E-commerce - Comment concilier digital et écologie ? - 31 mai 2019

Comment concilier digital et écologie ?

Comment concilier digital et écologie ?
Thibault Roques Consultant Marketing Digital Freelance @ Epifyt

Avec les problématiques de réchauffement climatique et de disparition de la biodiversité que nous rencontrons depuis plusieurs années maintenant, de plus en plus d’entreprises et de particuliers se mobilisent pour réduire leurs impacts environnementaux et favoriser les initiatives éco-responsables…

On ne s’en rend pas forcément compte, mais l’usage que nous avons de tous les outils numériques (Internet, nouvelles technologies…) a malheureusement des effets néfastes sur la planète. Alors, comment faire pour limiter au maximum cet impact ? Quelles alternatives existent ?

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En chiffres

10% à 15% de l’électricité mondiale. C’est ce que consomme le numérique aujourd’hui et la tendance est à la hausse chaque année. C’est l’énergie que nous consommons pour alimenter nos datacenters, stocker nos données, fabriquer nos smartphones…

Si Internet était un pays, il serait, derrière la Chine et les USA, le 3ème plus gros consommateur d’électricité au monde.

Mais ce n’est pas le seul chiffre à donner le tournis :

  • Plus de 10 milliards d’emails s’échangent chaque heure dans le monde ;
  • Le cycle de vie d’un email émet environ 19g de CO2, l’équivalent d’une ampoule restant allumée pendant 1h ;
  • Plus de 140 millions de requêtes Google sont effectuées chaque heure dans le monde soit l’équivalent de 1000 allers-retours Paris-New York en termes de CO2 émis ;
  • Un datacenter consomme en moyenne autant qu’une ville de 50 000 habitants et entre 40 et 55% de l’énergie qu’il utilise est destinée à le refroidir.

A l’heure du tout numérique et sans pour autant faire machine arrière, il est temps de réfléchir à une autre façon d’utiliser les outils numériques pour préserver l’environnement. Mais alors, comment faire ?

Quelles solutions pour un usage du numérique plus respectueux de l’environnement ?

Faire confiance à des entreprises qui sont soucieuses de leurs impacts sur l’environnement et qui compensent leurs émissions de gaz à effet de serre

Vous avez un site internet ou devez en créer un pour votre activité ? Tournez-vous vers un prestataire web éco-responsable qui prône l’écoconception web, l’utilisation d’hébergeurs verts comme Infomaniak par exemple ou encore qui compensent leurs émissions carbone en investissant dans des projets en faveur de l’environnement.

Changer ses habitudes de navigation sur le web

Une recherche sur Google consommant ainsi près de 7g de CO2, vous pouvez limiter le nombre de recherches que vous effectuez en formulant précisément vos requêtes.

Enregistrez vos sites habituels en favoris pour y accéder directement et sans effectuer une recherche inutile.

Vous pouvez aussi utiliser des moteurs de recherche comme Ecosia ou Lilo qui plantent des arbres ou participent financièrement à des projets sociaux et environnementaux grâce à vos recherches.

Stocker différemment ses données

Essayez de stocker le maximum de données localement (disque dur externe par ex) ou à défaut en ligne, chez un prestataire Cloud qui compense ses émissions de CO2.

Concernant vos emails :

  • Limitez l’envoi d’emails et la taille des pièces jointes en les compressant au maximum ;
  • Faites un nettoyage régulièrement de vos boîtes : 1 email stocké pendant 1 an génère 10g de CO2 ;
  • Désabonnez-vous des newsletters que vous ne lisez plus.

Utiliser ses équipements de façon responsable

Essayez de faire durer le plus longtemps possible vos ordinateurs, téléphones, tablettes… et quand il est temps d’en changer, privilégiez l’achat de produits reconditionnés (Back Market par exemple).

Éteignez vos appareils quand vous ne les utilisez pas et configurez-les en mode économie d’énergie.

Conclusion

Même s’il est difficile de repenser nos modes de fonctionnement et de consommation actuels vis-à-vis des outils du numérique, il est nécessaire de le faire et chacun de nous, à son échelle, peut agir pour préserver notre planète.

Sources : ADEME, France 5, Clicking Clean