Search Marketing - Le SEO est mort et je danse sur son cadavre - 25 septembre 2018

Le SEO est mort et je danse sur son cadavre

Loris C. Rédacteur-copywriter-web marketing

Je suis rédacteur web. J’aime le SEO bien saignant. Qui n’a pas déjà vécu l’expérience suivante ? Vous avez lu toutes les méthodes pour vous positionner dans les 3 premiers résultats de Google. Vous écrivez votre article – minimum 1’000 mots ! Peut-être que vous avez même fait appel à un soi-disant rédacteur en SEO…

Résultat : une maigre 2ème place en 3ème page !

Mieux : vous ouvrez un nouveau blog et vous produisez énormément de contenu pour le faire monter dans les recherches Google. Tous les jours, 1h grand minimum.

Résultat : une moyenne de 20 visites par jour après 6 mois de dur labeur !

Vous vous demandez ce que vous faites de faux…

La vérité, c’est que vous ne jouez aucune fausse note. C’est juste que le SEO est mort. Et c’est une excellente nouvelle. Dansons tous ensemble sur sa tombe !

Sauf les consultants en SEO, mais bon, il faut savoir se réinventer. Il faut se dire aussi qu’à force de conseiller de « faire des top dans votre thématique, les top 10 ça marche super bien », cela devenait fatigant.

Dans cet article, on verra pourquoi la mort du SEO est une excellente nouvelle et comment créer du contenu qui vous apporte du trafic qualifié.

Le SEO, histoire d’un suicide inattendu

Comme un artiste du Club des 27, le SEO s’est suicidé après une carrière aussi jeune que fulgurante. Personne ne s’y attendait et, pire, certains croient encore en son existence !

Toujours difficile de faire le deuil d’un espoir… Celui de pouvoir créer du contenu optimisé pour les moteurs de recherche et obtenir ainsi du trafic gratuit et qualifié. Et le faire en ayant les mêmes chances de succès que les gros médias.

L’illusion de la démocratie…

Vous l’aurez compris, je parle ici de SEO côté rédac’ qui n’est qu’une partie de l’optimisation pour les moteurs de recherche. M’enfin, il représente quand même une grande, grande partie.

D’après le site Search Engine Land, il y a 4 piliers au SEO.

  1. La technique – faire en sorte que les robots Google peuvent facilement crawler et indexer les pages d’un site ;
  2. Le contenu – dynamiser le site ;
  3. L’optimisation des pages du site – bien hiérarchiser les titres, sous-titres, etc. ce qui est totalement lié à la production de contenu, soit dit en passant ;
  4. L’autorité – obtenir des backlinks, par exemple, ce qui, là encore, est totalement lié à la production de contenu.

L’angle technique, c’est certes important, mais aujourd’hui, c’est la base de la base pour un nouveau site internet.

Il reste donc le contenu, le plus souvent écrit, qui prend une telle place qu’il finit par déterminer les tendances en matière de SEO.

Donc la création de contenu optimisé pour les moteurs de recherche est presque entièrement égale au SEO.

Quand on sait qu’en 2016, 5% du contenu était lu par 90% des internautes, et que donc le 95% du contenu restant se disputait un maigre 10% d’internautes, on n’ose même pas imaginer les chiffres actuels.

Il y a 2 ans déjà, 50% du contenu était destiné à n’être vu par absolument personne. Optimisé SEO ou pas…

C’est simple : trop de contenu optimisé a tué le contenu optimisé.

Un enterrement aux airs de fête

Quelques fois, la mort est synonyme de liberté. De renouvellement. D’espoirs d’un monde meilleur. Les Navajos considéraient la mort comme un événement joyeux. Ils la célébraient plutôt que de la subir.

Dans un monde en constant changement, les marketeurs devraient s’inspirer des Navajos…

Un nouveau commencement.

Comme si un poids se détachait de notre pied. Comme si un dictateur laissait enfin un pays se développer. Comme le début des vacances estivales après une longue année de sacrifices.

Rétrospectivement, on s’aperçoit quand même que le monde du SEO était, et l’est d’ailleurs toujours, extrêmement despotique. On l’aime tellement qu’il dirige nos pensées et nos actions.

Le geôlier, son otage, le syndrome de Stockholm… Du déjà-vu…

Il faut créer du contenu, tout le temps, toujours plus, toujours plus long ! Il faut y fourrer un maximum de mots-clés, d’expressions-clés, de phrases-clés.

On fait appel à un rédacteur freelance pour concocter un texte quelconque à partir de ces impératifs qu’on va payer une misère, bien sûr, parce que la qualité du texte, sa capacité à engager le lecteur, à le convertir, on s’en fout.

L’important, c’est d’être premier sur Google ! D’être en pole position. La course, celle qui rapporte des points, est reléguée au second plan. On marche sur la tête !

On a donc d’un côté du contenu fourre-tout et de l’autre des rédacteurs prolétarisés, de moins en moins doués et pas créatifs pour un sou.

Je vous laisse imaginer le résultat…

Un marketing hyper médiocre, des articles qui se ressemblent, des médias sans aucune valeur ajoutée.

Tout ça au nom du SEO ! On laisse tomber l’originalité, la créativité et la nouveauté.

Je ne sais pas pour vous, mais moi je suis plus qu’heureux de voir cette situation périr ! Ce n’est pas l’idée que je me fais du marketing…

Une nouvelle ère pour le marketing

L’attention, on la capte de 2 façons : soit de manière que je qualifierai de continue, soit de façon disruptive.

La 1ère renvoie à la situation où c’est l’internaute qui part à la chasse d’informations sur un sujet. C’est sur quoi se concentre le contenu optimisé pour les moteurs de recherche.

Logiquement, ici, on aura plutôt tendance à aller dans le sens de l’expression recherchée, soit pour monétiser des vues, soit pour profiter de l’attention obtenue et faire entrer le lecteur dans un tunnel de conversion.

La 2ème, on la connaît bien. Mais c’est vrai qu’elle a longtemps eu mauvaise presse. Parce qu’elle est associée au buzz, à la viralité, à la superficialité, à la vue pour la vue.

Sauf qu’on ne s’est pas rendu compte que si on veut juste des pages vues, il n’y a finalement rien de mieux que le SEO.

Et que l’innovation réside dans la disruption. Mot qui a été inventé (ou plutôt « francisé » ) au sein des start-ups et de l’économie de l’innovation, justement.

En fait, on peut faire de l’inbound marketing tout en emmerdant les internautes et de l’outbound marketing en réjouissant le peuple de l’internet !

Rien n’est figé et il est temps de remettre tout ça en question… De tout reprendre depuis le début.

Alors on respire un bon coup… et on y va !

Le monde des idées qui méritent d’être partagées

L’un des buts principaux du marketing, c’est encore de maximiser la présence d’un produit ou d’un service ! De le rendre visible auprès de la plus grande audience pertinente possible, le plus rapidement possible.

Et vu le temps qu’il faut pour qu’une page (et encore plus un site entier !) se place avantageusement sur les moteurs de recherche, on peut sereinement affirmer que c’est une stratégie dépassée.

Quelle est la principale caractéristique du net ? Celle de l’immédiateté, due à la participation de l’audience. Contrairement à la télévision ou aux journaux papier, les internautes ont la possibilité de commenter, diffuser et personnaliser une information.

Le secret d’une campagne marketing à succès, ce n’est plus de créer du contenu pour Google, mais pour ces internautes !

Là où Google le capricieux mettra une éternité de temps à partager votre message, pour autant qu’il se décide à le faire, le peuple d’internet peut le faire en quelques heures seulement.

Pour ça, une seule et unique condition : que votre message soit contagieux. Autrement dit, que les internautes aient un quelconque intérêt à partager votre contenu.

Ce qui rend un message viral

Bien sûr, il n’y a pas de recette de la viralité. M’enfin, il y a quand même du contenu qu’on a spontanément envie de partager et du contenu pour lequel on n’a pas envie de perdre une seule minute de sa vie.

Perso, j’ai lancé un produit qui a fait la 1ère page du journal papier le plus lu du pays (et qui m’a rapporté des dizaines de milliers d’€ le 1er jour), j’ai écrit des articles qui ont été vus par plus de 100’000 internautes et du contenu qui a été partagé des dizaines de milliers de fois.

Bien entendu, à côté, j’ai écrit des centaines d’articles qui n’ont été vus que par une poignée de personnes…

Mes campagnes les plus réussies ont toujours impliqué une idée forte, qu’elle soit nouvelle ou dissidente.

Mais cela n’a jamais suffi…

Elles étaient également bien écrites, impliquant des histoires personnelles et transmettant des émotions. Aucune démonstration de style mathématique d’une idée que j’avais mise sur papier n’a jamais été partagée plus de 5x. Et pourtant, Dieu sait que j’avais passé du temps sur ce genre d’articles !

Une idée nouvelle ou dissidente, qui véhicule une émotion et qui est bien racontée… Je dirais que c’est un excellent début.

Bien sûr, il faut aussi connaître tous les intermédiaires entre les internautes visés et le message véhiculé. Les médias locaux, les influenceurs, les blogueurs et même les médias les plus gros.

Souvent, c’est en commençant par être relayé par les plus petits que le message remonte jusqu’aux gros poissons, ceux qui traversent les océans.

Bien connaître le réseau médiatique dans lequel s’insère une idée, c’est la 1ère pierre du marketing du futur.

Finalement, il s’agit bien là d’un tournant en matière de communication.

Par exemple, plutôt que de vous demander comment communiquer sur l’existence de votre nouveau produit, posez-vous la question suivante : quel contenu puis-je créer que les gens voudront partager et qui mentionne mon produit ?

Quelqu’un disait

If it doesn’t spread, it’s dead.