Best Of E-commerce Référencement naturel — 26 mai 2015 — 13 commentaires
Comment dupliquer sa boutique en ligne pour doubler son trafic SEO ?

Quelle est la problématique ? De nombreuses situations peuvent amener un e-commerçant à réfléchir à dupliquer tout ou partie de sa boutique afin de récupérer davantage de trafic naturel. Voici quelques cas…

– la boutique principale est déjà première sur tous les mots-clés et le but est donc de venir récupérer la 2ème position en plus avec une 2ème boutique.

– la boutique principale s’est faite pénaliser (Pingouin par exemple) et vous préférez repartir sur du neuf sans « tuer » la première boutique qui continue à rapporter un CA intéressant qui va être difficile à développer.

tester 2 approches de netlinking pour ne pas mettre tous ces oeufs dans le même panier et moins redouter la pénalité.

– vendre à une cible différente (particuliers/professionnels)

segmenter son catalogue produit (e-commerce sur une gamme de produits en particulier déjà intégrée sur le e-commerce principal)

D’autres raisons peuvent exister, n’hésitez pas à rajouter la vôtre en commentaire pour rendre cet article encore plus complet.

Quel que soit votre cas, il va falloir prendre les précautions nécessaires pour que cette duplication ne soit pas mal prise par Google, ce qui pourrait avoir comme effet de pénaliser votre nouvelle boutique, ou pire encore, votre boutique principale. Et c’est là que les choses se compliquent car, comme tout le monde le sait, Google ne va pas vous aider dans cette lourde tâche à mesurer ce qui sera acceptable ou non. Ce n’est donc pas un critère en particulier qu’il faudra surveiller mais un environnement entier : la boutique dans son ensemble.

Cadre de l’étude

Pour l’exemple, nous nous mettrons dans la peau d’un e-commerçant souhaitant dupliquer sa boutique de 10 000 références produits, avec la même offre produit, le même template (qui est unique à la base).

Le but de l’étude est de mettre en avant une méthodologie qui fonctionne en allant au plus simple, sans pour autant s’attirer les foudres de Google 😉

En prenant en compte les différentes problématiques qui se présenteront, on arrivera forcément à la conclusion que faire ça « simplement » est impossible.

Quels critères faut-il prendre en compte, et comment faire pour arriver à un résultat qui tienne la route ?

Même s’il faut penser le site dans son ensemble, il y a des critères précis à ne pas laisser au hasard. Pour cela, j’ai également demandé leur avis à 6 autres référenceurs:

Guillaume Peyronnet
guillaume peyronnet
Son site : www.gpeyronnet.fr
Son Twitter : @gpeyronnet
Les formations qu’il donne avec son frère : www.peyronnet.eu/blog/

 

 

 

 

Alexandre Santoni (alias Keeg)
alexandre santoni
Son agence : www.econcept.fr
Son Twitter : @keegfr
Son blog : www.keeg.fr

 

 

 

 

Walid Gabteni

walid gabteni
Son site : www.lightonseo.com
Son Twitter : @lightonseo

 

 

 

 

 

Sylvain Richard (alias AxeNet)
sylvain richard
Son agence : www.axenet.fr
Son Twitter : @axenetwit
Son blog : blog.axe-net.fr

 

 

 

 

Victor Lerat
victor lerat
Son site : victor-lerat.fr
Son Twitter : @VictorLerat

 

 

 

 

 

Mathieu Chartier
mathieu chartier
Son site : www.mathieu-chartier.com
Son Twitter : @formation_web
Son livre (co-écrit avec Alexandra Martin (Miss SEO Girl) : Techniques de référencement web sur Amazon

 

 

 

L’exercice est difficile étant donné que la problématique est tout de même très particulière. Ce qui est énoncé d’engage donc que leurs auteurs. Le but premier est de vous donner les bons axes de réflexion pour la duplication de votre boutique dans le but d’accroître plus rapidement votre CA.

Reconstruire une boutique avec la même offre produit (sans segmentation), possible ou pas ?

Il y a bien parfois plusieurs McDo, d’un même propriétaire, sur une même commune. Ils proposent les mêmes produits et les mêmes prix.

Alexandre Santoni

Guillaume Peyronnet

C’est toujours possible de refaire la même chose. Mais ce n’est pas vraiment une solution que je recommanderai : faire en double le même boulot dans une même entreprise, aussi bien en terme de SEO, marketing, etc. ça donne rarement de bons résultats. Ou plus exactement, ça ne donne pas d’aussi bons résultats que de rendre les choses uniques.

Alexandre Santoni

Pour commencer, je ne suis sûr de rien et j’ai de base envie de croire qu’il vaut mieux se concentrer sur sa boutique que de la dupliquer. Mais bien sûr que c’est possible ! Enfin, je crois. Pourquoi ne pourrait-on pas construire une boutique avec la même offre produit ? Depuis longtemps, Google cherche à comprendre ce qu’est le site et la popularité qu’il a.

J’ai tendance à croire que Google calque son algorithme sur une certaine réalité physique. Il y a bien parfois plusieurs McDo, d’un même propriétaire, sur une même commune. Ils proposent les mêmes produits et les mêmes prix. La différence se situe sur la question de la proximité et des locaux. C’est à ce niveau-là qu’il faut réfléchir pour un site Internet, même si je crois qu’une segmentation serait plus performante.

Walid Gabteni

L’exercice me semble difficile, outre la duplication de contenu, il faut prendre en considération le concept de duplication de structure ou « d’empreinte d’un site web ». Mais difficile ne signifie pas impossible.

Sylvain Richard

Si toute l’offre produit est identique, ça me paraît risqué.
Et puis tant qu’à proposer des produits identiques, je modifierais au moins un peu les noms des catégories, sous catégories et produits pour me permettre de me positionner sur des expressions-clés différentes et ratisser plus large avec mes 2 boutiques.

Victor Lerat

Techniquement c’est tout à fait possible mais la visibilité et l’intérêt de cette 2ème boutique seront réduits. D’un point de vue marketing, je ne vois pas du tout l’intérêt de créer une boutique identique sur un même marché avec les mêmes produits. Il est possible de vendre le même produit en ayant une approche différente d’un point de vue marketing / webmarketing. L’idée est d’aller chercher les différentes parts de marché qui existent en se différenciant sur le positionnement de la boutique.

Mathieu Chartier

Tout est possible, mais non sans difficulté. Je trouve que c’est extrêmement risqué de reproduire une boutique avec la même offre produit. Disons que c’est envisageable, mais la marge de manoeuvre pour réussir est très faible, et la réussite qui va avec également…

Conclusion sur cette question 

Tout le monde semble d’accord sur le fait qu’il est trop simpliste et trop risqué de partir sur une duplication pure, mais on voit émerger le fait qu’en repensant certaines choses au niveau marketing/webmarketing pour cette deuxième boutique pour en faire un ciblage différent, pour viser des requêtes complémentaires, cela peut devenir intéressant. La difficulté et le côté obscur sont là, mais en faisant les choses de manière intelligente, il est possible de tirer son épingle du jeu, mais comment faire cela intelligemment justement ?

Whois visible et identique. Même IP. Suicidaire ou honnête ?

Vu la volonté de Google de protéger le consommateur sur les thématiques YLYM (Your Life Your Money) : on perd moins à être honnête.
Alexandre Santoni

Même site, mêmes produits, et même serveur, c’est clairement dire à Google que l’on essaye de tricher.
Victor Lerat

Les référenceurs sont assez partagés sur cette notion comme vous pouvez le voir ci-contre.

En effet, la moitié pense qu’il faut jouer la carte de l’honnêteté, afin de montrer que l’on n’a rien à cacher. De plus, Google étant registrar, le fait de cacher les informations du Whois ne servirait à rien par exemple.

L’autre partie des référenceurs miserait plutôt sur le fait de tout rendre unique et caché. D’une part pour avoir de nouveaux critères qui ne déjouent par leur stratégie, aussi bien auprès de Google que des concurrents qui pourraient étudier leur façon de faire.

Conclusion sur cette question

D’après moi, tout dépend du niveau de duplication que nous atteindrons sur cette nouvelle boutique. Si de nombreux éléments sont changés sur le nouveau site et que l’on peut justifier, légitimement, l’existence de cette nouvelle boutique, alors il ne sera pas forcément utile d’avoir un serveur différent pour son site.

Par contre, si 99% des éléments sont identiques d’un site à l’autre, autant faire en sorte que ces éléments soient différents, mais vous l’aurez compris à ce niveau de l’article, faire un « simple » copier-coller de l’existant vous amènera droit vers l’échec, IP différente ou non !

Thème identique provoquant du contenu dupliqué dans le wording et dans la navigation : dangereux ou pas ?

Nous parlons ici du fait qu’une empreinte puisse être retrouvée entre les deux boutiques, à cause de wording identique sur des éléments du site, sachant que la première boutique avait un thème unique (on entend ici « thème graphique » et éléments de navigation tels que le menu, les filtres).

Exemple des zones en fluo sur le site de sarenza :

footprints sarenza

Les wording sont de véritables footprints

Walid Gabteni

La balise « main » en HTML5 peut aider

Victor Lerat

Guillaume Peyronnet

Le thème identique va faire apparaitre de fait quelques zones dupliquées. Les éviter est largement possible, il suffit d’un peu d’huile de coude. Donc on le fait !
D’ailleurs, d’un point de vue marketing, si on a segmenté l’audience, il faut certainement s’adresser à elle d’une façon différente.
De même, au niveau du graphisme, avoir exactement le même rendu n’est pas logique.

La hiérarchie identique ce n’est pas tellement grave dans l’absolu. Là où cela est problématique c’est si derrière les produits sont les mêmes : on aura alors une structure hiérarchique qui conduit à des pages identiques, avec dedans les mêmes contenus.

Alexandre Santoni

C’est à ce niveau où, si on veut avoir un espoir d’avoir au final une certaine réussite, il faut modifier et bien penser ces points-là. C’est ici qu’il doit y avoir une différenciation d’approche. Cela va plus loin que le SEO et empiète sur une stratégie marketing, véritable ou non.

Walid Gabteni

Si l’on considère que la duplication d’un site ne se joue pas uniquement sur le cœur des contenus, mais aussi sur sa structure générale, notamment « les wording » qui sont de véritables footprints autant modifier, d’autant que cette précaution ne me semble pas coûteuse.

Au niveau de la navigation, il est normal que deux sites de vente en ligne (même appartenant à des sociétés différentes) aient une navigation ressemblante. Encore une fois, j’évaluerai la possibilité d’intégrer des légères modifications pour ne pas que les deux navigations soient des clones parfaits.

Victor Lerat

Dans l’idéal il faudrait des éléments uniques. Pour pallier à ce contenu dupliqué, il faut avoir les moyens de créer du contenu unique en corps de contenu. La balise « main » en HTML5 peut aider dans ce type de cas. On peut ainsi montrer la partie d’une page où le contenu est UNIQUE de son site web. Pour une fiche produit, on peut imaginer la description par exemple.

La navigation n’est pas l’élément le plus critique mais plus un site est unique plus un site aura de chance de ressortir dans les SERPs de Google. Un site doit se différencier de ses concurrents même dans la hiérarchie des éléments.

Mathieu Chartier

C’est forcément « dangereux » puisqu’il y a du duplicate content. Disons que c’est un risque en plus sur un système déjà périlleux. Dans le cas d’une telle duplication, il vaut mieux éviter de donner le bâton pour se faire battre, notamment si on conserve le même hébergement (IP similaire), la même structure, etc.

Quand Google vérifie le duplicate content, le brevet le décrit bien, il ne s’agit pas uniquement de « textes », mais également de structure, etc. Google est capable de savoir si c’est le même site en quelque sorte (technologiquement, entêtes, contenus…), donc plus il serait possible de modifier des contenus (et si possible des éléments structurels), mieux c’est… La dose de danger dépend de ces facteurs ! ^^

Si ce n’est que le menu principal qui est dupliqué, je pense que ça peut encore passer sans être trop dérangeant, mais si c’est ce menu, plus les sous-menus, plus les emplacements des blocs, des contenus (…), ça fera trop copier/coller pour ne pas finir par être repéré par les robots.

Peut-être qu’il faudrait 6 mois avant que le robot tilte, mais ça me semble risqué, sachant que des sites qui n’ont qu’une page dupliquée (modèle, contenu, etc.) se font déjà avoir…

Conclusion sur cette question

L’unanimité sur cette question. En soit, la duplication d’un wording particulier ou d’un bout de menu n’est pas pénalisante. Mais c’est le fait que cela soit fait de manière trop forte qui rend le système global trop repérable, et qui ne pourra certainement pas tenir sur du long terme. Mieux vaut donc modifier le maximum d’éléments.

Title, meta description : qu’est-ce qui doit changer ?

Plus on différencie, plus on a de chance d’aller chercher des positionnements sur des requêtes distinctes.

Sylvain Richard

Guillaume Peyronnet

Tout doit changer. Les titles, le nom de la boutique, l’url, les titres des pages produits, les meta descriptions, etc.

C’est impératif : on duplique pour obtenir un morceau d’audience qu’on n’a pas déjà. Si on refait la même chose, or filtrage éventuel pour contenu dupliqué, on risque de ne pas davantage pouvoir atteindre le but recherché.

Alexandre Santoni

Toutes les balises fondamentales doivent être modifiées. Il me paraît dénué de sens de mettre exactement les mêmes données sur ces points d’importance. Title, h1, h2, meta sont très facilement automatisable à grande échelle avec un peu de travail et d’imagination. Le temps passé à générer une bonne grosse automatisation différente du site initial ne pourra être que rentable.

Walid Gabteni

Je suis beaucoup plus exigent sur ce point. Ce qui doit changer dépend de la manière dont on renseigne ces deux balises. Dans mon cas j’essaie sur la title par exemple de créer une symbiose entre l’expression clé visé et du wording dédié à l’incitation au clique. Je modifierai la partie « incitation au clique » et laisserai la partie keywords à l’identique

Sylvain Richard

Plus on différencie, plus on a de chance d’aller chercher des positionnements sur des requêtes distinctes.

Victor Lerat

A mon sens, aucun importance sur la duplication d’un title et d’une meta description entre deux sites. Il faut que ces éléments soient uniques sur un même site mais cela ne sera pas pénalisable entre deux sites. D’ailleurs sur la plupart des requêtes concurrentielles, les sites utilisent une même et unique balise title. Google rajoute à son bon vouloir, le nom ou la marque du site pour différencier ses résultats dans une page.

Mathieu Chartier

Selon moi la totale. Ce sont deux sites différents (bien que dupliqués) qui doivent avoir des contenus remaniés et par conséquent des <title> et <meta /> également. Qui plus est, c’est le meilleur moyen de toucher encore plus de requêtes, de visiteurs, de prospects……

Conclusion sur cette question

Il y a un intérêt certain à optimiser un peu différemment ces requêtes fondamentales en référencement, notamment le <title>.

Je pense que la meta description est plus discutable car elle ne va pas servir au positionnement et le contenu dupliqué d’un site à l’autre sur cette balise ne peut pas pénaliser l’une ou l’autre des boutiques d’après moi.

Mais faire une modification en masse de ces balises est tellement peu onéreuse en temps et en argent qu’il est tout de même judicieux de les modifier.

Les chemins d’URL (http://www.url.fr/chemin-url.html) doivent-il être uniques ?

Souvent les URL dépendent du « titre » du produit ou de l’article, cela peut-être assez simple à mettre en place.

Mathieu Chartier

Guillaume Peyronnet

Il est douteux de penser que le chemin d’url est reconnu comme dupliqué pour un moteur de recherche, entre sites. Par contre, comme précédemment, on peut penser que si deux résultats sont côte à côte dans le moteur de recherche et que les chemins d’urls sont exactement les mêmes, on donne une impression de déjà-vu non qualitative.

Donc varier n’est pas mal finalement.

De plus, cela peut être l’occasion de cibler un peu plus longue traine via les mots-clés dans l’url.

Alexandre Santoni

A mes yeux, non, on peut conserver les mêmes sans s’attirer la foudre. Cela dit, le temps / risque joue en la faveur d’une modification des URL.

Sylvain Richard

Si on change les noms des catégories et produits, on n’aura pas les mêmes, donc plus de souci.

Victor Lerat

A mon sens, cela n’a aucune importance au même titre que le title ou les meta description.

Mathieu Chartier

Il faut éviter le DUST et les URL doublons, donc il faut des URL différentes pour les deux sites, mais comme souvent les URL dépendent du « titre » du produit ou de l’article, cela peut-être assez simple à mettre en place.

Conclusion sur cette question

Les arguments sont globalement les mêmes que pour les titles et les meta descriptions. Donc si vous changez le titre de vos produits, plusieurs problèmes se résolvent en même temps, alors il ne faut pas s’en priver.

Les images (taille, poids, données exif, balise alt) doivent-elles être différentes ?

Je ne considère pas que cela entraînera des pénalités d’un point de vue SEO.

Guillaume Peyronnet

Guillaume Peyronnet

Les images sont idéalement différentes. C’est bien pour montrer que les choses que l’on propose sont exceptionnelles (sinon, pourquoi acheter sur tel site plutôt que tel autre). Cependant, dans le cas de fiches produits et de produits qu’on retrouve un peu partout sur le web, je ne considère pas que cela entraînera des pénalités d’un point de vue SEO.

Alexandre Santoni

Dans le cadre de Google Images, avoir de nouvelles images est toujours favorable pour arriver à travailler les deux sites sur ce point-là. Mais le travail est colossal. Alors, par petitesse, travaillons et automatisons les alt.

Sylvain Richard

Encore une fois, tout différencier est la meilleure solution. Maintenant, pour le moment Google n’est pas super doué avec les images, alors à part les ALT, je pense que l’on peut conserver les mêmes photos.

Victor Lerat

Oui à mon sens ! Google évitera de positionner deux fois une même image dans son moteur. Il est donc important de varier les images et d’utiliser des images uniques.

Les images uniques sont un critère important sur Google MyBusiness par exemple. Cela montre bien que Google souhaite mettre en avant des images qui ne sont présentes que sur un seul et même site de préférence.

Mathieu Chartier

Même chose que précédemment, il faut idéalement changer ça. Disons que si la structure reste globalement la même (à quelques blocs près qui seraient éventuellement bougés quelques peu), il faut que chaque élément de contenus changent.

Pour ce qui est du poids des images, de leur taille et données Exif, je pense que ça peut éventuellement rester identique car les images ont parfaitement le droit d’être « dupliquées » (quand on achète une image dans une banque d’image, on a bien la même que d’autres acheteurs…). En revanche, changer le ALT me semblerait opportun pour des raisons d’optimisations et pour éviter une fois encore des risques de duplicate content.

Conclusion sur cette question

Pour aller vers la simplicité, pour quelque chose qui ne serait pas pénalisable à priori, changer la balise alt de vos images serait suffisant. Là encore, le titre de votre produit ayant déjà été modifié, il suffit de le répercuter dans votre balise alt.

Ce que les référenceurs ont à rajouter

Quelque chose à rajouter Guillaume Peyronnet ?

De mon point de vue, la meilleure façon de réussir une duplication de boutique est de diviser les équipes en deux. On fait comme dans les séries américaines avec des avocats : « muraille de chine ».

A partir d’un même catalogue produit chaque équipe fabrique son site selon son bon sens, puis finalement, on compare les édifices montés afin d’éviter les duplicates.

Dupliquer à l’identique cela ne fonctionne pas très bien. Les nombreux marchands qui fournissaient leurs catalogues clients à des milliers d’affiliés le savent : on prend des risques.

Le minimum à faire est au moins de segmenter l’offre. Ou alors de conserver toute l’offre et de tout rendre unique.

Il n’y a aucun intérêt à avoir plusieurs sites qui proposent exactement la même expérience utilisateur sur une page de résultats de recherche. Méditons là-dessus 🙂

Les autres facteurs importants sont ceux habituels : attention aux facettes, au linking commun, aux contenus dupliqués, etc.

Quelque chose à rajouter Alexandre Santoni ?

Je réitère ce que j’ai pu signifier au début : il me semble plus rentable de travailler sur son propre site. Le vrai facteur risque est de plomber son site premier. C’est pourquoi tous les éléments modifiables sur la partie automatisation est indispensable : design, balises, hiérarchie et niveaux, textes annexes.

J’ai aussi envie de croire aujourd’hui que Google aime les sites qui aiment les utilisateurs. Il faut s’évertuer dans le cadre de cette duplication à imaginer une plus-value visiteur et à la mettre en place d’un point de vue technique.

De mon côté, je suis en train de faire des gros tests, répondre à ces questions m’a donné des envies ! #teaser

Quelque chose à rajouter Walid Gabteni ?

Le plus problématique d’après moi : La rédaction des fiches produits. Actuellement une grande majorité de e-commerçants se contente des descriptions techniques pour vendre un produit, si cela est une hérésie marketing, c’est également contre-productif pour le référencement, bien que cette façon de faire a le grand avantage d’être très peu coûteuse.

D’un point de vue SEO, une description produit 100% technique est une description qui n’apporte aucune information supplémentaire si elle est comparée à celle d’un concurrent, à moins d’avoir l’exclusivité sur le produit.

Je pense que le e-commerce devrait donner plus souvent sa chance au SEO Copywriting, non seulement pour décupler la visibilité du produit, mais aussi pour rendre la fiche plus performante. Cela peut sembler paradoxal, mais une fiche produit ne devrait pas être centrée sur les détails du produit, mais bel est bien sur le client idéal.

Quelque chose à rajouter Victor Lerat ?

Le contenu, le contenu, le contenu ! Pour propulser deux sites identiques en termes de produit, il est important que le contenu ne le soit pas lui ! Un contenu unique en adéquation avec le positionnement du site doit être réalisé.

Les liens sont encore un facteur très important. Les différents sites ne devront pas recevoir les mêmes liens, là aussi ça serait montrer à Google que l’on triche sur la stratégie de linking. Les liens peuvent s’obtenir de manière différente en fonction du positionnement du site. Encore une fois le positionnement stratégique et les valeurs d’une entreprise peuvent influer énormément sur une stratégie SEO.

Quelque chose à rajouter Mathieu Chartier ?

Pas mal d’optimisations courantes ont déjà été traitées ici, mais il faudrait également penser au rendu responsive (pas exactement identique si possible), à la question de l’HTTPS (il suffit que le site dupliqué en profite pour être en HTTPS tant qu’à faire pour le démarquer un peu du premier), etc.

Conclusion générale

Changer le maximum de choses

Au final, la solution est simple : il faut changer le maximum de choses pour être (ou paraître) le plus naturel possible.

Segmenter votre offre… ou faire semblant

Selon moi l’idéal est de faire (ou de faire croire) que l’on a un positionnement différent au niveau du produit et/ou du client. C’est la clé pour rendre le tout légitime à 100%

Une arme redoutable : maîtriser le crawl de Google sur le site

Je vous invite à également réfléchir à propos d’un point qui n’a pas été évoqué ici mais qui concerne la maîtrise de l’indexation de vos pages, du crawl de Google. Cela peut constituer un point fort de la stratégie de duplication selon moi, car pourquoi ne pas choisir ce qui sera indexé ou pas sur votre nouvelle boutique ? Avec l’expérience de la première boutique, vous savez quels sont les produits qui sont recherchés par Google et achetés comme tels et les produits qui ne seront pas l’intention d’achat numéro 1, mais qui viendra compléter la commande du client.

Typiquement, pour un e-commerçant de jouets pour enfant, certains de ces produits fonctionne avec des piles. Il doit logiquement permettre au visiteur d’acheter des piles sur son site mais doit-il pour autant chercher à se positionner sur ce produit ? A méditer pour aller plus loin…

Je tiens également à remercier les référenceurs qui ont joué le jeu. Ca leur a pris du temps de cogiter sur ces questions et ce n’était pas un exercice évident.

Source image : Shutterstock.

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L'auteur

Matthieu Verne

Matthieu Verne est un auvergnat spécialisé dans le référencement naturel avec son entreprise ReferenSEO. Ayant rencontré des problématiques diverses, aussi bien sur des petits que sur des grands comptes, sur des sites vitrines que sur des sites e-commerce, Matthieu Verne partage ses connaissances SEO et cherche la discussion, l'échange. N'hésitez pas à contacter Matthieu par mail, par son site ou par Twitter pour engager la discussion. Il dispose également d'une boutique en ligne de déguisements : http://www.deguiz-fetes.fr/ et a donc une bonne expérience sur le e-commerce en général.

 


13 Commentaires

  1. Sur Hong Kong j’ai vu des boites avoir plus de 10 boutiques en ligne dont certaines en jachère en cas de litige. J’en ai tenu quelques unes d’entre elles à une certaines époques lorsque des produits étaient trop border line.

    En faite, que tu vendes un produit ou un service, il faut surtout apporter une réponse à l’internaute.

    Du coup, je suis partisan pour avoir plusieurs boutiques, mais chacune doit être spécialisée dans quelque chose sinon je ne vois pas l’intérêt.

    Comme lorsque tu vends un service. C’est plus clair de séparer tes prestas, et tu réponds à plusieurs problématiques évoquées ici.

  2. Merci pour cet article très intéressant et original en terme de stratégie pour e-commerce.

    Pour compléter cette approche un article sur la gestion des stocks de ces différents sites pourrait être intéressant. Cela me donne des idées! 😉

    @njchevalier

  3. Merci de m’avoir interrogé à ce sujet. Finalement, on retrouve beaucoup de recoupement dans les avis, ce qui est une bonne chose.

    Pour ma partie #teaser en fin, sachez que le lancement du projet devrait arriver sous peu, tout est presque bouclé.

  4. Excellent article très instructif qui risque de donner des idées à de nombreux e-commerçants !

  5. Pour l’avoir fait, je confirme que le secret est dans la séparation totale des deux sites. Il faut tout changer, le plus dur étant de partir de deux thésaurus SEO assez différents, ce qui permet à la première boutique de rester première et à la seconde de prendre sa place sans manger la première.

    Par contre, je confirme que c’est un gros boulot, car on repart à zéro avec la contrainte supplémentaire de s’éloigner le plus possible de la première boutique.

  6. Je suis peut être paranoïaque mais pensez également à créer un compte Google Analytics différent avec un autre gmail, idem pour google webmaster tool.
    Pour le Whois, ce n’est pas bien compliqué d’indiquer 2 personnes différentes…

    Cette technique est tout à fait légitime pour certains secteurs où la brand awareness est presque inexistante. Mon dernier exemple en tête, c’est sur la niche des gourmettes de bapteme. Il est rare d’acheter plusieurs fois ce produit. On peut se passer de vouloir construire une marque avec une stratégie sociale & co et plutôt investir ce temps dans la création d’un autre site avec une strat SEO différente.

    J’ai déjà vu de très grandes acteurs du web utiliser ces méthodes, de façon très sales parfois, ça fonctionnait plutôt bien pour eux…

  7. Vu le boulot et l’investissement financier que ça peut être (si on le fait faire), n’est il pas plus rentable pour le marchand de bosser sur la conversion du site actuel ou la longue traîne sur les produits actuels du premier site ?

    Je partage l’avis de Rodrigue sur le fait de spécialiser les boutiques. Mais du coup, ce n’est plus vraiment du duplicata de boutique, c’est plutôt amener plus de facilité pour le futur visiteur.

  8. @Rodrigue, merci pour ton retour d’expérience.

    @Nicolas, je ne suis pas spécialiste de la gestion des stocks, mais si vous écrivez un tel article, venez le dire ici.

    @Alexandre, merci pour ta participation. Et hâte de voir ce que donne ton projet !

    @Bastien, à chacun de s’y retrouver dans sa stratégie en effet. Il faut mettre les efforts (financiers ou autres) là où la rentabilité sera la plus forte. Cet article traite une problématique précise, mais il ne faut pas foncer tête baissée là dedans, chaque cas est différent.

    @Damien, tu n’es pas le seul à être paranoïaque, mais ta question revient à la question du Whois dans l’article. Google a tellement de moyen de savoir qui tu es, qu’il sera difficile de te cacher vraiment, d’autant plus s’il s’agit de la même entreprise derrière. Mieux vaut jouer franc jeu d’après moi…

    @Régis, tout est dans la gestion de la stratégie de ces deux sites en effet, pour tirer le meilleur parti de chacun, et que chacun reste à sa place.

  9. Article très intéressant. Par contre la segmentation de son offre en plusieurs sites va bien plus loin que le simple avantage SEO.

  10. @Sylvain, nous sommes d’accord, le SEO n’est qu’un des avantages de cette technique. Il y a de multiples autres applications à penser pour profiter encore plus de cette duplication.

  11. Z’auriez du me demander – c’est mon pain quotidien ca depis que je suis passé chez l’annonceur.

    un point sur lequel je souhaiterai donner mon avis c’est le cauchemar en rapport a la non duplication de contenu / création de contenu unique de qualité – j’en avais d’ailleurs parlé lors d’une présentation pour le DOYOUSEO camp – c’est deja pas evident de créer du contenu unique de qualité avec un seul site selon dans quelle thématique on travaille – avoir 2 site c’est se compliquer la tache

  12. @Le Juge, mince alors, tu me fais regretter de ne pas t’avoir interrogé 🙁

    Pour toi, le plus gros frein serait donc la génération de contenu ayant une bonne valeur marketing en plus que SEO, c’est bien ça ?

    Quels sont les autres points que tu as évalué comment étant les plus critiques ?

  13. Bonjour,

    J’ai lu l’article 2 fois et je suis un peu surpris de n’avoir personne mentionner le hreflang ou de local SEO. Si déjà vous investissez du temps et de l’argent, visez des pays ou des régions différents sont d’extraordinaire levier de conversion ! Si bien configuré, les hreflang tags répondent parfaitement à ce but.

    Qu’en pensez-vous ?

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