Web3 : un nouveau champ des possibles pour les créateurs

Le web ne cesse d’évoluer. Le Web 2.0 est la version que nous connaissons tous, celle que nous utilisons depuis le milieu des années 2000. Cette période a vu l’émergence des réseaux sociaux, incontournables à l’heure actuelle. Mais en 2014, le Britannique Gavin Wood a créé le terme Web3, lié au concept d’un internet décentralisé afin de se défaire du monopole exercé par les grands groupes du secteur, tels qu’Amazon, Google (ou plutôt Alphabet) ou encore Facebook…

Le Web3 remplacera-t-il les Web précédents ?

La technologie Web3 serait, selon Jeff Kauffman, fondateur de la première communauté de Web3 pour Marketers, une communauté qui constitue la plateforme contrairement au Web2.0 qui est une plateforme créée pour les communautés.

Formation Création et développement d'une activité de formation

Mais revenons un peu en arrière. Si le Web1 était statique, le Web2.0 a vu l’émergence et le développement des réseaux sociaux. Le Web3 quant à lui se veut décentralisé afin de s’affranchir des grandes sociétés et finalement de permettre aux utilisateurs d’avoir un plus grand contrôle de leurs données. Néanmoins, il ne remplacera pas les précédents Web qui ont déjà fait leurs preuves, car sans eux, il n’y aurait eu ni mail ni sites e-commerce.

Pour le moment, le Web3 n’est pas encore totalement abouti. Il est encore en cours de construction, mais il offre déjà de nombreuses perspectives aux créateurs.

En quoi le Web3 diffère-t-il des Web 1 et 2 ?

Avec le Web2, le créateur ne gagne pas ce qui normalement lui est dû. Les chiffres sont parlants. D’après Homme d’État, YouTube a engrangé près de 7 milliards de dollars au cours des trois premiers mois de 2022 sur les publicités. Cette manne n’a pourtant pas de retombée sur les créateurs qui y publient leurs productions, car ils sont nombreux à devoir jongler avec un autre emploi pour subvenir à leur besoin. Cette situation se produit sur presque toutes les plateformes communautaires, ce que veut éviter le Web3.

Le Web3 a donc été conçu pour permettre aux créateurs de bénéficier de leur contenu. Pour ce faire, les intermédiaires sont supprimés pour que la monétisation se fasse de gré à gré. Le concept se basera sur le principe des tokens (jetons en français), un système de monétisation numérique ne requiert pas d’intermédiaire. Sa valeur dépend de la technologie qui la propulse.

Le créateur, en choisissant la plateforme qui répond à ses attentes, peut décider de créer ses propres jetons et faire fonctionner son business grâce aux échanges qui en découlent. Il peut ainsi mieux contrôler les revenus qu’il perçoit. S’il collabore avec d’autres créateurs, le partage des gains se fera de manière équitable à l’aide de contrats spécifiques, intelligents, adaptés aux différents secteurs d’activité.

Les créateurs maîtres de leurs contenus

Le Web3 vise à donner la possibilité aux créateurs de rester maîtres de leurs contenus. Ces derniers ne génèreront pas des revenus à un géant du Web tel qu’Alphabet par exemple. Les bénéfices reviendront directement aux créateurs, qui devraient pouvoir vivre de leur travail. Par ailleurs, les transactions étant enregistrées sur des blockchains, elles sont sécurisées et cryptées.

Absence d’intermédiaires entre les créateurs et leurs clients ou leurs investisseurs

Les plateformes classiques ne permettent pas aux créateurs de migrer vers une autre s’ils jugent ne pas avoir assez de visibilité ou s’ils estiment ne pas être assez rentables, ce qui n’est pas le cas avec le Web3.  Ils ne dépendent pas des annonceurs et peuvent négocier sans intermédiaires avec leurs investisseurs et vendre directement leurs produits à leurs clients.

Plus de visibilités pour les créateurs

Les contenus ne sont pas occultés par ceux de la concurrence. Chaque marque est en mesure de faire la différence en proposant des contenus sortant de l’ordinaire ou ayant des particularités les rendant uniques en leur genre. De nombreuses marques ont compris les atouts que leur offrait le Web3. Elles invitent leurs fans à intégrer un monde immersif, au sein duquel ils évoluent pour trouver un trésor, pour obtenir des points ou des accessoires qui leur permettront de se démarquer des autres consommateurs.

De la valeur monétaire et des relations de confiance

À la visibilité des produits s’ajoute l’opportunité d’augmenter la valeur des produits. En effet, ces derniers prennent de la valeur lorsqu’ils ne sont pas produits à la chaîne dans le cadre de la consommation de masse. Comme les vêtements de haute couture, les bijoux de créateurs ou les voitures, ils deviennent d’autant plus chers qu’ils sont produits en très petites quantités. Les fans n’hésiteront pas à payer le prix fort pour faire partie de ceux qui pourront en faire acquisition. Obtenir des avantages exclusifs de la part de leurs marques favorites leur donne un sentiment d’appartenance et renforcer les relations de confiance entre les différentes parties prenantes. Pour les créateurs, cela constitue un atout de taille, dans la mesure où il n’y a pas l’intervention d’un intermédiaire.

Conclusion

Le Web3 est encore à l’heure actuelle en phase d’expérimentation. Il n’en demeure pas moins que pour les entreprises, il s’agit d’un terrain qu’il convient d’explorer afin d’en mesurer toute la portée. Avec la Web3, le principe de l’équilibre et du partage équitable des richesses est mis en avant.