Community management — 23 octobre 2014 — Aucun commentaire
Comment fonctionnent les réseaux sociaux: de la pratique à la théorie?

Les réseaux sociaux sont-ils intelligents ? Dans « Social behavior as exchange », Homans développe la théorie de l’échange pour comprendre l’interaction sociale. Mise en relation avec la théorie du conditionnement opérant et du processus de renforcement positif de Buhrrus F. Skinner inspirés des analyses pionnières d’Ivan Pavlov, de telles grilles d’analyse permettent-elles de comprendre le fonctionnement des réseaux sociaux ?

La théorie de l’échange  : au cœur du comportement des internautes

pyramide“To consider social behavior as exchange of goods may clarify relations among for body of the theory: behavioral psychology, economics, propositions about the dynamics of influence and propositions about the structure of small groups“

Deux internautes X et Y  sont mis en relation. L’interaction entre X et Y se traduit par l’échange et le partage  d’informations. Pour qu’il y’ait un échange bénéfique de tous, il est essentiel que les coûts engagés par l’un soient inférieurs et constituent un bénéfice X résultant de la transaction intervenue avec Y. En retour, l’internaute obtient un bénéfice Y inférieur au bénéfice de X.

Simplement !!! Sur les réseaux sociaux, l’échange porte principalement sur l’information et répond à notre besoin de communiquer, de se réaliser. Sur le web, réagir, c’est aussi communiquer. Par les tweets, likes… l’action de l’internaute traduit un besoin unique.

De la transaction sociale à la transaction émotionnelle/psychologique sur les réseaux sociaux

La satisfaction de chaque internaute participe au bénéfice des autres internautes qui ont accès à l’information lors du processus de partage et de diffusion sur les réseaux sociaux. Le bénéfice psychologique et/ou émotionnel est optimal pour l’internaute principal qui déclenche le partage de l’information. Rappelez-vous du tweet de victoire du Président OBAMA lors de la présidentielle aux USA. N’était-il pas humainement heureux, honoré d’avoir reçu le soutien des électeurs américains ?

Les réseaux sociaux répondent au besoin naturel de communiquer instantanément avec le reste du monde. Si la joie animait le Président OBAMA, dans certains cas, il peut s’agir de la tristesse, la frustration, la compassion que l’on exprime à travers un post… et voilà le processus déclenché. Ce sont autant de régularités quotidiennes qui décrivent le comportement des internautes au quotidien.

Tout en restant bien réel chez les autres internautes, le bénéfice émotionnel et le besoin de s’accomplir s’effritent avec le temps et selon les partages. Selon vous, à quoi est dû le buzz ? Sinon à notre désir de communiquer, de traduire une émotion, de dire j’y ai participé

images internaute central

Au final, l’internaute déclencheur ou diffuseur principal et les internautes participants ou diffuseurs secondaires au processus de partage de l’information via réseaux sociaux obtiennent un bénéfice psychologique/émotionnel global en fonction de l’impact ou des conséquences de leurs actions singulières. Un peu compliqué !!! C’est ce que nous faisons au quotidien en partageant une information

Du conditionnement opérant au renforcement positif : une longue traine pour comprendre l’interaction sur les réseaux sociaux

Tout réseau est social, car il met en relation plusieurs internautes aux profils aussi divers les uns des autres.

  La structure sociale est la raison d’être de tout réseau.

Bien que le conditionnement opérant et le renforcement positif permettent de comprendre le fonctionnement des réseaux sociaux et le comportement des internautes, leur action n’est pas réductible aux seuls effets du conditionnement.

Nous sommes ondoyants et divers, ne l’oubliez pas ! Par conséquent, nous n’avons pas la même réaction face à une information. Il y va parfois de notre humeur, de notre sensibilité, de nos centres d’intérêt… voire de notre agenda. Pour preuve, après avoir lu ce post, vous le partagerez certainement !!!

Ainsi, les valeurs, les normes, la culture, la socialisation de l’internaute sont autant de « formes » , pour parler comme Georg Simmel, qui contribuent à la compréhension de nos comportements sur le web. Bien plus, notre sensibilité et la contribution individuelle de l’internaute sont les vecteurs d’une participation passive ou active sur les réseaux sociaux.

L’adaptation, l’intériorisation et l’apprentissage des pratiques et fonctionnements des réseaux sociaux conduisent à une maitrise de ces outils. Génial !!! D’où, l’importance du conditionnement opérant de Skinner et du renforcement positif dans la compréhension de cette adaptabilité des internautes sur les réseaux sociaux. De l’expérimentation à l’expertise, le comportement des internautes évolue au quotidien.

De nombreuses applications sont développées pour un usage simple et agréable des réseaux sociaux. Toujours créer de l’intérêt est essentiel. N’est-ce pas une forme de conditionnement ? En effet, le réseau, parce qu’il est social, ne  doit jamais s’arrêter. D’où, une évolution permanente. Si certains réseaux disparaissent, c’est en fait parce que leur fonctionnement n’a pas  su s’adapter à la structure sociale, Bref…à nos nombreuses attentes aussi nombreuses et divergentes, les unes des autres.

En tant qu’internautes, nous sommes l’âme des réseaux sociaux.

Ce sont des stimuli extérieurs qui interfèrent positivement,en apportant une réponse peu ou prou adaptée aux besoins physiologiques/ émotionnels et communicationnels des internautes. En effet, il suffit simplement de cliquer, liker, (re)tweeter, ou de faire un post…et le tour est joué.

À ces stimuli extérieurs, il est important de relever qu’il existe des stimuli propres à l’internaute. Ne pas les reconnaitre laisserait beaucoup songeur. L’internaute lambda est animé par des propriétés spécifiques, susceptibles de le faire gagner en autonomie.

Source image : Shutterstock

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L'auteur

Marcel Abanda

Après plus de 3 ans dans le domaine de la rédaction web spécialisé chez Siloas inc, Mondoblog, à l'Organisation internationale de la Francophonie comme assistant de projet et chargé de gestion et de rédaction de contenus web, je parfais mon expertise en communication web en tant que consultant. Pour moi, le web n'a pas de frontière, et il ne faut pas être super doué pour y travailler. En l'absence de projets, je blogue et rédige quelques articles. Ecrire sur le web, c'est avant tout exister...

 


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