8 conseils pour augmenter le taux de clic de vos mails

Envoyer des mails c’est bien, avoir un bon taux d’ouverture est une bonne chose également, mais est-ce vraiment utile si vous avez un faible taux de clic (CTR) ? Le but ultime de la newsletter et d’une campagne de mail est que les utilisateurs de la liste cliquent sur vos contenus et atterrissent sur votre site web… 

Le CTR est un indicateur bien plus révélateur que le taux d’ouverture sur l’intérêt de votre audience et sur sa capacité à s’engager avec vous.

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Sachez que le CTR moyen des emails, tous secteurs confondus, est d’environ 4,20%. Autrement dit, sur 100 mails ouverts, 4 personnes cliquent sur vos liens.

Cela peut paraître faible, mais il existe des façons d’augmenter votre CTR. Voici 8 moyens d’augmenter le taux de clic de vos mails.

1. Un thème par mail

Une erreur que commettent beaucoup d’entreprises, aborder plusieurs sujets et plusieurs thèmes dans un seul et même mail. Sachez que les utilisateurs sont inscrits à d’autres newsletters et reçoivent des tonnes d’autres emails chaque jour. Si vous arrivez à leur faire ouvrir votre mail et qu’ils tombent sur un tas de contenus divers et variés, ils seront très vite perdus et quitteront votre mail, sans avoir cliqué sur un de vos liens.  

Respectez donc cela : un mail, un sujet. Cela ne veut pas dire que vous ne devez placer qu’un seul lien. Plusieurs liens peuvent très bien ramener vers plusieurs aspects d’un même sujet. Veuillez juste à ne pas surcharger l’attention de vos abonnés, sachez qu’ils perdent généralement leur concentration au bout de 8-10 secondes. 

Par exemple, si votre mail traite du SEO, il sera risqué de parler et de présenter des liens en rapport avec Facebook Ads. Surtout si votre objet de mail concernait le SEO. Restez cohérent et focus sur une thématique, un problème et un résultat. Si dans votre mail, vous aidez vos abonnés à être mieux référencé sur Google, ne leur présentez pas des liens pour créer de la pub Facebook en bonus, cela va de soi. 

2. Prioriser les emails courts 

Comme je l’ai dit précédemment, les gens reçoivent des dizaines et des centaines de mails par jour. Même si votre qualité d’écriture est bonne, il est risqué d’écrire de longs mails de 500 mots. Vos abonnés, même les plus fidèles, n’ont pas forcément le temps pour ça. 

En plus d’avoir une bonne qualité de rédaction, il faut également être bon pour synthétiser et raccourcir vos contenus. Apprenez à supprimer les phrases peu importantes, les termes inutiles, les expressions qui ne viennent pas servir votre sujet de départ.

En bref, vous devez écrire assez pour donner envie à l’utilisateur d’aller plus loin, sans pour autant lui faire perdre trop de temps. C’est ça votre objectif ultime, arriver à trouver un juste milieu entre efficacité et brièveté.

Évitez les images inutiles, les liens annexes, les listes à rallonges, etc. Allez droit au but et présentez vite vos solutions.

3. Augmenter le nombre de liens 

Vous avez sûrement déjà entendu l’expression “less is more” pour mettre en avant la simplicité, notamment dans la conception. Une interface simple sera plus efficace et rapportera plus. Pour les mails, c’est une autre histoire. D’après plusieurs études, plus il y a de liens dans les mails, mieux c’est. 

Un mail avec 2 liens fonctionnera en général mieux qu’un mail avec 1 lien. La plupart des lecteurs ont besoin d’un peu plus de temps avant de cliquer sur votre premier lien. Ils continueront donc de lire jusqu’à atteindre votre deuxième lien, il là ils seront plus “chauds” pour cliquer. Il peut donc être intéressant d’insérer 2 liens, voire plus. 

Taux de clic

Certaines recherches ont même conclu que les mails avec plus de 5 liens fonctionnaient mieux que ceux avec moins de 5 liens. N’hésitez donc pas à en insérer plusieurs. Mais attention, gardez à l’esprit que ces liens doivent être cohérents avec le sujet abordé. Sinon, votre email pourra être vu comme du spam aux yeux de vos abonnés.

4. Segmenter et s’adresser à son audience 

Lorsque vous recevez des mails dans votre boîte de réception, les offres sont-elles toujours pertinentes par rapport à qui vous êtes ? Si vous envoyez une newsletter à un utilisateur et qu’il se pose la question « pourquoi m’ont-ils envoyé ça ? », c’est que vous vous adressez à une mauvaise personne. 

Les utilisateurs non ciblés qui reçoivent des mails qui ne leur correspondent pas se posent des questions qui peuvent rapidement vous décrédibiliser. Imaginez que vous envoyiez avec votre newsletter des conseils en développement web, très bien. Imaginez qu’un écrivain ait reçu votre newsletter, trouvez-vous cela cohérent ? 

L’utilisateur en question peut se poser ce genre de question : 

  • Sont-ils des arnaqueurs ? 
  • Comment ont-ils reçu mon email ? 
  • Que va-t-il se passer si je clique sur leur lien ?

C’est donc une question d’acquisition et de cohérence ici. La récolte de mail doit se faire naturellement et l’utilisateur doit savoir ce que contient votre newsletter avant de s’inscrire. 

Vous devez donc envoyer vos mails par segment. Si vous êtes une grosse agence de communication, envoyer certains mails seulement à une audience A et d’autres mails à une audience B. Assurez-vous que vos mails atteignent les bonnes personnes et donc la bonne cible.

5. Travailler le visuel de rédaction

Vos mails ne doivent pas être ennuyeux, stressants et trop denses. Le fond de votre contenu doit être bon mais n’oubliez pas la forme. Rien de pire que des gros pavés de texte difficiles à lire et qui regorgent de jargons techniques.

Encore une fois, là aussi vous devez avoir à l’esprit que les utilisateurs n’ont pas la patience de lire dans le moindre détail votre contenu. Comme pour les articles de blog, dans la plupart des cas, les lecteurs survolent le contenu, les titres, les listes à puces, de mots en gras, etc. Donc même si vous vous débrouillez pour déployer un contenu hyper qualitatif, les utilisateurs ne liront pas, car ce contenu en question n’a pas sa place dans une newsletter. 

UX Writing

La newsletter c’est de la consommation rapide, un peu comme un post sur les réseaux sociaux. Vous devez donc :

  • Créer de l’espace entre les lignes ;
  • Vous appuyer sur des phrases courtes, simples et impactantes ;
  • Utiliser les listes à puces et les listes numérotées ;
  • Utiliser les titres, sous-titres… ;
  • Utiliser le surlignage, la couleur, le boldage, etc. 

Le but est d’améliorer la lisibilité et de rendre le contenu facilement consommable. Les lecteurs doivent trouver agréable de lire votre contenu rapidement. On parle ici d’optimiser sa rédaction en matière de copywriting et d’UX Writing.

6. Exploiter le “PS”

Comme nous l’avons vu, intégrer plusieurs liens dans votre corps de mail peut nettement améliorer votre taux de clic. Mais il y a également un autre élément qui permet d’améliorer l’efficacité de vos liens, le “PS” à la fin de vos mails.

Généralement, le PS attire l’attention des lecteurs. Une section PS alerte le lecteur et lui fait comprendre qu’il y a un élément de contenu en plus. Cela fait appel à un biais psychologique qui est que les lecteurs ont tendance à être plus intéressés par les éléments placés en fin de liste.

Placer un lien dans le PS peut donc particulièrement attirer l’attention de vos lecteurs.

7. L’objet doit être cohérent avec le mail

Certaines entreprises misent tout sur leur taux d’ouverture, quitte à mentir dans leur objet de mail. Même si vous attirez l’attention de vos lecteurs grâce à vos objets pour qu’ils ouvrent vos mails, quel est l’intérêt si le corps du mail n’a rien à voir avec la promesse de l’objet ?

Certes, il est important de créer des objets attrayants, qui donnent envie d’ouvrir le mail. Mais ça n’est pas votre objectif final. Votre but ici est que les lecteurs cliquent sur votre lien. 

Par exemple, si dans votre objet de mail vous marquez “Obtenez 50% de réduction” et que le corps de votre mail ne correspond pas à cette réduction, vous aurez un taux de clic très faible, un taux de rebond élevé et peut-être même des désabonnements. 

Arrêtez donc de vous focaliser sur le taux d’ouverture, ce n’est pas ça qui va vous générer des ventes en priorité. Il vaut mieux avoir un taux d’ouverture un peu faible mais d’avoir un taux de clic élevé que l’inverse. Faites donc une promesse sincère dans votre objet de mail et assurez-vous d’être cohérent dans votre corps de mail par rapport à celle-ci.

8.Travailler les CTA

Comme sur un site web, les appels à l’action et notamment leurs textes doivent être travaillés. En effet, les “cliquez ici” ne vont pas être aussi efficace que les “télécharger le livre blanc”. 

Plutôt que d’écrire sur le lien ce que l’utilisateur fait (c’est-à-dire l’action), il vaut mieux écrire ce que le lecteur obtient. Il faut rester sur la logique de proposition de valeur. L’erreur serait de supposer que vos abonnés comprennent facilement où vos liens mènent. 

L’objectif est donc de faire comprendre clairement ce que vos liens apportent et ce qui va se passer une fois que vos abonnés cliqueront dessus.

Call to action

Conclusion

Le taux de clics de vos mails est une des metrics les plus révélatrices sur l’engagement, l’efficacité de votre campagne de mail et sur la fidélité de vos abonnés. Un taux de clic élevé en dit long sur vos abonnés et sur votre stratégie de rédaction. Tandis qu’un taux de clic faible indique que vous devez revoir votre façon de faire.

Toutes les choses énumérées valent la peine d’être testées pour votre newsletter ou pour votre campagne de mail. L’objectif est de toujours tester de nouvelles choses pour améliorer votre taux de clic en continu. Vous pouvez par exemple effectuer des tests A/B afin de tester rapidement des idées et de savoir ce qui fonctionne le mieux.