Analyse d’une page de vente (et structure à appliquer)

Remettons-nous dans le contexte. Nous sommes un jeune copywriter ambitieux qui travaille dans une agence publicitaire (j’adore imaginer mon travail comme ça). Nous devons rédiger une page de vente dans un journal pour convaincre le plus de lecteurs à prendre le produit. Comment construire un argumentaire impactant en une page et 500 mots ? C’est ce que l’on va voir dans cet article…

Apprenez à vendre et persuader avec les mots, découvrez notre formation au copywriting.

Voilà la bête.

Une page de vente à l’ancienne (que c’est beau).

La structure visuelle

Ce qu’on peut remarquer en premier, c’est la conception visuelle de la page.

Si on devait faire un schéma, ça ressemblerait à ça :

3 parties.

Bien distinctes.

1. L’accroche

On accroche le prospect pour qu’il s’arrête et écoute ce qu’on a à lui dire avec une attention absolue comme si on lui collait un gun sur la tempe.

2. Le discours de vente

C’est tout simplement là où on va placer notre argumentaire de vente (via une structure très spécifique que tu peux réappliquer dans ton activité. On va analyser la structure par la suite).

3. La note

C’est là où le client va faire ce que tu lui demandes, ici remplir un bon pour le produit.

Maintenant, on va mettre notre scan de marketeur pour décrypter au mieux cette page, et voir comment tu peux t’en inspirer pour ton activité aujourd’hui.

La première partie : Le Titre

Comme on peut le voir, le Titre ici prend un espace important dans la structure de notre page de vente.

Il représente bien 40% de la page (sans compter le bon qui prend de la place).

Le titre est ce qui prend le plus de place visuellement.

Soit sur cet emplacement qu’on a payé dans le journal, on décide d’investir 40% de notre budget pour 10% des mots.

Qu’est-ce que cela veut dire ?

Tout simplement que ce que tu vas mettre en titre est la chose LA PLUS IMPORTANTE !!

Il ne faut pas se contenter de le faire au feeling, et encore moins de commencer par ça (tu peux faire un brouillon évidemment)…

Imagine !

C’est comme si tu étais au stand de tir.

Tu as une cartouche. Et si tu fais mouche, je t’offre 5 millions d’euros, je sais que l’argent ne fait pas le bonheur, mais je pense que pour cette somme, tu tentes au moins de tirer une cartouche.

Et surtout, je pense que pour tirer tu vas bien prendre ton temps.

Tu vas te concentrer, contrôler ta respiration pour ne pas trembler pour être le plus précis possible afin de maximiser tes chances de réussite.

Donc tu ne vas pas tirer en 2 secondes sauf si t’es un gars qui fait ça depuis 10 ans et qui a l’habitude.

Là, c’est pareil.

Prends ton temps sur le titre.

Ce sont les mots les plus importants que tu vas rédiger.

C’est ce qui va harponner tes prospects (je ne te parle même pas de l’image, s’il y en a, ou même tes pubs. Bref, là, c’est un autre sujet. Humm… un bon article d’ailleurs, dis-moi si cela t’intéresse).

Et dans une guerre d’attention comme on est aujourd’hui, il est plus qu’important de savoir faire de BONS titres et pas de faire des titres écrits avec les pieds…

(Évidemment, il est important de faire de bons contenus je t’en parle dans un autre article ici)

La spécificité ici, c’est que le copywriter a bien fait son travail (on peut l’applaudir, car cela prouve que le gars ou la nana était pro).

Pourquoi ?

Car il a fait ce que la moitié ne fait pas :

C’est le sous-titre ( T2)

On remarque le contraste entre le titre et le sous-titre par la différence visuelle : ici, la taille de police et le fait que le titre (T1) soit en gras.

Alors là, tu vas me dire : « Maxence, à quoi ça sert de faire un sous-titre ? Est-ce que je dois en faire sur mes pages de ventes ? « 

Minute papillon, on y vient.

Est-ce que tu dois absolument faire des sous-titres ?

Non.

D’ailleurs, tu n’es obligé à rien. Mais si tu maîtrises l’art de faire de bons sous-titres, tu auras évidemment plus d’impact (et tu connais la conséquence de ça… ????????????).

A quoi sert le sous-titre ?

Le sous-titre permet d’apporter plus d’éléments au titre afin de faire saliver ton lecteur (et il va être lu par bien plus de personnes que le reste de ta page, donc tu augmentes tes chances d’avoir plus d’impact et de convaincre ton client).

Ici : « Forgez-vous le corps d’un homme vraiment homme. »

On attise la curiosité du prospect, car il ne connait pas la solution pour avoir un corps parfait, et pour enfin se vanter de montrer son bibi comme le gars en photo.

Pour en savoir plus et tenter de voir la réponse de ce corps Apollon, on est OBLIGÉ de lire l’argumentaire et donc de passer à l’étape 2 (et tout ça de façon naturelle, c’est ce qui fait la différence entre un bon vendeur et un marchand de tapis).

Le truc en plus ici , c’est que le copywriter ne s’est pas arrêté là.

Il a ajouté de l’urgence dans le sous-titre pour être sûr que le lecteur lira TOUT DE SUITE l’argumentaire.

« Avant Pâques ou vous ne paierez rien. »

Soit il faut qu’il passe à l’action au moins avant Pâques pour tenter d’utiliser la garantie (pour nous, c’est la même chose. On veut que notre client achète nos produits MAINTENANT).

2) La rédaction

Sur cette page, on peut facilement apercevoir 4 blocs (Ah oui, quand tu rédiges ta page de vente, tu dois le voir comme des blocs que tu rédiges. Je te partage la structure que j’utilise quand je rédige mes pages de vente ici si ça peut t’aider).

C’est bien plus enthousiasmant.

Et plus facile…

…on ne se dit pas qu’on doit rédiger une page et 2000 mots d’un coup ! (voir plus)

1. Premier round

1.1 On peint la toile

Pour faire simple, on remet le contexte.

Ici, le but est de s’assurer que c’est bien notre prospect idéal qui nous lit (si tu veux améliorer la connaissance de ton client idéal, tu peux lire cet article).

Comme le copywriter l’a fait. Cela nous permet de « rejoindre la discussion » que ton prospect a déjà commencée dans sa tête, ce qu’il se dit.

« Si vous pensiez … »

1.2. Annonce directe

Un peu particulier, et on n’est pas habitué à voir ça (même si ça marche bien).

Le copywriter décide d’annoncer la solution dès le début !

Mais attention malheureux !

Note bien qu’ici, on ne fait QUE nommer la solution. On ne demande pas à la personne d’acheter ni de faire quoi que ce soit afin de commencer l’ascension émotionnelle en emmenant notre client par la main vers le paradis ou la situation où il n’a plus son problème de muscle, et il peut enfin être fier de son corps. Bref, on l'emmène vers ce qu’il veut obtenir.

On parle BÉNÉFICE.

« Les hommes vous envieront »

« Les femmes adoreront »

Et en plus, on ajoute une preuve de ce qu’on annonce, car oui, on n’est pas des charlatans.

On prouve que ce que l’on dit est vrai.

« Il a été scientifiquement prouvé »

2- Imagine…

Là c’est magique…

Pouf tu as commencé l’ascenseur émotionnel, là tu l’emmènes jusqu’au 7e ciel.

Tu le fais rêver.

« Imaginez-vous »

Tu ne fais pas qu’annoncer les bénéfices, tu dis ce qu’il voit, ce qu’il ressent.

Qu’est-ce qu’il pourra faire une fois arrivé à ce stade ?

Qu’est-ce qu’il pourra réaliser ?

Qu’est-ce qu’il pourra peut-être toucher !

(Ici, on te dit clairement que tu pourras mesurer les résultats grâce « aux miroirs »  qui sous-entend que toi (et évidemment les autres !! vont le voir) et le mettre souple pour le « CALCUL des résultats », et ça on ne peut pas triché.

On notera l’annonce subtile de la garantie un peu trop « push » à mon goût, « la preuve en 2 semaines seulement ».

3- L’annonce de ton produit (partie 3)

Maintenant que tu as fait très clairement saliver ton prospect, que tu l’as fait patienter, il est temps de passer à table.

Et tu lui présentes le menu (je ne sais pas ce que j’ai avec les métaphores culinaires, mais cela s’y prête pas mal je trouve).

Si on sort notre scan de marketeur, on remarque des éléments de preuve et de crédibilité avec l’utilisation du jargon scientifique et la liste de nombreux athlètes, donc Monsieur super muscle de l’univers et les quelques 2 millions d’utilisateurs amateurs… 

Franchement, messieurs… qu’attendez-vous…

D’ailleurs, si vous ne voulez plus attendre, c’est parfait, car on vient à l’étape suivante.

4- La prise par la main

On dit EXACTEMENT ce que doit faire le prospect. Cela lui évite de réfléchir et lui rend la tâche bien plus facile « postez le bon aujourd’hui pour recevoir le bon ».

On rappelle ce qu’il va recevoir et surtout ce qu’il ne veut pas recevoir, car ça le saoule ici :

« sans engagement et pas de démarcheur »

Et la garantie avec une dose d’urgence :

« Si pas de résultat avant pâques »

(Donc prends aujourd’hui pour avoir la garantie qui te promet que tu vas avoir des résultats avant Pâques !)

« Renvoyez le bullworker sans rien nous devoir »

(Là, c’est carrément trop fort).

Pourquoi ?

Car peu de personnes vont VÉRITABLEMENT rendre le bullworker.

De plus, on peut rajouter des conditions d’envoi et le rendre compliqué (renvoyez dans le paquet carton d’origine, et en état, une photo de vous en train de faire un couscous tajine format A4 par exemple…)

Blague mise à part, c’est un concept important en persuasion, et qui va dissuader les petits malins qui veulent simplement profiter de l’offre.

Sur le web, on peut facilement faire la même chose.

Je m’explique. Pour grossir ta liste courriel, tu peux décider de le faire via du gratuit (rien contre ça). Tu offres ta meilleure formation /produit/coaching format CD, et tu dis que la personne sera facturée que 30 jours après histoire de lui laisser le temps de regarder ton bidule et l’appliquer.

SINON, elle peut renvoyer le truc (avec des conditions évidemment).

Mais rien que le fait de renvoyer embête clairement les gens, et on préfère se laisser débiter que de s’embêter à aller à la poste… (d’où le format CD et non numérique).

Bref, je me suis un peu éparpillé sur la fin (comme d’habitude afin que les vrais de vrais aient quand même quelques pépites, on ne sait jamais ce qui peut sortir…).

Dans tous les cas, si ça t’intéresse de voir comment je rédige et mon plan que j’utilise A CHAQUE FOIS que je dois rédiger une page de vente pour la reine Elizabeth, tu peux y jeter un œil ici.