Lorsqu’on constate une baisse de son trafic provenant des moteurs de recherche (pour ne pas dire Google), on a rapidement tendance à penser que son site a été pénalisé surtout lorsque la baisse du trafic est brutale. Mais ce n’est pas toujours le cas, la baisse de trafic peut être liée à une évolution du positionnement sans pour autant refléter une réelle pénalité. Voyons ensemble comment analyser la situation…

Faire le point sur sa stratégie de référencement et mettre en place les actions adaptées

Avant de commencer à envisager une pénalité, il est indispensable de prendre du recul sur sa stratégie de référencement : quels sont les différents intervenants à participer au référencement de mon site (internes et externes) ? Quelles actions ont été entreprises jusqu’à maintenant? Est que certaines de ces actions enfreignent les guidelines de Google…

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D’une façon générale, si vous et vos partenaires intervenant sur votre référencement publiez du contenu rédigé de façon normale et que vous ne pratiquez pas de création de lien sauvage, il n’y-a aucune raison d’avoir été pénalisé. Il s’agit sûrement d’une baisse de trafic liée à une évolution des résultats ou tout simplement à un effet de saisonnalité.

Si au contraire vous jugez que certains contenus ou certains liens peuvent susciter les foudres de Google, commencez à lister les différents contenus et liens (dans un fichier pour suivre le projet de façon plus efficace) puis mettez en place les actions correctives nécessaires. Supprimez les contenus pauvres et contactez les partenaires non qualitatifs afin qu’ils suppriment les liens. Si besoin désapprouver les liens restant de mauvaise qualité.

Si votre stratégie se situe un peu entre les deux et que vous n’êtes pas sûr d’être ou non pénalisé. Une analyse plus poussée doit être mise en place afin de réorienter si besoin la stratégie de référencement. Vous pouvez, par exemple, étudier l’évolution de vos positionnements sur un panel de mot-clé et voir si une chute brutale a eu lieu à un moment donné. Pour cela, je vous conseille l’outil SEM Visu (relisez notre article sur le sujet).

Connectez-vous également aux outils pour webmasters de Google afin de vérifier que vous n’avez pas reçu un message de la part des équipes de Google. Vous pouvez aussi vous rendre sur l’outil proposé par le site Ranks.fr qui vous indiquera suite à une analyse, si votre site est pénalisé ou non ! A noter que s’il s’agit d’un site mobile ou d’une application, il sera plus difficile de voir si le référencement d’applications a engendré une pénalité ou non du fait de certaines spécificités techniques.

Que faire en cas de pénalité ?

Comme vu plus haut, remettre en ordre sa stratégie éditoriale et ses actions de netlinking est indispensable. Si vous travaillez avec un consultant en référencement, tournez vous vers lui afin qu’il vous accompagne. Si ce n’est pas le cas, certains consultants sont spécialisés dans la levée de pénalité. Exemple : le site de ce consultant en référencement naturel. Dans tous les cas, il est important de ne pas se précipiter mais de prendre le temps d’analyser finement la situation et de mettre en place un planning d’actions efficace.

La première chose à faire, c’est identifier le type de pénalité : action manuelle ou déclassement algorithmique. Cela change tout dans la marche à suivre. Si Google a appliqué une action manuelle, vous verrez un message clair dans Google Search Console, rubrique “Actions manuelles”.

Dans ce cas, une fois les corrections faites (contenus nettoyés, liens toxiques supprimés/désavoués, cloaking ou spam corrigés…), vous devez soumettre une demande de réexamen directement dans Search Console, en expliquant honnêtement ce que vous avez trouvé et ce que vous avez corrigé. Plus votre demande est factuelle (liste d’URLs supprimées, preuves de demandes de suppression de liens, capture d’audit…), plus elle a de chances d’aboutir !

Si aucune action manuelle n’apparaît, vous êtes probablement face à une mise à jour algorithmique. Là, pas de “bouton magique” : il faut améliorer la qualité globale du site et attendre que Google réévalue. Priorisez les pages qui ont le plus chuté :

  • Enrichissement de contenu ;
  • Consolidation des pages proches (éviter le thin/duplicate) ;
  • Amélioration E-E-A-T ;
  • Nettoyage du maillage externe douteux ;
  • Checks techniques (Core Web Vitals, mobile, indexation).

Enfin, faites-vous un plan de recovery en sprints : quick wins (suppression des pires pages/liens), refonte des pages stratégiques, puis suivi hebdo des positions/CTR/impressions. Une pénalité se lève rarement en 48h, donc pilotez comme un projet SEO complet, avec KPI et itérations.

Diagnostiquer la cause exacte et prioriser les “quick wins”

Avant de corriger dans tous les sens, faites un diagnostic propre : c’est lui qui conditionne le plan d’action. Et la toute première question à se poser, c’est : quand la chute a-t-elle commencé ? Parce que si vous croisez la date avec l’historique des updates Google, vous allez déjà éliminer 50% des hypothèses.

Vous voyez une notification dans Search Console, onglet Actions manuelles ? Bingo, vous êtes sur une pénalité manuelle ! Dans ce cas, le chemin est clair : corriger → documenter → demander un réexamen. Il n’y a pas de notification ? Alors on part sur un déclassement algorithmique (core update, spam update, helpful content, etc.). Qu’est-ce que ça veut dire ? Qu’il n’y a pas de bouton magique, mais qu’il y a une vraie marge de recovery, à condition de faire les bonnes choses dans le bon ordre !

Ensuite, priorisez vos corrections avec une logique ROI. La question n’est pas “qu’est-ce qui est imparfait sur le site ?”, mais “qu’est-ce qui a causé la perte la plus massive ?”

Allez chercher les pages qui ont le plus chuté en clics/impressions, celles qui portaient votre trafic SEO. Souvent, 20% des URLs expliquent 80% de la casse. Alors, vous commencez par elles, pas par la page oubliée du blog de 2019 !

Concrètement, vos quick wins ressemblent souvent à cela :

  • Nettoyer le thin content (pages pauvres, quasi-dupliquées, vieilles pages sans valeur) ;
  • Fusionner les contenus qui cannibalisent la même intention ;
  • Réaligner intention → contenu → SERP ;
  • Vérifier l’indexabilité des pages critiques (robots.txt, noindex, canonicals, maillage interne).

Et côté netlinking ? Posez-vous une question simple : “est-ce que mes liens ont l’air naturels… ou artificiels ?”

Si vous repérez des ancres suroptimisées ou des backlinks en masse sans pertinence, vous avez votre suspect. Tentez d’abord la suppression “à la source”, puis désavouez en dernier recours. Bref, on ne panique pas, on trie, on priorise, on exécute. Et ça, ça change tout !

Repartir sur une stratégie “quality-first” et sécuriser l’avenir

Ok, vous avez fait les quick wins. Mais maintenant, la vraie question c’est : comment éviter d’y retourner au prochain update ? Parce qu’on est d’accord, personne n’a envie de vivre une pénalité tous les 6 mois…

La solution, c’est de reconstruire un site vraiment solide, et pas juste un peu moins risqué. Google le martèle : les sites qui s’en sortent le mieux sont ceux qui jouent la carte qualité + utilité + transparence, sur le long terme.

Alors, vous passez en mode “quality-first”. Concrètement ?

  • Remettez l’E-E-A-T au centre. Vos auteurs sont identifiés ? Leur expertise est visible ? Vous citez vos sources ? Vous prouvez ce que vous dites ? Si la réponse est “bof”, vous tenez un levier majeur ;
  • Traiter vos contenus comme des actifs vivants : mises à jour régulières, enrichissement sémantique, exemples concrets, visuels utiles, FAQ, maillage interne cohérent. Vous voulez ranker durablement ? Montrez que vous êtes la meilleure réponse, point ; 
  • Zéro spam côté acquisition : les spam updates neutralisent les liens artificiels. Donc si votre stratégie consiste à “compenser par des backlinks douteux”… mauvaise idée, et surtout mauvaise durée de vie !
  • Suivre la progression dans le temps : sur une pénalité algorithmique, ça peut prendre des semaines ou des mois avant que Google revalorise un site. Frustrant ? Oui. Normal ? Aussi. Donc vous suivez positions, CTR, indexation et crawl en continu, et vous itérez.

Dernier conseil : documentez tout !

Gardez un journal de recovery (URLs supprimées, pages fusionnées, liens retirés, dates d’optimisation). Pourquoi ? Parce que dans 3 mois, vous voudrez savoir ce qui a réellement marché. Et une fois revenu à niveau, installez un rituel mensuel d’audit contenu et de netlinking.

Sexy ? Pas spécialement. Efficace ? Oh que oui. C’est exactement ce qui vous évitera de revivre la même galère.

Bref, une pénalité Google, ce n’est pas une fatalité : c’est un signal pour remettre votre SEO sur de bons rails et repartir plus fort. Prenez le temps d’analyser, d’agir proprement et d’itérer et vous verrez, la courbe finit par remonter !

Pour aller plus loin : Chute SEO : 3 étapes pour isoler une cannibalisation SEO ou une réécriture d’intent