Bilan d’année entrepreneuriale 2022 : entre exploration, ralentissement et sérénité

Chaque année, je réalise un bilan de mon activité entrepreneuriale pour évaluer mes évolutions, réussites et échecs. Après avoir passé une bonne partie de 2021 à trouver le fameux alignement professionnel (toujours en cavale), 2022 a été plus modeste en matière de développement d’activité. Et pour cause, je ne me suis pas fixé d’objectifs. Plus encore, je n’ai pas fait de mon business une priorité. Voici donc un bilan sans filtre sur une année oscillant entre exploration et ralentissement tout en gardant confiance en mon entreprise…

Mettre fin à une quête d’alignement illusoire

La quête d’alignement professionnel est le leitmotiv de mon cheminement entrepreneurial depuis mon lancement. Cette recherche d’épanouissement professionnel m’a amené à pivoter à plusieurs reprises dans mon activité, mais également de réaliser un travail introspectif empreint de développement personnel et d’accompagnements divers (du coaching business à l’ésotérisme).

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Ces accompagnements ne m’ont pas permis de trouver “la voie” tant recherchée, mais de prendre conscience qu’il y aurait plusieurs chemins à explorer en simultané ou successivement.

Une fois la pression redescendue, ma vision est devenue plus claire. C’est ainsi que 2022 a marqué un tournant dans cette problématique incessante de l’alignement professionnel en choisissant de mettre mon activité au service de ma vie personnelle. C’est dans ce contexte que j’ai décidé de faire passer mon business au second plan et de prioriser d’autres projets personnels ainsi que des sides projects.

Accepter de faire passer le business au second plan

Faire passer son activité au second plan est une aberration, voire un acte inconscient dans l’écosystème infopreneurial. Et pourtant, ce décentrage peut être salutaire lorsque l’on vibre pour de nouveaux projets.

Pour ma part, j’ai voulu privilégier ma liberté : sur le plan organisationnel, j’ai limité les contraintes et les rendez-vous pour disposer de mon temps comme il me convenait et ainsi prioriser l’aïkido, mais également ma vie personnelle.

J’ai donc investi du temps à la pratique de l’aïkido, qui m’a permis d’obtenir ma ceinture noire. J’ai également consacré une partie de mon énergie à définir mon cadre de vie : allais-je rester en France après 6 mois de digital nomadisme ? Les restrictions sanitaires allaient-elles me permettre de me projeter dans un lieu et de m’y établir ? Ma relation amoureuse était-elle suffisamment solide pour établir des plans sur la comète ?

Ces incertitudes m’ont ainsi confortée dans la nécessité de développer un business flexible, sans contraintes physiques au service de ma vie personnelle.

Explorer de nouveaux horizons pour me challenger professionnellement

Cette année a été l’occasion de me challenger professionnellement, en partant à la conquête de nouvelles missions et typologie de clients. Ayant fait le choix en 2021 de ne plus être organisme de formation, je me suis ouverte à d’autres types de missions et clients, moins portés par la culture du “crédit CPF”.

Je me suis ainsi retrouvée à assurer des missions en présentiel en milieu rural dans la Région des Flandres, mais également animer un atelier d’une journée entière dans une école de communication. J’ai été rémunérée pour de la rédaction de contenus sur laquelle j’avais le champ libre, et ai été contactée par des professionnels de l’aïkido pour des missions de communication et marketing au service du développement l’aïkido à une échelle locale.

Toutes les missions sur lesquelles je me suis positionnée n’ont pas abouti, mais elles m’ont ouvert le champ des possibles sur le plan professionnel, en ravivant une flamme alors éteinte.

Avoir confiance dans une stratégie solide depuis 5 ans

Cette année m’a confronté à des moments de doute et de peur sur le plan entrepreneurial. Et si tout s’effondrait demain ? Et si je ne pouvais vivre de mon activité sans être organisme de formation ?  Et si la chance était la seule explication de ma réussite passée ? Et si, après tout, je devais me mettre à prospecter et remplir mon emploi du temps de missions clients ? Comment expliquer que je n’ai toujours pas de visibilité financière à 3 mois ?

Malgré les doutes, j’ai fait le choix de voir le verre à moitié plein grâce à des observations tangibles :

  • La chance ne peut expliquer 5 ans d’activité pérenne ;
  • La chance ne peut expliquer mon absence de prospection depuis 5 ans.

Car depuis 5 ans, j’ai mis, sans m’en rendre compte, un système solide de développement de clientèle grâce à une stratégie d’inbound marketing couplée d’un fort personal branding. Pour sortir du jargon entrepreneurial, il s’agit de faire venir les clients à moi grâce à des contenus pertinents, authentiques et bien référencés. Cette régularité depuis 5 ans ne me permet pas d’avoir une visibilité financière précise pour chaque année, mais peut me donner confiance et sérénité pour les prochaines années.

Conclusion

Un bilan annuel ne se mesure pas qu’en termes de chiffre d’affaires. Sur le plan professionnel, ce dernier donne certes un indicateur de suivi d’année en année, mais les diverses charges qui lui sont associées doivent également être prises en compte. Ce calcul, qui sert de prise de conscience, permet de savoir si nous arrivons  à nous payer suffisamment pour assurer le niveau de vie souhaité et ainsi redonner du sens à sa vie d’entrepreneur.

Le succès d’un bilan annuel étant personnel, il est important qu’il prenne en considération les priorités de l’entrepreneur et par conséquent, son niveau d’épanouissement en fin d’année. J’ai ainsi pris conscience que mon niveau de vie, tout comme mon rythme de travail, me convenait largement et que mon entreprise était un terrain de jeu pour entretenir ma vivacité d’esprit, relever des défis et asseoir une expertise qu’échecs, audace, et succès auront consolidés d’année en année.