Best Of - L’intérêt d’un score de lisibilité pour vos articles - 7 février 2014

L’intérêt d’un score de lisibilité pour vos articles

Ecrire des articles d’excellente qualité n’a jamais été aussi important. Un contenu pertinent est une chose. Un contenu adapté aux lecteurs, tout particulièrement dans le langage utilisé, en est une autre. C’est la raison pour laquelle, lorsque nous écrivons pour le web, nous avons à coeur de soigner la tonalité, et surtout la forme. Car après tout, la lecture sur écran n’est pas la même que sur papier…

On s’accordera sur les quelques bonnes pratiques suivantes, largement usitées.

  • Un texte aéré, avec des paragraphes qui n’excèdent pas 6 lignes et un espace suffisant entre chaque ligne ;
  • Privilégier des phrases courtes et des mots simples ou courts ;
  • Utiliser un langage que le lecteur comprend, avec son jargon si besoin.

Jusque-là, rien de neuf sous le soleil direz-vous.

Le score de lisibilité Flesch

draper-readability-chartOutre-atlantique, il existe une matrice qui détermine la facilité de lecture d’un texte. Fort pratique pour la rédaction web. Développé par Rudolf Flesh, un consultant en lisibilité et docteur en anglais, le score de lisibilité est fondé sur des principes de psychologie.

Lorsque l’on lit, les yeux et l’esprit se concentrent sur une succession d’étapes sur la page. Chaque fois que cela arrive, l’esprit forme un jugement provisoire de ce que les mots veulent dire jusqu’à ce point. Seulement lorsque l’on arrive à une ponctuation (virgule, point, saut de paragraphe, etc), l’esprit s’arrête pour une fraction de seconde, accumule les idées, et interprète le sens final de la phrase ou du paragraphe. Plus la phrase est longue, plus le lecteur est tenu en haleine jusqu’à l’interprétation finale de ce que le mots signifient. Cela signifie plus de travail mental pour le lecteur. 

La formule Flesh compte les mots et les syllabes pour mesurer l’effort mental requis à la comprehension du texte. A titre d’exemple, une publicité grand public aurait un score de 82 alors que les termes d’une police d’assurance récolterait un score de 10, sur une échelle de 0 à 100.

Je me suis bien évidemment prêté à l’exercice pour cet article, qui a été maintes fois retravaillés pour améliorer le score de lisibilité. Dans sa version finale, l’article obtient un score de 49,7.

Une fonctionnalité dans le progiciel Word de Microsoft (dans la version anglo-saxone) permet justement de déterminer la lisibilité du texte en utilisant cette matrice. Sinon, le site readability-score.com fait très bien notre affaire.

L’intérêt d’un tel outil est de pouvoir mesurer la lisibilité d’un texte. Même si ce schéma ne s’adapte pas forcement à la langue de Molière, l’anglais ayant une structure différente, on pourrait imaginer utiliser ce modèle avec une pondération qui prendrait en compte notre langue.

Vous qui écrivez sur le web, que pensez-vous d’un tel outil ?

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