, les restrictions des déplacements et les couvre-feux. Au cours de cette période, jusqu’au 1er trimestre 2021, le e-commerce a connu une forte croissance, générant un peu moins de 500 millions d’euros. Bien que moins important qu’en 2021, son évolution continue en 2022…

En 2022, à la fin des trois premiers mois, on note une croissance de plus de 11,5 %, ce qui équivaut à 32,5 milliards d’euros de transaction. La principale évolution concerne la reprise des ventes de services qui a augmenté de 43 % en comparaison avec la situation qui prévalait au 1er trimestre de l’année précédente, alors que la vente de produits a baissé de 12 % par rapport à 2021.

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Reprise des voyages pour les Français

Au sortir du confinement, les consommateurs ont eu besoin de reprendre le cours de leur vie, de s’amuser, de changer d’air. C’est pourquoi les secteurs du transport, des loisirs et du tourisme constituent les postes les plus importants.

D’après le Webloyalty Panel, les Français ont été nombreux à partir en vacances après que les restrictions sanitaires aient été levées. Réserver un voyage ou un hôtel en ligne est devenu une pratique courante, de même que celle de choisir ses loisirs sur internet. Il en résulte une évolution de +108 % par rapport à la période comprise entre février et mai, en 2021.

Toujours dans cette catégorie, les avancées ont été plus fortes au mois mars et avril, avec +153 % de ventes de services venant en complément de la vente des billets et des réservations de chambres d’hôtel. Pour les opérateurs de secteur touristique, 2022 n’a pas encore retrouvé son rythme de croisière de 2019, avant la crise sanitaire. Cette situation est aussi le résultat de la baisse du pouvoir d’achat causé par l’inflation, provoquée en partie par le conflit russo-ukrainien qui n’a pas impacté uniquement la France, ainsi que toute l’économie mondiale.

D’après l’INSEE, au mois de mai, elle a atteint un peu plus de 5 %, ce qui pousse les consommateurs à beaucoup plus contrôler leurs achats, en priorisant les produits de première nécessité.

Augmentation de la création des sites e-commerçants

Dans un contexte où les consommateurs ont pris l’habitude de faire leur shopping en ligne depuis chez eux, les e-commerçants ont décidé de surfer sur la tendance. Durant les confinements successifs, la création de sites e-commerçants a connu une hausse exponentielle de 11 %.

Au premier trimestre 2022, environ 197 000 sites de vente en ligne ont été recensés. Cette accélération est encore assez en deçà de celle de 2019, mais l’écart diminue progressivement. Il n’en demeure pas moins que les magasins physiques, qui ont mis en place un site e-commerce durant le confinement, ont continué leurs activités en ligne, même après la levée des restrictions sanitaires.

Les nouveaux sites résultent, quant à eux, des habitudes que les consommateurs ont adoptées lorsqu’ils n’avaient pas la possibilité de sortir de chez eux. Les magasins physiques qui disposent d’un site e-commerce ont ainsi l’avantage de séduire beaucoup plus les consommateurs qui sont alors plus enclins à acheter. Cela a pour effet d’en accroître le chiffre d’affaires d’environ 14 %, l’une des raisons pour laquelle les marketeurs privilégient les stratégies multicanales pour optimiser les performances de leurs enseignes.

Hausse de l’utilisation du mobile

Le développement des tendances e-commerce qui s’est intensifié ces dernières années est en constante progression. Au cours de cette année 2022, ce processus continuera à être positif. Selon la projection, le nombre d’internautes qui feront leurs achats en ligne continuera sa hausse. Les Millenials, beaucoup plus connectés et qui privilégient la mobilité, sont principalement concernés.

La mobilité fait partie des changements majeurs constatés en 2022. L’utilisation du mobile s’est répandue comme une trainée de poudre. Plus de 62 % des personnes de 25 à 35 ans s’en servent pour leur achat en ligne de manière récurrente.

Les réseaux sociaux, un incontournable pour 2022

Les jeunes constituent un creuset de clients potentiels non négligeable, les réseaux sociaux étant leur outil de communication de prédilection. TikTok, Facebook, Instagram ou YouTube, sont autant de tremplins pour les sites e-commerces, qui peuvent y publier leurs publicités, proposer leurs produits sur leurs pages commerciales ou sur les marketplaces.

L’alimentation, un secteur porteur

Les mois de confinement ont également poussé les internautes à passer régulièrement commande pour des produits alimentaires. Il peut s’agir de plats de grandes enseignes de la restauration, mais aussi des ingrédients nécessaires à la préparation des repas quotidiens.

Selon Médiamétrie, 60 % des consommateurs, composés en grande partie d’actifs ayant entre 25 et 50 ans, ont effectué une commande de produit alimentaire en ligne, soit auprès d’une enseigne de grande distribution pour plus de 41 % de personnes, soit des sites pure players ou des sites spécialisés. Environ 17 % se rendent sur les applications anti-gaspillages pour leurs achats.

L’ère du Buy Now, Pay Later

Le concept « Buy Now, Pay Later » (BNPL) a pris de l’ampleur durant la pandémie de Covid-19, avec l’augmentation des achats en ligne. Cette solution de paiement suscite l’intérêt des consommateurs en quête de moyens pour mieux gérer leur budget.

Selon la Banque de France, elle génère près de 5 milliards d’euros annuels. En France, la FEVAD compte environ 15 % de sites marchands proposant ce mode de paiement, tandis que 31 % des Français y ont déjà fait appel en 2021. À noter que le BNPL s’apparente aux facilités de paiement mises en place par certains magasins. La différence réside dans la durée de remboursement, sans intérêt, qui n’excède pas 15 jours. L’utilisation de cette pratique présente cependant un risque à ne pas négliger, celui du surendettement qui peut survenir chez les personnes ayant déjà contracté d’autres prêts.

Hausse du panier moyen

Durant la pandémie, les internautes consomment plus. Ils effectuent beaucoup plus d’achats en ligne et dépensent plus, avec un panier moyen d’environ 62 €.

Les achats en fin de soirée

Les consommateurs effectuent généralement leurs achats en fin d’après-midi et en début de soirée, soit de 15 à 19 h, heures auxquelles ils ont beaucoup plus de temps pour se poser et pour se concentrer sur les publications des e-commerçants. Ils sont ainsi plus enclins à passer commande.

Diversification des modes de livraison

Lorsque les internautes effectuent des achats en ligne, ils disposent de plusieurs options pour recevoir leurs commandes. En 2020, 41 % d’entre eux ont choisi la récupération en points relais ou le click and collect. Cette solution est généralement utilisée par les magasins physiques qui mettent un site web à la disposition de leurs clients.

Outre le fait de générer du flux sur le site, il s’agit également d’un moyen pour inciter ces derniers à se rendre en boutiques et à acheter des produits ou des services qui n’étaient pas forcément disponibles en ligne. La livraison drive est aussi une option fortement utilisée puisque plus de 70 % des personnes ayant passé commande l’ont choisi.

Environnement et éthique au cœur des préoccupations

Les consommateurs français ont, depuis quelques années, pris la mesure des enjeux environnementaux lors de leurs achats. C’est le cas de 53 % d’entre eux. C’est dans ce contexte, très actuel que les e-commerçants adaptent leurs stratégies de vente pour qu’elles soient plus proches des attentes de leurs clients. L’objectif est de réduire au maximum l’empreinte environnementale de l’e-commerce.

Le 34e congrès AEOC, qui s’est déroulé à Bilbao, s’est concentré sur cet enjeu majeur. Il est apparu au cours de cette rencontre des différents acteurs du secteur que parmi les éléments ayant le plus d’impact on retrouve les emballages. Ceux-ci sont évidemment incontournables pour les livraisons, mais ils sont pour la plupart très polluants.

Afin de réduire leurs impacts d’environ 14 %, les remplacer par des emballages écologiques et recyclables est devenu un impératif. Les cybercommerçants prennent aussi conscience du fait que leurs clients sont de plus en plus nombreux à regarder de plus près les étiquettes des produits qu’ils achètent, mais aussi des conditions dans lesquelles ils ont été fabriqués, des différentes étapes jusqu’à ce qu’ils se retrouvent entre leurs mains.