Best Of Inbound Marketing Social Media — 03 août 2015 — 9 commentaires
8 exemples de contenu automatisable « snackable » pour les réseaux sociaux

Les médias sociaux représentent aujourd’hui un aspect extrêmement important de la stratégie de communication des entreprises.  En effet, il n’y a désormais aucun avantage au simple fait d’être présent sur les réseaux sociaux. Une présence qui est devenue indispensable et qui doit aller au-delà de la simple page ou du simple profil. Au même titre qu’un site web, les réseaux sociaux constituent une vitrine pour les sociétés et témoignent surtout à la fois de leur activité, mais surtout de leur positionnement et de leur manière d’adresser leur audience.

Néanmoins, répondre à l’appel des Facebook, Twitter et autres ne suffit pas pour être efficace. Il est nécessaire d’adopter une certaine politique qui permet de satisfaire les attentes des utilisateurs. De manière générale, et c’est un fait, les internautes sont feignants. C’est pourquoi les contenus snackables correspondent dorénavant à une approche pertinente des médias sociaux.

Qu’est-ce que sont les contenus snackables ?

Il n’existe pas de définition précise car c’est une méthode récente et relativement subjective. On s’accorde cependant à les caractériser comme des éléments qui sont créés pour une consommation simple et flexible. C’est un terme dérivé de la sémantique alimentaire : les snacks. Ce sont donc des contenus où la dimension est plus quantitative (en nombre de contenus publiés pour créer l’actualité en continu) et surtout rapide plutôt que qualitative.

Il existe 4 facteurs principaux qui font de ces composants des contenus snackables :

  • Du visuel
    De manière générale, on absorbe plus rapidement des éléments graphiques que textuels, et encore plus sur internet. Les utilisateurs sont souvent friands de publications visuelles car elles sont majoritairement ludiques et informatives sans avoir à s’y attarder trop longtemps.
  • Une histoire
    On parle aussi de story-telling, c’est finalement une manière de vendre en contant aux consommateurs un récit au sujet de la marque ou une anecdote, voire même une série de contenus qui s’appuient les uns sur les autres pour prolonger l’expérience. Il faut cependant noter qu’un récit n’est pas forcément textuel contrairement à ce que l’on pourrait penser et qu’il est d’ailleurs conseillé d’opter pour une forme tierce comme le vlogging (pour blog vidéo) par exemple ou la publication massive de photos à l’occasion d’un événement.
  • Le partage
    Un contenu snackable doit être partageable rapidement et efficacement. L’utilisateur ne doit avoir qu’à cliquer une seule fois pour pouvoir diffuser la publication à son réseau. La facilité de la distribution rentre bel et bien en compte dans la caractérisation d’un contenu snackable. Le contenu doit donc s’adresser à une cible large et, si possible, aider à faire partager une émotion
  • La flexibilité
    Depuis quelques années on parle surtout de responsive. C’est la capacité d’une plateforme web à pouvoir s’adapter à tous les types d’écran et supports. Le contenu snackable doit pouvoir l’être aussi afin d’être consommé n’importe où et n’importe quand toujours dans cette dynamique de facilité et de rapidité.

Les contenus snackables, les rois du Lead Nurtering

Le Lead Nurtering correspond en quelque sorte à la “mise sous couveuse” des prospects. C’est la phase dédiée à la conversion du prospect en client, durant laquelle on multiplie les actions marketing dans le but d’instaurer une relation de proximité. C’est une étape de transition dans laquelle les équipes marketing travaillent étroitement avec les forces de vente, une fois le prospect jugé “mûr”, il est laissé aux commerciaux pour finaliser le processus de vente.

Beaucoup d’entreprises font l’erreur de multiplier les actions promotionnelles en harcelant le prospect. C’est une stratégie extrêmement agressive et intrusive qui n’aboutit que très rarement à la conversion. L’idéal est de proposer des contenus qui vont intéresser ou provoquer une émotion et qui rendront le prospect à la fois plus réceptif et à la fois plus enclin à être converti.

Le Snackable Content représente le compromis idéal. Tandis que le marketing de contenu est terriblement chronophage, les contenus snackables en sont des éléments qui  peuvent être produits en un temps réduit et surtout en limitant les frais. Néanmoins, l’impact sur les consommateurs est tout aussi intéressant. Pour vous aider à mettre en place votre stratégie de Snackable Content, voici 8 exemples qui en constituent les bases :

1 – Les infographies

C’est toujours le type de contenu dont les internautes sont friands. Rapides à comprendre, elles ont aussi l’avantages d’être graphiques et donc ludiques. On peut programmer des publications plus ou moins aléatoires car elles restent généralement ponctuelles.

2 – Les tweets personnels

Il faut comprendre les tweets que vous adressez à votre communauté sans objectif de vente ou de conversion. C’est le type de message qui vous humanise, souvent avec une dimension humoristique.

3 – Les curations

Une curation est le fait de promouvoir le contenu d’un autre site web partenaire. L’avantage est que vous bénéficiez d’un contenu sans l’avoir produit vous-mêmes et l’autre partie gagne une certaine audience : c’est un échange de bons procédés.

4 – Les vidéos…

…courtes. On peut par exemple tout à fait utiliser l’application Vine qui propose de créer des “très-courts-métrages”. Rapide à visionner, souvent à objectif humoristique, les vidéos courtes sont des éléments appréciés des utilisateurs qui ont l’avantage de créer des réactions positives.

5 – Des photos

Qui sont d’ailleurs souvent prisées sur Instagram. Le type de photographie n’a pas d’importance, même si l’idéal est d’en avoir en rapport avec son activité, tant qu’elles permettent de créer une réaction parmi la communauté. C’est aussi un procédé humanisant car c’est un partage qui rentre dans une dimension bien plus personnelle.

6 – De courts articles

Comme des tops par exemple. C’est le genre de contenu où l’on va directement au but sans perdre de temps en figures de style. C’est pourquoi ce sont des contenus rapidement consommables et souvent plaisants pour les internautes.

7 – Des astuces

Qui peuvent être publiées à n’importe quel moment de la journée et de la semaine. Elles peuvent être présentées sous forme de tweet rapide qui donne une certaine proximité avec la communauté.

8 – Des anecdotes

Dans la même veine que les astuces, elles sont souvent très appréciées des consommateurs. Elles sont tout à fait intégrables à une stratégie de story-telling en racontant des histoires courtes et méconnues de la marque.

Tous ces exemples de Snackable Content sont tout à fait automatisables. On peut imaginer la création d’un planning plusieurs mois à l’avance sans craindre une quelconque retombée négative. Par leur simplicité, ils n’ont aucun véritable impact sur l’entreprise et sa performance en elle-même, ils permettent surtout de développer l’engagement sur les réseaux sociaux et la fidélité de la communauté.

Le Snackable Content répond aussi aux enjeux économiques…

…puisqu’il est à la fois relativement peu coûteux, rapide à mettre en place et surtout efficace. Finalement, il n’y a pas vraiment d’aspect négatif à l’adoption de cette stratégie. Il faut cependant faire attention à ne pas se focaliser essentiellement sur ce type de contenu, les consommateurs sont aussi à la recherche d’éléments qualitatifs. Si vous utilisez de manière pléthorique le contenu snackable, vous risquez de rapidement lasser votre communauté qui partira en quête de nouveauté. Tout est une question de dosage.

Si vous souhaitez faire partie des 15% d’entreprises qui réussissent leur marketing de contenu, je conseille la lecture de ce livre blanc dédié à l’optimisation de vos contenus.

Crédit photo : www.foodgeekandlove.fr

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L'auteur

Nora Loulidi

Spécialiste des outils de Marketing Automation, DMP et Marketing Cloud, j'ai une connaissance précise des outils de lead generation à destination des entreprises. Riche d'une expérience au sein de plusieurs entreprises créatrices de softwares B2B, je suis actuellement en charge de la promotion des outils de Marketing Cloud chez Oracle.

 


9 Commentaires

  1. les internautes sont feignants = fainéants
    😉

    • « feignants » n’est pas une faute… L’adjectif feignant (« fainéant ») constitue une expression familière 😉

  2. Merci David pour la précision. Il y aura toujours des haters pour spotter les coquilles plutôt que l’intérêt du contenu..

    • Feignant : de feindre, faire semblant
      Fainéant : de « faire néant », être oisif
      Une nuance intéressante, mais qui n’apporte rien ici.
      Bon article, donc. Merci.

    • Je remets une couche pour le plaisir.

      @Super, vous avez pris l’exemple du transitif direct qui est tiré du verbe « feindre ». Dans le cas qui nous préoccupe « feignant » est un adjectif, famille de fainéant ou du nom féminin fainéantise. Dans ce cas, il n’y a pas de nuance possible: ne pas confondre avec feinter 😉

  3. Bonjour Nora,

    Bravo pour cet article. Je le mets dans mes favoris, car c’est un excellent mémo pour écrire ses articles de blog, autant que pour des twits ou des posts et bientôt des articles facebook.

    Au final le lead nurturing correspond à tout ce qui est rapide, distrayant, visuel, et dont le contenu est facilement identifiable.

    Je ne connaissais pas le terme « snackable » et je le garde en couveuse.

    Je tweet, je share et je flipboard sur le mag contentologue 😉

    Sophie

  4. Bonjour

    Merci pour l’article, c’est un peu ce que je disais dans un de mes articles sur les contenus « fast food ».

    Il y a quelques astuces sympas :

    – Utiliser Canva.com pour faire des « vignettes » avec par exemple une citation clé d’un article de blog, que l’on peut publier en plusieurs fois sur Facebook avec mention du lien (ex: un lien vers un livre blanc)

    – Traduire des infographies anglaises (avec le droit ou la citation ou le lien vers l’auteur)

    – …

    Cordialement

  5. Bonjour,
    Approche très intéressante : cela me fait penser à de nombreux posts que l’on découvre souvent (exclusivement) sur les réseaux sociaux.
    En effet, c’est attractif et ludique, et on assume une qualité modérée ou partielle du contenu… A manipuler avec précaution selon son activité quand même.
    Il y a même des publications qui sont relayées sans avoir été vraiment visitées. Le titre, la description et l’image suffisent (mini snack).
    Je pense tout à coup à un 9e exemple : la citation illustrée 😉
    Bonne journée à tous !

  6. Bonjour,

    Finalement vous ne nous dites pas comment déployer une « stratégie Snackable Cotent ». Vous donnez des types de contenus qui se consultent rapidement, ça ne constitue pas pour autant une stratégie.

    Sincèrement, je ne crois pas qu’une telle stratégie puisse honnêtement exister. Le fil conducteur d’une stratégie doit être l’orientation commune des efforts vers le même but. Et produire du contenu facile à lire n’est pas un but stratégique. Au mieux il serait une compétence qu’il faut utiliser face à certaines contraintes.

    A mon humble avis, le « Snackable Content » est un concept vide qui n’aurait jamais dû être inventé, mais il y aura toujours des gens qui inventeront ce genre de « stratégies » pour duper les clients naïfs et avides de nouvelles tendances. (là je ne parle pas de vous, je sais que vous avez repris le concept, et vous avez le droit d’avoir un autre avis)

    Merci 🙂

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