Email Marketing — 14 décembre 2015 — 5 commentaires
Comment éviter de finir en spam quand on envoie sa newsletter ?

Souvent cité comme une référence en la matière, MyLittle Paris adresse ses newsletters toutes les semaines avec un taux d’ouverture qui dépasse les 50 % : un taux à faire saliver bon nombre de responsables marketing…

Pourquoi une telle réussite ? Tout simplement parce que le contenu proposé chaque semaine est attendu, lu, cliqué et même partagé par les destinataires de cette newsletter. En un mot, cet email, reçu de façon hebdomadaire, présente un intérêt fort pour la plupart de ses abonnés.

C’est exactement ce que tente d’évaluer les algorithmes anti-spam des services de messagerie (Gmail, Hotmail, Yahoo, etc.) ou fournisseurs d’accès à internet (FAI : Orange, Free). Leur objectif est de remonter en boîte de réception (INBOX) ce qui intéresse leurs utilisateurs et d’exclure les autres emails en courrier indésirable (SPAM).

Aucun service de messagerie n’indique précisément la liste des emails déposés en inbox et la liste de ceux délivrés en spam. De plus, chaque algorithme dispose de ses propres règles. Ainsi, pour un même envoi, vous pourrez très bien vous retrouver massivement en spam chez Hotmail, mais en boîte de réception chez Gmail. De même, deux utilisateurs Gmail n’auront pas nécessairement les mêmes traitements selon les interactions antérieures qu’ils ont pu avoir avec l’expéditeur. Si un destinataire n’ouvre jamais votre newsletter, son FAI risque fortement de vous placer un beau jour dans son courrier indésirable, et ce, quand bien même vous seriez un expéditeur de qualité.

Chez SendinBlue, nous proposons dans nos rapports d’envoi une analyse des statistiques (taux de délivrabilité, taux d’ouverture, taux de clics, etc.) par service de messagerie. Cela permet ainsi à nos utilisateurs d’identifier d’éventuels problèmes chez certains FAI.

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Ici, on peut voir que les taux d’ouverture sont équivalents chez Gmail, Hotmail, Yahoo, etc. et supérieurs à 10 %. Ceci signifie que la campagne est arrivée en inbox chez tous les domaines.

Nouvel article : 5 services d’email marketing en français

5 solutions / logiciels d’emailing marketing en françaisSi chez Webmarketing & co’m, on adore Mailchimp, certains sont rebutés par l’interface entièrement en anglais. Et il faut bien l’avouer, tout le monde n’est malheureusement pas à l’aise avec la langue de Shakespeare. C’est pourquoi nous avons sélectionné 5 services et logiciels emailing avec une interface entièrement en français. De quoi booster votre stratégie d’email marketing sans avoir besoin de Google Translate a portée de mains.

A découvrir ici : 5 services d’email marketing en français.

La réputation comme critère de sélection

Il existe un certain nombre d’éléments techniques ainsi que des éléments « marketing » à bien comprendre pour améliorer sa délivrabilité en inbox. Les algorithmes anti-spam sont un peu à l’image des physionomistes de boîte de nuit : ce sont eux qui vont décider ou non de vous faire rentrer dans la boîte… de réception de vos contacts. Et comme c’est souvent le cas dans ces établissements, ils vont privilégier une clientèle d’habitués qu’ils connaissent et, à l’inverse, appréhender avec prudence, voire méfiance les nouveaux visiteurs. Votre réputation d’expéditeur est donc fondamentale. Il faut l’entretenir et éviter de déclencher tout ce qui pourrait y nuire à chacun de vos envois massifs.

La réputation d’un expéditeur tient tout d’abord à un certain nombre d’éléments techniques :

L’adresse IP comme pièce d’identité

Chaque campagne est envoyée à partir d’une adresse IP. L’IP, par exemple 212.85.150.133, est un numéro identifiant. On peut l’assimiler au numéro du « tuyau » par lequel les emails vont passer pour être envoyés aux destinataires. À chaque IP est associé un nom de domaine qui fait office de « signature » de l’IP.

Deux types d’IP sont utilisés pour le routage.

  • Les IP mutualisées sont des « tuyaux » communs partagés par des expéditeurs différents. Le FAI voit donc arriver des campagnes par le même tuyau et a tendance à « mutualiser » la réputation, c’est-à-dire le score de qualité, qu’il attribue à ces envois. Avec une IP mutualisée, vous pouvez rapidement réaliser l’ensemble de vos envois. Néanmoins, vous prenez le risque de partager votre réputation avec d’autres expéditeurs avec les avantages et les inconvénients que cela comporte ;
  • Les IP dédiées vous permettent d’être seul à envoyer vos campagnes par un « tuyau » donné. Vous ne partagez donc pas votre réputation avec d’autres expéditeurs et faites le choix de maitriser entièrement votre réputation. Vous ne serez jamais affecté par le comportement d’autres expéditeurs, mais il vous faudra faire vos preuves, seul, auprès des FAI.

Assez techniques, les éléments d’authentification (SPF, DKIM, DMARC) peuvent constituer un « plus », soit un élément qui peut faire pencher la balance en vue d’atteindre la boîte de réception de vos destinataires.

Ces critères techniques sont à connaître, mais ne prévaudront jamais sur les arguments purement marketing que sont la qualité de votre contenu, la pertinence de votre base de contacts et le respect de vos destinataires.

Le taux de réactivité comme garant de votre bonne tenue

Que vous soyez un expéditeur connu ou non, lorsqu’un FAI reçoit d’un même expéditeur un nombre volumineux d’emails, il va évaluer la réactivité des premiers messages pour juger de la bonne qualité d’une campagne. En chiffres, cela peut se traduire par un taux d’ouverture supérieur à 20 % et par un taux de réactivité (ratio clics/ouvertures) supérieur à 10 %. Ce critère est généralement la preuve qu’il s’agit d’un contenu intéressant pour les destinataires. Sur la durée, si le FAI constate que vous êtes un expéditeur qui génère peu de réactivité auprès de vos destinataires, le risque est grand d’être pénalisé. C’est pourquoi il est important non seulement d’offrir un contenu qui plaît à votre audience (il faut typiquement se méfier des promotions abusives qui ne collent pas avec vos envois habituels), mais également de savoir le renouveler pour maintenir la réactivité de vos destinataires avec vos envois.

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Plaintes et hard bounces : révélateurs de la pertinence de vos bases

À chaque fois qu’un de vos utilisateurs vous signale comme courrier indésirable, cela constitue une plainte pour les FAI. Un nombre de plaintes trop élevé (ratio de plaintes sur emails délivrés supérieur à 0.1 %) révèle très rapidement aux FAI l’usage d’une base dont les destinataires n’ont jamais demandé à recevoir d’emails, ou par exemple une fréquence d’envois certainement abusive. En adressant vos emails à des contacts qui ne vous connaissent pas, vous prenez le risque de recevoir un nombre de plaintes important. De même si vous harcelez vos contacts en envoyant 5 emails pour une même offre commerciale en l’espace de 2 semaines, le risque est grand de déclencher le fameux « Signaler comme spam », terriblement nuisible à votre réputation d’expéditeur.

Quant aux hard bounces (adresses emails invalides), ils sont généralement la preuve d’un recours à une liste de contacts obsolète (avec le risque que l’opt-in ne soit plus valable ou que la liste ait été obtenue sur internet), et donc de destinataires guère avertis sur vous ou vos envois. Il est donc grandement recommandé de procéder à un nettoyage régulier des bases de contact, en supprimant ces emails invalides et les désabonnés.

Chez SendinBlue, nos conditions générales stipulent que nos clients s’engagent à utiliser uniquement des bases « opt-in », c’est-à-dire dont les contacts ont explicitement donné leur accord préalable pour recevoir des informations. De plus, et comme bon nombre d’acteurs, nous gérons automatiquement pour nos clients la gestion des désinscrits pour que ces derniers ne soient plus recontactés à chaque envoi. Ces éléments sont essentiels pour limiter le nombre de plaintes de nos clients.

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Envoyer le bon message à la bonne personne et au bon moment

La qualité de votre contenu, la pertinence de votre base de contacts, mais également la fréquence de vos envois sont essentielles pour atteindre de façon durable la boîte de réception de vos destinataires.

Respecter ces principes-là devrait vous préserver a priori des foudres des FAI. De plus, collecter régulièrement de nouveaux contacts à travers des formulaires sur votre site par exemple vous permettra de maintenir une audience avertie et adéquate. Enfin, la régularité de vos envois se doit d’être cohérente, mais surtout se doit de respecter les attentes de vos destinataires au risque de les irriter. Si la performance de votre newsletter vous obsède toute la journée, sachez que ce n’est pas le cas de votre destinataire pour qui votre newsletter ne sera qu’un email parmi tant d’autres. Chez SendinBlue, nous recommandons donc à nos clients le credo suivant : « Envoyer le bon message à la bonne personne et au bon moment ».

L’auteur :

amalia

 

 

Amalia Bercot, Directrice Marketing SendinBlue.

 

 

 

Article sponsorisé.

Source image : Shutterstock

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Invité

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5 Commentaires

  1. Merci pour tous ces conseils et surtout pour la parfaite illustration de vos arguments. La conclusion résume parfaitement la marche à suivre pour toucher efficacement ses clients et ses prospects.

  2. Bonjour,
    Comment connaitre la réputation de son IP? Pour info, suis chez vous avec une IP dédiée et je suis au-dessus des chiffres données (tx ouverture…).
    Yohann

    • Bonjour Yohann,

      Nos chargés de clientèle seront heureux de vous aider à mieux comprendre votre réputation. N’hésitez pas à nous envoyer un email à contact@sendinblue.com pour toute question.

      Bien à vous,
      Alexandra

  3. Le credo de Sendinblue, c’est surtout d’attirer des clients avec des tarifs certes attractifs, mais de les forcer ensuite à acheter une ip dédiée à 108 €…
    Toutes nos campagnes ont un taux d’ouverture de plus de 45 %. Sauf qu’une fois, 3 personnes se sont plaintes sur une base d’environ 2500 contacts… Résultat : blocage de notre compte pour le motif : taux de plainte beaucoup trop important (ça représente moins de 0,15 %…), et formule péremptoire du support : « Si vous souhaitez envoyer vos prochaines campagnes via SendinBlue, il vous faudra passer par une IP dédiée. »
    Autrement dit : passez à la caisse ou dégagez ! C’est sûr qu’avec notre modeste base de 2500 contacts et un an envoi tous les 3 mois, on est du menu fretin pour cette entreprise…
    Sachez donc que chez Sendinblue, dès la première plainte (ça peut arriver…), il vous faudra obligatoirement débourser plus de 100 €… Belle pratique marketing !

    • Bonjour Paul,

      Nous sommes désolés d’entendre que vous avez eu une expérience négative avec notre plateforme.
      Pourriez-vous s’il vous plait nous envoyer un email à contact@sendinblue.com avec comme titre « à l’attention d’Alexandra » ? Nous pourrons analyser la situation de votre compte ensemble.

      Notre credo est : fournir un service de qualité et une délivrabilité optimisée à tous nos clients 🙂 Pour obtenir cela, nous sommes toujours très vigilants avec les résultats des campagnes de nos clients.

      Je reste à votre disposition par email pour toute question.

      Bien à vous,
      Alexandra

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