Le marché des technologies de low code devrait atteindre les 13,8 milliards de dollars à la fin de l’année 2021. C’est la nouvelle estimation que Gartner présente dans sa dernière étude publiée en février 2021. Une croissance de +23% par rapport à 2020 et une expansion non anodine qui laisse à penser que le low-code à de beaux jours devant lui. Il est estimé que d’ici à 2024, 65% des applications seront développées en low-code. Mais alors qu’est-ce que c’est ? Quelle est la différence avec le no-code ? Et pourquoi l’utiliser ? Réponses ci-dessous…

Définition du low code

Le low code est une méthode de programmation qui requiert, comme sa traduction littérale l’indique, très peu de code. La personne utilisant cette méthode aura donc peu de développement manuel. Le low code permet donc à toutes les personnes ayant une affinité pour le code, et non plus uniquement aux experts, de se développer.

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L’utilisateur va travailler dans une solution low-code, via des scripts préprogrammés. Selon Ionos, la part estimée de programmation sans code dans les applications et plateforme low-code est de 80%. Atteindre les 100% signifierait utiliser une plateforme no code. Cette dernière permet de gagner encore plus de temps, mais montre une flexibilité moindre. 

Les avantages du low code

Cette technique a de nombreux avantages pour ses utilisateurs. 

Le low-code permet dans un premier temps de faire gagner du temps

Les PaaS (platform-as-a-service) utilisées pour le low-code ne contiennent quasiment plus de code. La programmation manuelle disparaît donc pour laisser place à des environnements de développement visuel et des liens automatisés, des services web ou des API. L’efficacité est ainsi accrue et la tâche moins longue. De plus, ces plateformes permettent à des non-programmeurs d’avancer sur des projets sans l’aide des programmeurs qui sont souvent très occupés, ou à des développeurs de créer rapidement des applications.

Concrètement, le gain de temps se joue à deux niveaux : la conception et l’itération.

Au lieu de tout développer from scratch, vous assemblez des briques déjà prêtes (authentification, formulaires, tables, dashboards, règles métiers, workflows, connecteurs CRM/ERP), puis vous les paramétrez. Résultat : un MVP ou « Minimum Viable Product » (produit minimum viable) qui prendrait 3 à 6 semaines en developpement classique peut sortir en quelques jours, parfois en 48h si le besoin est bien cadré ! Autre accélérateur énorme : les intégrations natives. Brancher Stripe/PayPal, HubSpot, Salesforce, Google Sheets, un webhook ou une API interne se fait en quelques clics, sans passer par une phase d’implémentation lourde.

Côté itération, vous réduisez les allers-retours. Le métier peut ajuster un champ, une validation, un écran ou une règle de calcul sans attendre un sprint en developpement. Vous testez plus vite, vous apprenez plus vite ! En pratique, sur des applis internes (portails clients, outils sales, suivi de prod, RH), on voit souvent 30 à 70 % de délai en moins. Et comme la plateforme gère déjà le déploiement, la gestion des versions et parfois le monitoring, vous passez moins de temps sur l’infra et plus sur la valeur produit.

Le low code est également simple d’usage

Ce gain de temps et cette flexibilité sont permis par la simplicité d’usage des plateformes low-code. Pas besoin de connaissances techniques, pas besoin de code… Le code-source est généré automatiquement et présenté via des blocs et éléments disposés de manière intuitive pour l’utilisateur.

Et c’est justement là que ça devient intéressant pour les équipes non-tech. Vous travaillez dans une logique “drag & drop + paramétrage”, un peu comme si vous montiez un tunnel dans un outil marketing automation : vous choisissez un composant (formulaire, table, workflow, page, connecteur), vous le configurez, et ça tourne !

Besoin d’un champ obligatoire, d’une règle de validation, d’un calcul, d’un trigger d’email ou d’une sync CRM ? Vous le posez dans l’interface, sans plonger dans le code.

Autre point super confort : la plupart des plateformes low-code embarquent des “guardrails”. En gros, elles vous empêchent de faire n’importe quoi :

  • Contraintes de données ;
  • Gestion automatique des erreurs ;
  • Permissions par rôles ;
  • Versions rollbackables…

Même en étant côté métier, vous restez ainsi dans un cadre sécurisé.

Et pour les pros plus avancés, vous avez souvent un mode professionnel pour injecter un bout de JavaScript/SQL quand il faut aller plus loin. Résultat : vous pouvez onboarder vite une équipe marketing/ops, standardiser des templates internes, et industrialiser des applications sans dépendre à 100% des développeurs. Simple, mais pas simpliste !

Le low-code offre de la flexibilité

Avant le low-code, un employé qui souhaitait modifier ou créer une application personnalisée ou un site… devait attendre l’aide des développeurs. Une aide qui pouvait mettre longtemps à arriver et créait des allers-retours entre les différents services. Aujourd’hui, une personne avec un minimum de compétence technique n’a plus besoin de faire appel à eux et peut directement modifier et tester différentes fonctionnalités. Elle peut réagir rapidement et mettre en place plus facilement son plan d’action. Une agilité cruciale pour les entreprises qui évoluent sur des marchés concurrentiels.

Cette flexibilité est encore plus forte quand vous bossez en mode “test & learn”. Vous pouvez lancer une feature, la mesurer, puis la corriger dans la foulée :

  • Un nouveau formulaire de lead ;
  • Un process d’onboarding client ;
  • Un tableau de suivi commercial ;
  • Ou même un mini-portail interne.

Besoin de changer une règle métier ? Vous ajustez le workflow sans recompiler ni redéployer une app entière. Pareil pour l’UX : vous réorganisez des écrans, ajoutez une étape, changez un champ, et vous poussez la V2 le jour même.

Autre avantage : le low-code facilite les connexions entre outils. Vous pouvez brancher une nouvelle API, automatiser un push vers le CRM, ou créer une synchro avec un ERP sans projet IT à rallonge. Et surtout, vous gardez la main : les développeurs se concentrent sur les sujets complexes, pendant que le métier fait évoluer tout le reste.

Résultat ? Moins de goulots d’étranglement, plus d’itérations utiles, et des équipes qui avancent vraiment au rythme du marché !

Le low-code permet de réduire les coûts

Peu de code signifie une réutilisation des différents blocs, qui n’ont pas besoin d’être re-développés à chaque fois. Peu de code signifie également une réduction du temps des développeurs sur des sujets parfois peu rentables pour eux. Enfin, peu de code signifie une utilisation simplifiée qui ne demande pas ou peu de formation. Ces trois éléments vous permettent de réduire vos coûts. 

Et dans la vraie vie, cela se traduit par des économies à plusieurs étages. Déjà, vous baissez le coût de build : au lieu de mobiliser une équipe dev pendant des semaines, vous faites avancer le projet avec 1–2 personnes côté métier + un développeur en support ponctuel. Ensuite, vous réduisez le coût de maintenance : les plateformes gèrent pour vous pas mal de choses “invisibles” (sécurité de base, mises à jour, hébergement, scalabilité), donc moins d’heures à passer sur l’infra ou la correction de petits bugs.

Il y a aussi un coût qu’on oublie souvent : le coût d’opportunité. Quand une équipe attend 2 mois une feature interne, c’est autant de temps perdu sur la vente, le service client ou l’optimisation des process ! Avec le low-code, vous livrez plus vite, donc vous récupérez du ROI plus tôt. Enfin, comme vous normalisez vos applications avec des blocs réutilisables, chaque nouveau projet coûte moins cher que le précédent.

Bref, vous passez d’un modèle “projet lourd” à un modèle “usine à solutions” beaucoup plus rentable.

Pour quoi est-il utilisé ?

Site internet, applications web ou mobiles… Les plateformes low-code ont révolutionné la manière de travailler. Elles permettent de lancer des projets plus simplement et sans besoin de grandes connaissances en développement informatique. C’est pourquoi le low coding a trouvé rapidement sa place au sein des entreprises. 

Le low-code est utilisé dans la fonction publique, l’industrie, l’e-commerce, mais aussi par des prestataires externes et freelances pour faciliter leur travail. L’usage est principalement orienté client. 

Favorisation des optimisations des processus internes, économie d’argent, gain de temps, meilleure gestion des équipes… Son utilisation a aussi été accélérée par la crise du Covid-19. Selon KPMG, les entreprises investissant dans cette technologie sont passées de 10 à 26%. Gartner prévoit pour 2024 que plus de 50% des entreprises auront adopté cette technologie. 

Il y a-t-il une différence entre le low code et le no code ?

Le low code et le no code ne se ressemblent pas en tout point. La différence principale réside dans la complexité d’utilisation et les possibilités qu’elles offrent. Par exemple, il n’est pas possible de développer une application mobile sans déposer la moindre ligne de code. C’est pourquoi le no-code (sans code) est souvent catégorisé comme la version moins performante du low-code qui sera toujours privilégié pour développer une application. 

En effet, cette dernière requiert un minimum de connaissance sur le code, qui permet d’offrir des environnements plus complexes et riches. La seconde, n’ayant aucun code, est souvent utilisée par des fonctions novices en matière de développement informatique et donc moins poussée dans le développement. Les solutions no-code fonctionnent sous forme de Drag & Drop.

Les utilisateurs des plateformes no-code sont souvent nommés Citizen Developers. Ce terme désigne les personnes pratiquant le « Citizen Development », qui est “une approche du développement logiciel nécessitant peu, voire pas du tout, de connaissance en langage informatique”. Les développeurs et utilisateurs connaisseurs en développement utilisent le low-code.

Pour aller plus loin : Low-code pour Growth Marketing : 7 automatisations qui remplacent 3 outils SaaS