Social Media - Publicité Facebook : 11 erreurs de débutant à éviter - 19 juillet 2019

Publicité Facebook : 11 erreurs de débutant à éviter

Publicité Facebook : 11 erreurs de débutant à éviter
Joseph Donyo Consultant Facebook Ads

Quand j’ai commencé à utiliser les Facebook Ads en 2014, je tâtonnais et dépensais très peu d’argent, ce qui « m’autorisait » à faire des erreurs. Je mettais 5€ pour booster un post et j’avais quelques interactions sur ma page Facebook. C’était agréable, ça me flattait l’ego… mais ça ne m’aidait pas à développer mon business 😕

Certes, quand on investit des petites sommes, on peut se permettre de faire des erreurs. Mais si on pouvait éviter de gaspiller son argent dès le départ, ce serait encore mieux, non ?

Donc si vous vous êtes récemment lancé(e) dans la publicité Facebook ou si vous avez l’intention de le faire dans un futur proche (si vous êtes dans ce dernier cas, je vous invite à lire jusqu’au bout car j’ai une surprise pour vous), je vous détaille ici 11 erreurs de débutants à éviter en matière de Facebook Ads.

Il n’y a évidemment rien de péjoratif quand je parle d’erreurs de débutant. J’ai été moi-même un débutant, je me suis formé tout seul, j’ai fait TOUTES ces erreurs, et mon but avec cet article est de vous vous faire gagner du temps afin que vous ayez de bons résultats le plus vite possible.

  1. Ne pas avoir d’objectif(s) clair(s)
  2. Ne pas choisir le bon type de campagne
  3. Ne pas différencier le contenu selon la cible
  4. Mal paramétrer son pixel Facebook (et donc mal mesurer ses performances)
  5. Faire de la publicité pour un produit qui n’intéresse personne
  6. Espérer des résultats trop rapidement
  7. Micro-manager vos Facebook Ads
  8. Ne pas exclure ses fans/prospects/clients
  9. Se focaliser sur des KPI secondaires
  10. Faire un retargeting bête et méchant
  11. Croire qu’il existe des secrets qui vont multiplier vos résultats par 2 (ou 3, ou 5, ou 10…)

Bonne lecture !


Erreur n°1 : Ne pas avoir d’objectif(s) clair(s)

Avant de vous lancer tête baissée dans la publicité Facebook, commencez par vous demander quel est (ou quels sont) votre (ou vos) objectif(s). Pourquoi voulez-vous faire de la publicité Facebook ? Qu’est-ce que vous voulez accomplir précisément ?

Est-ce que vous voulez que votre marque gagne en notoriété ?

Est-ce que vous voulez recruter des fans sur votre page Facebook ?

Est-ce que vous voulez présenter et expliquer un de vos produits ?

Est-ce que vous voulez générer des ventes ?

Est-ce que vous voulez promouvoir des contenus sur votre site (des articles de blog, par exemple) ou des vidéos sur votre page Facebook ?

Est-ce que vous voulez acquérir des abonnés à votre newsletter ?

Il existe une multitude d’objectifs possibles et il est essentiel avant de commencer à créer des campagnes Facebook Ads de bien déterminer quel(s) objectif(s) vous souhaitez atteindre, pour deux raisons.

Tout d’abord, c’est l’outil Facebook Ads qui le veut : la première chose que vous aurez à faire quand vous aller créer une nouvelle campagne dans le gestionnaire de publicités (oui, je vous déconseille de simplement booster une publication Facebook pour faire vos pubs) sera de répondre à la question « Quel est votre objectif marketing ? ».

Deuxièmement, cela va vous permettre de mesurer les bonnes choses : si votre objectif est flou ou multiple, vous n’allez pas forcément regarder le(s) bon(s) indicateur(s) de performance et vous ne serez même pas en mesure de dire si votre campagne est efficace ou pas (cf. erreur n°9).

Erreur n°2 : Ne pas choisir le bon objectif de campagne

La deuxième erreur de débutant est liée à la première. Pour indiquer à l’outil publicitaire de Facebook quel est votre objectif, il vous faut choisir un type de campagne. Et chaque type de campagne correspond à un objectif.

Si vous choisissez le mauvais objectif de campagne Facebook Ads, il est quasiment sûr que votre campagne ne va pas marcher. Ou plutôt qu’elle ne va pas produire les résultats escomptés. Voici pourquoi.

Premièrement, l’algorithme de diffusion des pubs Facebook fonctionne avec une multitude de critères qui vont déterminer quel utilisateur voit quelles publicités. Et un des critères qui font qu’un utilisateur lambda verra une pub plutôt qu’une autre, c’est l’objectif de l’annonceur et le comportement de l’utilisateur.

Pour faire simple, grâce à toutes les données que Facebook possède sur ses utilisateurs l’algorithme publicitaire peut estimer la probabilité qu’une personne va effectuer une action.

Par exemple, si je veux générer des installations pour une appli mobile en ciblant une audience d’un million de personnes en France et en Belgique, je vais créer une campagne de type « Installation d’applications mobiles ». Toutes les personnes que je cible ne vont pas voir ma publicité parce que Facebook montrera ma publicité avant tout aux personnes qui ont une forte probabilité d’installer mon appli mobile. Comme Facebook connaît très bien les comportements de chacun, si M. Dupont qui habite en Belgique n’installe jamais de nouvelle appli sur son téléphone, même s’il est dans mon d’audience cible, ce n’est pas la première personne à qui Facebook montrera ma publicité.

Deuxièmement, chaque type de campagne offre des options d’optimisation propres donc choisir le mauvais type de campagne vous privera de ces options. Par exemple, dans une campagne de trafic vous allez pouvoir détailler l’objectif « Trafic » en utilisant les options d’optimisation suivantes :

  • Vues de pages de destination ;
  • Clics sur un lien ;
  • Couverture unique quotidienne.

Erreur n°3 : Ne pas différencier le contenu selon la cible

Imaginons que je décide de booster une publication de ma page. Je vais avoir envie de cibler d’abord mes fans, mais également des personnes qui travaillent dans des startups et des responsables Social Media en entreprise ou en agence.

J’ai ici deux typologies d’audience très différentes : une me connaît un peu (les fans de ma page) et deux ne me connaissent a priori pas du tout (les personnes qui travaillent en startup et celles qui travaillent dans le Social Media).

Quand je cible les fans de ma page, je peux parler à la première personne parce qu’ils ont liké ma page, ils voient passer mes contenus donc ils me connaissent un petit peu.

Pour les deux autres audiences, je vais devoir formuler mon message différemment car ces personnes n’ont jamais entendu parler de moi, donc m’adresser à eux à la première personne n’est peut-être pas une bonne idée.

Quand je parle de l’erreur de ne pas différencier le contenu selon sa cible, il faut au minimum dans chaque campagne distinguer vos audiences « chaudes » et « tièdes » qui vous connaissent, des audiences « froides » qui ne vous connaissent pas du tout.

Quel contenu utiliser pour quelle cible ?

C’est simple : mettez-vous à la place de l’audience que vous ciblez !

Si j’étais un homme de 35 ans qui habite à Marseille, est-ce je voudrais voir exactement la même image que si j’étais une femme de plus de 55 ans qui habite à Paris ?

C’est souvent du bon sens et vous améliorerez à coup sûr les performances de vos publicités si vous adaptez votre contenu aux personnes que vous ciblez.

Si vous voulez savoir comment d’autres annonceurs font, vous pouvez aller voir les publicités qu’ils diffusent actuellement en consultant la bibliothèque publicitaire Facebook. Pour les annonceurs très actifs, vous verrez certainement plusieurs publicités faisant la promotion du même produit. Vous pourrez donc constater qu’un même produit peut être proposé à des audiences différentes à condition de modifier le message (et les visuels) des publicités.

Erreur n°4 : Mal paramétrer son pixel Facebook (et donc mal mesurer ses performances)

Le pixel Facebook est un morceau de code que Facebook vous fournit et qu’il faut installer sur toutes les pages de votre site. Sans pixel installé, Facebook ne sait pas ce qui se passe sur votre site web. Donc le pixel est un moyen de faire le lien entre votre site internet et votre activité d’annonceur sur Facebook.

Il y a deux raisons principales de le faire.

  • Facebook va pouvoir enregistrer les visites sur votre site web et savoir quels utilisateurs vont sur quelles pages ;
  • Facebook va pouvoir tracker les conversions sur votre site web : qui ajoute au panier, qui achète, qui s’abonne à la newsletter, etc.

Bien paramétrer votre pixel Facebook vous permettra de savoir qu’une conversion donnée a été générée par la publicité X dans l’audience Y de la campagne Z.

Si vous configurez correctement votre pixel Facebook, vous aurez également la possibilité de créer des audiences personnalisées à partir du trafic de votre site web. Par exemple, vous pourrez créer une audience des personnes qui sont venues sur votre blog 3 fois dans les 60 derniers jours. Ou une audience des 10% de vos visiteurs qui ont passé le plus de temps sur votre site.

Il y a bien d’autres choses qu’un pixel Facebook correctement configuré vous permet de faire, comme optimiser vos campagnes de conversion et créer des publicités dynamiques de vente de catalogue produit.

Erreur n°5 : Faire de la publicité pour un produit qui n’intéresse personne

Certaines personnes croient que les Facebook Ads sont la clé du succès.

Désolé de vous annoncer la mauvaise nouvelle : la publicité Facebook, ce n’est pas une baguette magique.

Si vous passez un peu de temps dans des forums ou dans des groupes Facebook d’entrepreneurs, de startups, de « growth hackers », vous croisez sûrement des personnes très douées pour vendre du rêve en partageant des captures d’écran qui paraissent trop belles pour être vraies. Dans la plupart des cas, c’est qu’elles ne sont pas vraies.

La publicité Facebook, aussi puissante qu’elle soit, ne vous permet pas de faire l’impasse sur un bon produit ou un bon service. Ou sur une page de vente qui convertit bien.

Votre produit ou votre service doit répondre à un besoin. Il doit résoudre un problème, aider les gens à faire quelque chose, leur donner du plaisir, leur permettre d’économiser de l’argent, etc. Il faut une bonne raison à des inconnus pour qu’ils vous donnent de l’argent et achètent ce que vous proposez.

Les Facebook Ads sont un outil extraordinaire qui va vous aider à toucher précisément l’audience que vous voulez cibler, ce qui est déjà énorme. Vous pouvez aussi tester différents messages et différents visuels pour trouver ce qui fonctionne le mieux. Et, surtout, la publicité Facebook vous permettra d’accélérer vos efforts marketing une fois que vous aurez validé votre produit.

En revanche, la publicité Facebook ne va pas vous permettre de construire un business viable et ne va certainement pas transformer une mauvaise idée en poule aux œufs d’or.

Par ailleurs, n’oubliez pas que le prix des Facebook Ads augmente constamment et que cela ne va probablement pas s’arrêter. Donc si votre offre ne convertit pas suffisamment bien ou si votre panier moyen est trop faible, vos publicités seront difficilement rentables aujourd’hui (et encore moins dans le futur !).

Je dis souvent que faire de la publicité Facebook, c’est juste mettre de l’huile sur le feu. Si vous n’avez pas déjà un feu au départ, vous pouvez mettre autant d’huile que vous voulez… ça ne prendra pas !

Donc si votre offre ou votre produit n’intéresse personne, vous pourrez dépenser autant d’argent que vous voulez en Facebook Ads… mais vous ne ferez que de mettre de l’eau dans un panier percé.

Erreur n°6 : Espérer des résultats trop rapidement

Je suis souvent contacté par des personnes qui veulent que je m’occupe de leurs campagnes Facebook Ads. Ces personnes viennent de lancer un business en ligne (souvent un site e-commerce) ou sont sur le point de le faire. Et elles veulent être rentables dès le premier mois.

Quand je leur demande : « Quel budget êtes-vous prêt(e) à investir en publicité Facebook ? », elles me répondent « Oh, le premier mois je veux investir 1000 euros, mais avec les profits générés si on arrive à faire X2 ou X3 en chiffre d’affaires, on investira plus le mois suivant. »

OK…

Ce serait magnifique si c’était aussi simple que ça, non ?

Tout le monde pourrait lancer un business en ligne, être au point mort dès le démarrage de l’activité, être rentable au bout d’un ou deux mois, et devenir millionnaire en 12 mois.

Hélas, ça ne marche pas comme ça.

Quand on démarre les Facebook Ads, surtout quand on fait des Facebook Ads pour un business qui vient de se lancer et qui n’a pas encore trouvé son marché, il va falloir tester énormément de choses : différents ciblage, différents visuels, différentes accroches, etc..

Il va aussi falloir que le pixel Facebook installé sur votre site accumule suffisamment de données pour pouvoir exploiter la puissance de l’algorithme publicitaire de Facebook. Par exemple, pour créer des audiences lookalikes efficaces, il faut avoir des sources qualifiées suffisamment importantes. De la même manière, pour avoir une campagne de retargeting qui fonctionne bien, il faut un volume de trafic initial suffisamment important pour pouvoir le recibler.

Or, pour faire tout cela, il va falloir investir un peu d’argent sans garantie de trouver rapidement ce qui fonctionne.

Par conséquent, se dire « Je commence la pub Facebook d’aujourd’hui et dans quelques semaines, je vais déjà rembourser mon investissement et être rentable », ce n’est pas très réaliste.

Ce que je conseille, c’est de définir une durée de test (2-3 mois est raisonnable) et un budget qu’on est prêt à investir… et à perdre. Si à la fin de cette période de test, on a réussi à trouver ne serait-ce qu’un ciblage et un contenu qui génèrent de bonnes performances, ça vaut le coup de continuer et de voir si les performances restent bonnes lorsqu’on augmente le budget investi.

Dans le cas contraire, on peut aussi conclure que la publicité Facebook n’est pas le bon canal d’acquisition pour notre produit ou notre service.

Erreur n°7 : Micro-manager vos Facebook Ads

Il ne faut SURTOUT PAS aborder les Facebook Ads avec une mentalité de day-trading.

Le day-trading, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est le fait d’acheter une action en bourse le matin et la revendre l’après-midi avec un petit profit. Si on fait ça plusieurs fois dans la journée avec des montants suffisamment importants, cela peut suffire pour gagner plusieurs centaines, ou plusieurs milliers d’euros (ou beaucoup plus si on gère des millions) chaque jour.

Investir en bourse de cette manière, ce n’est pas vraiment investir. C’est spéculer.

Investir, c’est acheter une action pour la garder longtemps et éventuellement la revendre au bout de plusieurs années, ou ne pas la revendre du tout malgré et la garder parce qu’elle produit des dividendes réguliers.

La publicité Facebook, c’est un peu la même chose. En tout cas, c’est comme ça que je vois les choses. J’aborde les Facebook Ads comme un investissement sur la durée.

Or, l’erreur que font beaucoup de débutants, c’est de lancer une pub le matin puis, une fois la pub lancée, c’est de rafraîchir l’écran du gestionnaire de publicité toutes les demi-heures pour voir combien de personnes ont cliqué/converti. Puis, si les performances ne sont pas au niveau qu’ils espéraient, c’est de changer le texte de la publicité le soir même. Puis de changer le ciblage le lendemain matin. Puis de changer les placements publicitaires le lendemain après-midi. Et ainsi de suite….

C’est une très mauvaise idée de gérer ses Facebook Ads de cette façon.

Pourquoi ?

Parce que l’algorithme a besoin de données pour optimiser la diffusion de vos publicités.

Lorsque vous lancez une publicité, il va falloir que l’algorithme diffuse la publicité à plusieurs milliers de personnes pour comprendre qui clique ou qui convertit :

  • Les hommes ou les femmes ?
  • Les jeunes ou les personnes plus âgées ?
  • Les propriétaires d’iPhone ou les utilisateurs de PC ?
  • Les personnes qui voient la pub passer sur leur fil d’actualité Facebook ou sur des Stories Instagram ?

Cette période s’appelle la phase d’apprentissage. Chaque fois que vous lancez un nouvel ensemble de publicités, Facebook vous dit qu’il a besoin de 50 événements avant de pouvoir optimiser cet ensemble (la nature de l’événement dépend de votre objectif de campagne : si vous faites une campagne de trafic, Facebook a besoin de 50 clics ; si vous faites une campagne de vues de vidéo, Facebook a besoin de 50 vues de vidéos ; si vous faites une campagne de conversion, Facebook a besoin de 50 conversions ; etc.)

Quand la phase d’apprentissage sera terminée, vos performances vont avoir tendance à se stabiliser.

Donc commencer à faire des optimisations (des changements à votre publicité, à votre ciblage ou à vos placements) avant de terminer cette phase d’apprentissage, ce n’est pas une très bonne idée, parce que vous ne laissez pas à l’algorithme publicité l’opportunité de le faire.

Erreur n°8 : Ne pas exclure ses fans/prospects/clients

Chaque fois que vous créez un ensemble de publicités, vous commencez en général par réfléchir à qui vous voulez cibler, donc qui vous allez inclure dans votre audience.

C’est très bien, mais il est tout aussi important de penser à qui vous ne voulez pas cibler, donc qui vous devriez exclure de votre audience.

Je vous donne quelques exemples.

Imaginez que vous faites une campagne pour générer du trafic vers la page X de votre site web. Vous ciblez une certaine audience avec des critères que vous avez déterminés. OK, mais pensez aussi à exclure de votre ciblage toutes les personnes qui ont déjà visité la page X. Si cette page est en ligne depuis un moment, toutes les personnes qui l’auront vue ne seront pas exposées à la publicité. De plus, chaque fois que quelqu’un verra la publicité et cliquera dessus, cette personne s’exclura automatiquement de la campagne et ne verra plus la publicité.

Les avantages à paramétrer cette exclusion ?

  • Vous n’allez pas agacer les personnes qui ont déjà cliqué sur votre pub en continuant de leur montrer cette même pub plusieurs fois ;
  • Vous n’allez pas gaspiller votre argent en montrant votre pub à des personnes qui ont déjà fait ce que vous vouliez qu’elles fassent.

Donc si vous faites une campagne d’installation d’applis mobiles, excluez les personnes qui ont déjà installé l’appli.

Si vous faites une campagne de conversion pour acheter un produit, excluez toutes les personnes qui ont déjà acheté le produit.

Vous vous demandez comment faire ça ?

Il faut utiliser les audiences personnalisées. Soit vous créez une audience personnalisée basée sur votre pixel Facebook (donc vous excluez un événement de pixel), soit vous excluez un fichier (en uploadant dans votre gestionnaire de publicités, par exemple, le fichier de tous vos acheteurs du produit que vous voulez promouvoir).

Erreur n°9 : Se focaliser sur des KPI secondaires

KPI = Key Performance Indicators, c’est-à-dire les statistiques de vos campagnes.

Vous pensez peut-être qu’une fois que votre campagne est lancée, vous avez fait le plus dur.

Détrompez-vous : ce n’est que le début.

Maintenant, il va falloir gérer et piloter votre campagne pour qu’elle génère de bons résultats.

Comment ?

En analysant les performances et en optimisant les paramètres de ciblage, d’enchère, de placement, de contenu, etc.

Or, si vous vous focalisez sur les mauvais indicateurs de performance, vous n’allez pas prendre les bonnes décisions.

Je vous donne un exemple simple.

Imaginons que vous faites une campagne d’installation d’appli mobile. Disons que vous avez deux ciblages et, pour faire simple, vous diffusez une même pub pour chacun de ces ciblages. Votre audience A a généré 10 installations et votre audience B a généré 50 installations. Si vous débutez, vous pourriez vous dire « Je vais augmenter le budget de l’audience B puisque c’est celle qui génère le plus d’installations ». OK, mais est-ce que le volume d’installations est la seule chose qui compte pour vous ? Ou est-ce qu’il ne faudrait pas aussi regarder combien vous coûte chaque installation en moyenne ? Si l’audience A génère 10 installations à 0.50€ / installation et que l’audience B génère 50 installations à 1€ / installation, vous auriez peut-être plutôt intérêt à arrêter de diffuser votre pub auprès de l’audience B et à mettre tout votre budget sur l’audience A.

Il est donc important de bien déterminer avant de lancer une campagne quels sont les indicateurs importants. Ces indicateurs (1 ou 2 par campagne, pas plus) doivent être alignés avec votre objectif (cf. erreurs n°1 et 2).

Erreur n°10 : Faire un retargeting bête et méchant

J’imagine que vous avez déjà vécu cette situation : vous allez sur un site de e-commerce, vous regardez un article (une paire de baskets bleues, par exemple), vous l’ajoutez au panier vous ne l’achetez pas. Puis vous allez être retargeté (= reciblé) par ce site pendant plusieurs semaines avec la même publicité Facebook.

Vous n’êtes pas seul(e). Malheureusement, beaucoup de sites e-commerce font ce genre de retargeting… et ça n’a aucun sens.

Si vous étiez vraiment intéressé(e) par cette paire de baskets et que pour une raison X vous ne l’avez pas achetée (peut-être parce que vous regardiez le site de commerce en attendant le métro et que le métro est arrivé ; peut-être que votre téléphone a sonné ; peut-être que votre bébé s’est mis à hurler… il y a mille raisons possibles), voir la pub de retargeting une ou deux fois pendant quelques jours devrait suffire à déclencher l’achat. Cette publicité va vous rappeler le produit auquel vous vous intéressez et va vous donner l’opportunité de compléter l’achat.

En revanche, si vous ne l’achetez pas après avoir vu une pub de retargeting une, deux ou cinq fois pendant plusieurs jours, c’est peut-être parce que vous n’êtes pas totalement convaincu(e) que ce produit vaut la peine que vous sortiez votre carte de crédit.

Dans ce cas, je ne dis pas qu’il faut arrêter le retargeting, mais je ne vois pas l’intérêt de continuer à vous montrer la même publicité et de marteler le même message pendant des semaines.

L’approche que je privilégie est ce que j’appelle le retargeting séquencé. J’ai expliqué cette technique dans un article du blog de mon confrère Danilo Duchesnes, mais je vous la résume ici.

L’idée est de faire du retargeting, mais en variant le contenu des publicités dans le temps. Pendant une semaine après l’action de l’utilisateur (dans mon exemple : l’ajout au panier non concrétisé par un achat), je vais diffuser une publicité qui montre simplement une photo du produit, juste pour lui rappeler que ce produit est toujours disponible.

Si la personne ciblée n’achète pas au bout de ces quelques jours, je vais diffuser une autre publicité pendant une 2e semaine, par exemple un visuel différent du même produit ou une vidéo qui montre le produit en action.

Si la personne ciblée n’achète toujours pas, je peux alors diffuser un témoignage d’un client qui est très satisfait de ce produit. Etc.

Si au bout d’un mois, la personne n’a toujours pas acheté le produit, c’est peut-être qu’elle n’était pas si intéressée que cela et qu’il vaut mieux la retargeter cette fois avec une publicité qui présente une autre paire de baskets moins chère. Vous comprenez l’idée ?

Le principe est de trouver d’autres angles et de ne surtout pas marteler le même message pendant trop longtemps.

Cela permet d’améliorer l’expérience utilisateur (vos prospects ne vont pas vous détester pour ces publicités répétitives et énervantes) et d’augmenter le ROI de vos publicités.

Erreur n°11 : Croire qu’il existe des secrets qui vont multiplier vos résultats par 2 (ou 3, ou 5, ou 10…)

Dans l’erreur n°5, je vous ai mis en garde contre les forums et les groupes Facebook d’entrepreneurs, de startuppers et de « growth hackers ».

Je le répète : méfiez-vous des personnes qui essayent de vous vendre du rêve !

Je vois souvent passer des publicités ou des articles intitulés à peu de choses près :

  • Le secret pour augmenter votre CA de 540% en quelques jours ;
  • 5 hacks pour augmenter vos taux de clic de 78% ;
  • La technique prouvée pour multiplier votre nombre de fans par 3 en une semaine.

Désolé de vous le dire encore une fois, mais contrairement à ce que veulent vous faire croire ces marchands de poudre de perlimpinpin, il n’y a pas de techniques secrètes ou d’astuce cachée pour faire exploser vos performances en un clin d’œil. Ce serait trop facile.

En revanche, il y a de bonnes pratiques et des choses à mettre en place qui vont très certainement vous aider à améliorer vos résultats sur la durée. C’est ce que je cherche à partager dans No Pay No Play, un podcast que j’anime et qui est entièrement consacré à la publicité Facebook.

Donc ne tombez pas dans le panneau et méfiez-vous des vendeurs de rêve qui vont vous faire croire qu’il y a une astuce ou un petit secret qui va vous permettre d’atteindre des résultats incroyables très rapidement.  Malheureusement ça n’existe pas.

Les Facebook Ads, ce n’est pas un sprint. C’est un marathon.

P.S. : Je vous ai promis une surprise dans l’introduction. Si vous voulez vous lancer dans la publicité Facebook mais que vous vous sentez perdu(e) quand vous ouvrez le gestionnaire de publicités, je vous invite à vous inscrire à ma mini-formation gratuite « Créez votre première publicité Facebook en 45 minutes », une série de 4 vidéos où je vous explique pas à pas comment créer une simple campagne Facebook Ads pour générer du trafic vers votre site web.