Référencement naturel - Tuto pratique pour élaborer facilement un cocon sémantique qui claque - 29 octobre 2018

Tuto pratique pour élaborer facilement un cocon sémantique qui claque

Christian Méline Développeur de logiciel pour le seo

Je vous propose aujourd’hui un tutoriel pour créer un cocon sémantique très facilement et sans vous tromper. Dans les faits, rater un cocon est parfaitement possible et certains s’y sont déjà essayés 😉 Mais le réussir est heureusement à portée de chacun, notamment avec la méthode que je vais vous proposer aujourd’hui…

Nous reprendrons le même univers que dans mon précédent tuto « voyage aux usa ».

1) Étape 1 : choix des sujets dans le cocon

Je vais partir du principe que vous avez votre expression cible. Mais il faut trouver des sujets, des choses à dire dans le cocon.
Sur le principe, c’est un peu la même démarche que pour du netlinking, sauf qu’il faudra être particulièrement attentif à ce que les articles ne se ressemblent pas.

Surtout, il faut être désintéressé et ne pas être obnubilé par le souci de vendre à tout prix : soyez documentaire plutôt, soyez le Wikipedia de votre domaine.

Vous pouvez, comme dans l’article précédent sur le netlinking avec les metamots, vous aider d’Eurêka qui se trouve sur cocon.se .

Dans la même veine, vous devrez également élargir les sujets de votre cocon sémantique aux différentes lexies déterminantes du metamot de la page cible (c’est aussi expliqué dans l’article cité).

Donc, à ce stade, vous avec un bon paquet de sujets désintéressés qui vont faire le tour de votre thématique.

2) Étape 2 : calculer les metamots

Calculez les metamots de chacun des sujets sur cocon.se. Pour cela, rien de plus simple : passez votre liste dans la machine et lancez le calcul.

Note : les calculs des metamots sont les mêmes que vous vouliez faire du netlinking, du maillage ou des cocons. C’est lors de la dernière étape que vous allez choisir le modèle voulu. Vous pouvez aussi passer de l’un à l’autre en cours de route.

Metamot, quésaco :

Un metamot est une entité sémantique unique qui est composée de plusieurs lexies non séparables. Elles sont en principe au nombre de 15 (en 2018).

Ces lexies forment ensemble un signal qui va permettre à Google d’apprécier, façon moteur, la pertinence de votre page sur son sujet. Cette pertinence permet de faire des prédictions sur les pages que l’on peut lier en se servant des metamots des mêmes pages à lier.

Les metamots, bien qu’ils puissent servir également à la rédaction, ont été élaborés pour calculer les affinités entre pages et ainsi faire des liens extrêmement efficaces.

Les metamots ne sont pas un critère SEO, mais quelque chose qui vous permet de trouver les meilleurs sujets à un instant t à relier entre eux, et aussi à trouver quoi mettre à proximité des liens pour que Google voie la pertinence du lien.

Bref, les metamots ne laissent rien au hasard 😉

3) Étape 3 : calculer le cocon optimal

Pour calculer le cocon de vos rêves, allez alors dans « maillage sémantique ». Dans la liste à gauche, choisissez votre metamot cible, celui de la page à « pousser ». Ici, « voyage aux USA ».

Dans la ligne « cocon », pour l’algo à utiliser, vous avez plusieurs choix. Je ne vais en citer que 2 ici pour ne pas compliquer à loisir : Hyperion et Zeus. Si votre cocon est petit, moins de 25 pages par exemple, prenez Hyperion, sinon, choisissez plutôt Zeus.

Ne touchez à aucun autre réglage. Cliquez sur « calculer le cocon ».
Cela peut prendre quelques minutes. C’est terminé lorsque cette fenêtre apparaît.

Le cocon est élaboré et vous pouvez en avoir un aperçu dans la visu, après l’avoir spatialisé et disposé.

Pour ma part, ayant vu que beaucoup de pages sont liées dans le cocon, j’ai limité à 4 la profondeur. Voici ce que cela donne.

4) Étape 4 : les livrables

Les livrables sont sous 2 formes.

  1. Un mindmap au format standard .mm, avec, dans les notes de chaque nœud les lexies à utiliser dans votre texte, la pondération de celles-ci et, parmi les lexies du metamot de la note courante, les lexies à placer proches des liens afin de permettre à Google de « sentir » le bon sens du lien ;
  2. Une structure HTML avec toutes les pages du cocon ainsi que l’indispensable table des matières du cocon. De même que dans le mindmap, s’y trouvent pour chaque page les indications d’optimisations metamots et les liens et lexies vers les autres pages.

5) Étape 5 : écrire…

Passez à la rédaction : plusieurs outils sont là pour vous aider :

  • Simulation qui vous donne, avant de rédiger, les lexies et quelle pondération leur donner selon la taille des textes que vous pensez faire:

  • Optimisation, qui vous permet d’optimiser votre texte, en live, en fonction de la taille courante de celui-ci. À cet endroit, vous disposez aussi d’un accès aux cooccurrences en cas de besoin et des propositions d’intertitres si vous en avez demandé le calcul préalablement.

6) Étape 6 : la table

Un point souvent négligé lors de l’élaboration d’un cocon est de permettre à chaque page d’être proche de l’accueil. Par contre, le cocon doit avoir son propre plan, sa propre table des matières. Celle-ci se présentera un peu sous la forme d’une SERP : alternance de titres avec lien et de description avec à chaque fois les 2 ou 3 premières lexies déterminantes dans la description.

Cette table de matière sera reliée en footer sur tout le site.

7) Étape 7 : la mise en ligne…

Tout doit être mis en ligne en une seule fois, c’est mieux…
Pas la page cible qui le plus souvent préexistera au cocon sémantique.

Vérifiez bien les liens, qu’aucun n’ait été oublié ou ne soit cassé…

Anecdote : un de mes clients en a fait l’expérience il y a peu : sans les liens du maillage, un cocon ne marche pas… Mais fallait-il vraiment faire l’expérience ? Nous nous en serions doutés, non ?

IMPORTANT : silo vs cocon : aucun rapport l’un avec l’autre : quand nous regardons un mindmap de cocon, en aucun cas cela ne reflète autre chose que le maillage de principe des pages entre elles. Cela n’a rien à voir avec un classement thématique, silo ou autre.

Les calculs sont faits de proche en proche pour donner à l’ensemble le maximum de puissance. Un cocon est donc un ensemble de pages maillées entre elles de proche en proche. C’est tout.

Les moteurs jugent l’affinité des pages entre elles, mais se moque éperdument du schéma macro que vous croyez voir…

Ce ne serait pas le cas si vous faisiez des catégories de pages par exemple, mais ici, non. D’ailleurs, à aucun moment, nous ne devons voir les niveaux de profondeur d’un cocon comme des sous-catégories. Ici, c’est juste un degré d’éloignement, rien d’autre.

Donc, urls à plat, pas de dossiers ou sous-dossiers, pas de fil d’ariane dans le cocon, juste des pages et des liens. Point barre.

8) Conclusion

Finalement, il est facile de construire un très beau cocon sémantique sans trop d’effort. Votre énergie sera ainsi préservée au moment de passer à la rédaction des textes.