Le syndrome de l’imposteur touche beaucoup d’entrepreneurs, si ce n’est la quasi-totalité. Il nous fait douter de nos choix, de nos compétences, et de nous-mêmes de façon générale. Il mine notre confiance et nous freine dans l’atteinte de nos objectifs…

Ce syndrome se révèle sous différentes formes :

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  • On ne se sent pas assez légitime ou diplômé ;
  • On travaille beaucoup et on culpabilise dès qu’on fait une pause ;
  • On accorde toutes nos réussites à la chance ;
  • On attend que tout soit parfait avant d’agir ;
  • On a peur de ne pas être à la hauteur de nos objectifs.

Comment vaincre ce syndrome et agir avec assurance ? En développant une véritable confiance en soi. En lui montrant que c’est vous qui décidez et que vous n’êtes pas devenu entrepreneur pour trier les lentilles. Pas de panique, je vais vous y aider.

Dans les prochaines lignes, je vous montre la méthode que j’ai mise en place pour oser me mettre en avant et m’exprimer. Le but de cette méthode est simple. Réussir à passer de l’inaction à l’action. Du « je ne peux pas » à « je me fais confiance et je m’autorise ». Comment ? En vous créant une base de ressources solides sur laquelle vous appuyer dans les moments de doute. On y va ?

Étape 1 : Ayez des objectifs qui font sens pour vous

Beaucoup d’entrepreneurs définissent des objectifs qui ne sont pas les leurs. Et quand on regarde la tendance actuelle, on peut les comprendre. Des livres de développement personnel qui nous rabâchent que nous devons voir grand. Des publicités Facebook qui nous promettent de devenir millionnaire en six mois.

On finit par se dire que ces standards sont une moyenne et que si on ne les atteint pas, on est un loser. On quitte le salariat pour s’enlever une pression sociale et surprise ! On la retrouve dans l’entrepreneuriat.

Ces standards qui sortent de nulle part nous diminuent et nous frustrent. On se fixe des objectifs inatteignables, on développe une vision court-termiste du business, et surtout, on associe notre valeur humaine directement à nos revenus.

C’est précisément ce que j’ai fait quand je me suis lancé. J’avais rejoint un programme dans lequel le mot d’ordre était : « il faut que vous gagniez au moins dix-mille euros par mois ». C’était en quelque sorte le critère de réussite pour les formateurs. Comme si tous leurs clients pouvaient avoir le même objectif. Et vous savez quoi ? Je ne les ai pas atteints. À ce moment-là, je n’avais encore jamais vendu et je ne me sentais pas capable de gagner autant. Je me suis mis à stresser et j’ai fini par ne plus agir par peur de ne pas y arriver.

C’est normal de vouloir gagner plus pour développer son business et améliorer sa qualité de vie. Mais soyez réaliste sur le timing de vos objectifs et l’énergie que cela demande pour les atteindre. Vous voulez avancer ? Alors, ne vous comparez plus et déterminez vos propres objectifs.

Voici les deux étapes à suivre pour définir vos objectifs :

  • Connaître la valeur qui se cache derrière un objectif

Imaginons que vous vouliez gagner dix-mille euros par mois. Pour atteindre cet objectif, vous devez impérativement savoir en quoi c’est important pour vous. Voyager en famille ? Séjourner dans les plus beaux palaces ? Acheter une berline de luxe ? Investir dans une cause qui vous est chère ? Peu importe la raison, du moment qu’elle vous appartient.

Voilà les étapes à suivre pour vous y aider

  1. Définissez votre objectif (social, sportif, financier, etc.) ;
  2. Questionnez-vous : En quoi c’est important pour moi ?
  3. Répondez, puis recommencez jusqu’à obtenir toujours la même réponse.

Partons du principe que la valeur qui ressort est la liberté. Qu’est-ce que la liberté pour vous ? Vivre dans le luxe ? Partir élever des chèvres dans le Larzac ? C’est à vous de décider.

Connaître la valeur qui se cache derrière vos objectifs ainsi que la signification qu’elle a pour vous est primordial. C’est ce qui vous poussera à vous lever tous les matins et à persévérer même dans les périodes difficiles.

  • Trouver le croisement entre réaliste et ambitieux

Quand on ne croit pas vraiment en nos capacités, fixer de grands objectifs peut devenir anxiogène et nous paralyser. Vos objectifs doivent être cohérents avec votre niveau de croyance actuel. On n’apprend pas à courir avant de savoir marcher.

Voici deux questions à vous poser après avoir défini un objectif :

  1. Suis-je intimement convaincu de pouvoir atteindre cet objectif ?
  2. Est-ce que je me sentirai fier si je l’atteinds ?

Le but pour le moment n’est pas d’exploser vos plafonds de verre. Simplement de vous autoriser à passer à l’action pour vous prouver à vous-même que vous êtes capable. Vous augmenterez ainsi votre niveau de confiance et pourrez vous fixer des objectifs plus élevés. Ne minimisez pas vos actions et partez du principe que « un vaut mieux que zéro ». Chaque action aussi petite soit-elle aura un impact considérable sur la durée.

Étape 2 : Trouvez vos personnes ressources

Quand prendre des décisions est un challenge, s’entourer de personnes de confiance est essentiel. Elles vous donneront l’assurance dont vous avez besoin pour dépasser vos doutes et agir. Voici les deux critères à respecter pour que cela soit efficace :

Rechercher l’avis constructif et non la validation extérieure

La validation extérieure rassure, mais nous empêche de progresser. Quand on ne cherche que le réconfort, on a tendance à se tourner vers nos proches. Le problème, c’est qu’ils ne sont pas les mieux placés pour nous donner un avis pertinent ou un conseil avisé. Soit parce qu’ils ne connaissent pas notre activité, soit parce que dans certains cas, ils ont peur pour nous.

Un jour, j’ai demandé à mon père daltonien ce qu’il pensait de ma charte graphique. Pourquoi j’en arrivais à une situation aussi absurde ? Parce que ce n’est pas sa réponse qui m’intéressait. J’avais juste besoin d’une validation pour me sentir rassuré.

Pour utiliser le besoin de validation à votre avantage, tournez-vous vers des personnes du même niveau, voire plus avancées que vous. Des personnes qui auront la capacité de vous faire prendre du recul et voir les choses sous un nouvel angle. Vous aurez alors un avis pertinent en plus d’une validation extérieure.

Voilà comment procéder :

  • Listez chaque sujet sur lesquelles vous doutez actuellement pour prendre une décision et agir ;
  • Listez 3 proches ou « mentors » sur les réseaux sociaux qui pourraient vous aider à trouver une réponse et sauter le pas.

Vous avez maintenant un panel de personnes ressources pour vous soutenir dans les moments de peur, de doutes et d’hésitation. Mais il vous reste une étape non négligeable.

Éliminer les doutes avec la méthode des « un partout »

Quand prendre une décision est un calvaire, il est essentiel de limiter l’information au maximum. Pourquoi ? Pour ne pas alimenter nos doutes et s’empêcher d’agir. Je m’explique.

Pensez à deux experts en qui vous avez entièrement confiance dans un domaine. Imaginez maintenant qu’ils aient un avis totalement opposé sur un sujet, et que vous comptiez sur eux pour prendre une décision dans votre business. Si les deux ont de très bons arguments, faire un choix vous paraitra insurmontable et vous reviendrez à votre point de départ. Vous devez donc limiter vos sources d’information.

Voilà à quoi ressemble la liste des personnes que je suis actuellement : deux coachs de vie (les deux David), un expert en Personal Branding, un coach Instagram, un expert marketing. C’est tout !

Reprenez la liste de vos personnes ressources et n’en gardez qu’une seule par thématique. Voici deux critères pour vous aider à choisir :

  • La Confiance

La confiance repose sur l’expertise. Si c’est une personne que vous suivez sur les réseaux, posez-vous les questions : Quelle valeur ajoutée apporte-t-elle dans son contenu ? A-t-elle des témoignages clients ? M’a-t-elle l’air sympathique ?

Si c’est un proche, demandez-vous : en quoi pourrait-il m’aider ou m’apporter une réponse pertinente sur ce sujet ?

  • La Préférence

La préférence se joue sur le feeling avec un proche, et sur la personnalité si c’est une personne sur les réseaux.

Vous avez maintenant un cercle de personnes solides prêtes à vous orienter et répondre à vos questions. Le but n’est pas de vous rendre dépendant, mais de vous permettre de passer à l’action pour gagner en confiance et vous détacher au fur et à mesure du besoin de validation.

Étape 3 : Utilisez vos atouts personnels

Vous allez maintenant définir les ressources qui vous aideront à développer chaque jour votre niveau de confiance.

Cultivez vos victoires

Prenez une feuille et un stylo et notez dix choses que vous avez accomplies et dont vous êtes fier sur :

  1. Le plan personnel : performance sportive, nutrition, permis de conduire, etc. ;
  2. Le plan professionnel : diplôme, reconversion, obtention d’un poste, etc. ;
  3. Le plan social : relation de couple, dépasser la peur d’aborder, etc.

Ne vous limitez pas, il n’y a pas de grandes ou de petites victoires. Relisez cette liste chaque jour pour vous souvenir de ce dont vous êtes capable.

Choisissez vos croyances

Trouvez une croyance qui vous limite actuellement. Par exemple, « mon article n’est pas assez parfait, je ne peux pas le publier ». Puis transformez-là en croyance aidante. Par exemple, « je m’autorise à publier des posts imparfaits ».

Votre nouvelle croyance doit vous parler et raisonner quand vous la prononcez. Relisez-la matin et soir pour l’ancrer dans votre inconscient et oublier l’ancienne.

Si vous êtes peu indulgents envers vous-même et avez du mal à lâcher prise, essayez les phrases commençant par « J’accepte » ou « Je m’autorise ». C’est celles que j’ai privilégiées et croyez-moi, elles font des miracles.

Rationalisez vos peurs

Projeter une image pessimiste de notre futur en se basant sur les échecs de notre passé. Voilà ce qu’il se passe quand on a peur. On se fait des films, on imagine le pire scénario, et nous voilà bloqués.

Le meilleur moyen de diminuer votre peur est de la mettre sur papier :

  1. Écrivez en détail ce qui vous empêche d’agir ;
  2. Notez la pire chose qui pourrait arriver si vous mettiez en place cette action ;
  3. Ajoutez les bénéfices qu’elle pourrait vous apporter.

Poser vos peurs sur papier vous aidera à les rationaliser et à vous rendre compte que la plupart du temps, vous ne risquez rien.

Voilà donc la méthode que j’ai mise en place pour développer ma confiance et oser m’exposer sur les réseaux en seulement trois semaines. Gardez en tête que vous n’êtes pas seul et que ce syndrome touche la majorité des entrepreneurs. Évitez de vous mettre la pression et soyez patient. Voyez cela comme un challenge et une étape essentielle à votre développement.

A propos de l’auteur

Kevin Pitout : Coach pour entrepreneurs. J’accompagne les coachs de vie qui se lancent dans l’entrepreneuriat à trouver leurs premiers clients en les aidant à clarifier leur stratégie (consulting) et à développer leur confiance en eux (coaching).

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