Best Of - Conversations organiques et stratégies d’engagement par profil - 5 septembre 2010

Conversations organiques et stratégies d’engagement par profil

Lors d’une rapide conversation Jeudi dernier au Pachyderme pour Tuttle Paris, nous avons évoqué les problématiques de la conversation organique, la place de l’éthique et les stratégies d’engagement adaptées (en fonction des profils de personne)…

Les efforts en marketing et communication sont divisés en 3 parties :

– RP (relation avec les journalistes)
– Marketing (relation avec les influenceurs)
– Relation-client

L’un de mes objectifs principaux chez 1000heads est d’inspirer un bouche-à-oreille positif et d’évoluer dans le cadrant « Marketing » via des activités online mais aussi offline. Comment mettre toutes les chances de son côté ?

Tout d’abord, il convient de préciser le type de conversation que l’on souhaite, à savoir des conversations organiques. Il s’agit de celles qui naissent d’un réel intérêt pour le produit et le service considéré.

Toute forme de manipulation, de tentatives d’achat de l’influence et de manquement à l’éthique sont préjudiciables. Et c’est là où les entreprises doivent être créatives dans le design des expériences auxquelles elles conviennent les consommateurs. Aucune magie. Une relation basée sur le respect et l’honnêteté sont des facteurs favorables.

Ces conversations organiques sont à opposer aux conversations sponsorisées. Pour le marketing de bouche-à-oreille, il est nécessaire de penser long-terme et de progressivement faire son chemin en engageant les bonnes personnes au fur et à mesure.

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Le second point sur lequel nous avons échangé fut celui des stratégies d’engagement et l’approche P.O.S.T de Charlene Li. D’ailleurs, je vous conseille de lire son livre « Groundswell » si ce n’est pas encore fait.

Vouloir se pencher sur les médias sociaux d’un point de vue marketing, demande à avoir une approche personnalisée. Dans la première version de son échelle d’engagement, Charlene Li fait la différence entre les créateurs, les critiques, les collectionneurs, etc… Pour chaque point de l’échelle, une stratégie correspond. Ainsi, il est inutile d’attendre des taux de réponse élevés pour de l’UGC lorsqu’en fait, on fait plutôt affaire à des collectionneurs ou des spectateurs. Les proportions de ces populations varient également selon la communauté considérée.

Cette différenciation est aussi un élément de la méthodologie P.O.S.T indiquée ci-dessus :

– P eople : qui sont les personnes que nous souhaitons engager ? Quelles spécificités ? Que va-t-on monitorer et pourquoi ?

– O bjectives : quels buts ? Quels indicateurs de performance ? Quels objectifs chiffrés ? Sont-ils atteignables, cohérents ?

– S trategy : quels moyens emprunter pour atteindre les objectifs ? Quelles sont les contraintes et les ressources disponibles ?

– T echnology : quel(s) outil(s) répond(ent) aux besoins cités ?

Ainsi, il convient de noter que la question de l’outil vient en aval de la détermination des objectifs.

Bien avant de parler de conversations organiques et de stratégies d’engagement, il est important que les personnes impliquées *comprennent* les enjeux et les spécificités du challenge. Voici une vidéo intéressante sur le sujet :