Quels KPI suivre pour que votre SEO local roule ?

Entre SEO local et KPI, les acronymes ne manquent pas dans ce début d’article. C’est exactement ce qu’il faut pour effrayer tout néophyte du référencement internet, n’est-ce pas ? C’est un peu comme de devoir changer les vitesses sur un vélo de course quand on n’a pas encore acquis la stabilité sans les petites roues…

Rassurez-vous : je n’aime pas faire peur aux gens. Nous allons voir concrètement, ensemble, ce que tout cela signifie et, surtout, ce que vous pouvez faire pour mieux vous faire connaître (et pour votre propre information : je roule presque toujours à la même vitesse sur mon vélo… par contre, je m’améliore chaque jour en SEO).

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Votre site internet, sur WordPress ou autres, sera mieux connu avec un référencement local qui roule.

Qu’est-ce que le SEO local ?

Le SEO, vous le savez peut-être déjà, c’est tout ce qui constitue votre référencement naturel. Ce qui inclut autant la vitesse de chargement de votre site que les contenus que vous y intégrez et comment vous les présentez. C’est un peu le cadre de votre vélo, son apparence… et la manière dont vous allez l’améliorer.

En référencement, tout commence souvent par une recherche Google…

Un bon SEO local, c’est ce qui vous permettra d’apparaître dans les premiers résultats sur une carte de Google Maps, par exemple. Or, la plupart des internautes se contenteront de regarder ceux-là, sauf s’ils ne sont vraiment pas pertinents pour eux. C’est aussi important que n’importe quel autre positionnement dans les listes de ce moteur de recherches (et la bataille entre SEO et SEA n’a pas encore fini dans ce domaine).

Pourquoi le SEO local est-il important ?

Aujourd’hui, nombre de smartphones, et même d’ordinateurs, sont géolocalisés. Spontanément, si vous vous contentez de taper « coiffeur » dans Google, il va vous indiquer ceux qui sont près de chez vous.

Par ailleurs, même si nous vivons à l’ère de la mondialisation, les clients auront toujours une petite préférence pour la consommation de services locaux. Entre un créateur de site web dans leur ville et un autre situé de l’autre côté de la France, pour un service équivalent, ils favoriseront le premier.

C’est aussi ce qui vous permet de jouer autrement avec la concurrence : car oui, vous pouvez travailler avec toute la France. Mais vous aurez moins de concurrents sur un terrain plus restreint. Et, coussin sur la selle de votre vélo : l’un n’empêche pas l’autre !

Le SEO local, c’est ce qui transforme un vélo de base en tout terrain pour aller encore plus loin.

Qu’est-ce qu’un KPI ?

Parlons directement au pluriel : dans la plupart des cas, vous ne suivrez pas un seul KPI, mais plusieurs. Et non, il ne s’agit pas des dernières séries à la mode (sauf pour les marketeurs). Les KPI (soit Key Performance Indicator ou Indicateur-Clé de Performance (ICP) pour ceux qui parlent français) indiquent si les efforts effectués sur le SEO sont efficaces.

C’est un peu comme un outil de statistiques. Au départ, vous allez recenser le nombre d’internautes visitant le site, le taux de conversion, le nombre de liens entrants, le nombre de like, la quantité de partages sur les réseaux sociaux, le taux de rebond, la vitesse de chargement des pages, le positionnement… Cette liste peut être sans fin !

Et justement, la bonne pratique, c’est de définir quels KPI sont utiles pour vous… et comment vous pouvez les améliorer encore. Inutile d’installer des phares partout sur votre vélo si vous ne roulez jamais de nuit ou par temps humide, n’est-ce pas ?

Si vous vous mettez trop la pression avec un nombre infini de KPI, vous risquez surtout d’abandonner vos efforts en cours de route.

Comment améliorer son SEO local ?

La chose la plus importante par laquelle commencer, c’est de créer une fiche Google My Business. C’est indispensable pour toute entreprise. Si vous ne l’avez pas déjà fait, effectuez cette opération dès la fin de la lecture de cet article. Et si vous l’avez déjà fait : complétez-la ! Car une fiche mal gérée ne vous sera pas utile.

  • Tout commence par la localisation. Vous vous rappelez de ce qui a été dit plus haut : travailler le très local et ce qui l’est moins ? Donc, vous indiquez votre adresse physique. Et, dans zone desservie, vous mettez : toute la France ! Ou le monde entier, voire l’univers si vous avez des envies de voyage très très lointain. Ce qui vous permet d’apparaître sur des cartes très différentes ;
  • Remplissez aussi le maximum de champs : horaires d’ouverture, catégories… Plus votre fiche est complète, plus Google aura envie de la mettre en avant. Et on a tous envie de plaire à Google, n’est-ce pas ?
  • Sollicitez des avis clients (et répondez-y). Vous obtiendrez ainsi cette fameuse preuve sociale qui rassurera vos futurs clients (et qui prouvera une fois de plus au moteur de recherches que vous tenez la route) ;
  • Pensez d’ailleurs à ajouter régulièrement de la nouveauté, afin de faire vivre votre fiche Google My Business presque autant que votre site internet ;
  • Et n’oubliez pas que Google prendra en compte le taux de pertinence de ces informations avec d’autres indicateurs : votre présence sur des portails locaux ou l’indication de vos coordonnées et horaires sur votre site sont tout aussi importantes ;
  • Pensez enfin à intégrer sur votre site de contenu permettant, le cas échéant, d’accentuer la localisation (un article sur le déménagement en Bretagne, par exemple).
Un bon référencement local vous permet de rouler jusqu’à l’infini… et au-delà !

Quels KPI suivre pour le référencement local ?

Les KPI vous permettront de vérifier si vos efforts en termes de SEO local portent leurs fruits.

Inutile de chercher à analyser trop de chiffres, contentez-vous de ceux qui sont utiles pour vous.
  • Vous pouvez commencer par les Statistiques de Google My Business, qui indiquent l’affichage de votre entreprise, s’il s’agit de recherche directe ou de découverte, si elle a été repérée via une recherche Google ou dans Maps, quelles ont été les actions effectuées (visites du site, appel, envoi d’un message). Votre but étant bien évidemment que ces indicateurs augmentent ! Inutile d’avoir un vélo s’il prend la poussière dans le garage… ;
  • Un autre KPI à suivre dans ce contexte est le nombre d’avis qui sont laissés sur votre entreprise. N’hésitez pas à en demander à vos clients afin d’améliorer leur quantité ;
  • Intéressez-vous également à la performance des pages de destination. Si la page indiquée sur votre Google My Business enregistre un taux de rebond trop important, vous devriez peut-être prévoir de la modifier ou de la remplacer par une landing page ;
  • Le cas échéant, vous pouvez analyser la provenance de vos visites (si les internautes viennent surtout du Japon alors que vous tenez une boucherie en Auvergne, vous ne touchez peut-être pas votre public cible idéal).

Que devez-vous faire maintenant ? Vous lancer. Fixez-vous des objectifs : obtenir trois avis, augmenter de 10 % votre taux d’affichage… Car il ne suffit pas de suivre les KPI : ce sont des indicateurs, à vous de les transformer.