[ETUDE] L’état de la fraude publicitaire mobile dans le monde

Comment les fraudeurs utilisent-ils des applications et des robots malveillants pour générer d’énormes quantités de trafic frauduleux vers des campagnes de marketing mobile ? C’est ce que nous révèle cette nouvelle étude…

Les techniques de fraude publicitaire mobile

La société Opticks Security, spécialisée dans les solutions anti-fraude pour les annonceurs digitaux, a publié une étude sur la fraude publicitaire en 2020. Celle-ci s’appuie sur les données de plus de 466 milliards de visites de sites dans plus de 200 pays.

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Elle y dévoile plusieurs données sur la méthode de fraude publicitaire mobile utilisée par les fraudeurs pour contourner les entonnoirs publicitaires requis pour voler des fonds.

Le rapport a révélé qu’ils exécutent la fraude publicitaire mobile via deux méthodes prédominantes :

  • Le masquage des applications, par lequel les fraudeurs falsifient les noms de packages d’applications pour cacher leurs actions néfastes, ce qui à son tour fait croire aux spécialistes du marketing qu’il s’agit d’applications légitimes ;
  • La génération de trafic à partir d’applications suspectes en dehors du Google Play Store. Ces applications ont soit été bannies du Play Store pour non-conformité publicitaire, soit n’ont jamais officiellement rejoint le Play Store.

La fraude publicitaire mobile et les navigateurs spécifiques

Le rapport a révélé que la fraude publicitaire mobile est répandue dans tous les navigateurs. Cependant, les fraudeurs sont plus en mesure de masquer la fraude dans les navigateurs qui ont des parts de marché plus petites ou les navigateurs propriétaires qui ne sont disponibles que pour certains appareils (tels que le navigateur Huawei, le navigateur Oppo.). 

D’autre part, dans les navigateurs qui ont une utilisation plus étendue ou des environnements fermés (comme dans les applications Android), la fraude publicitaire mobile devient plus difficile à exécuter, car ils offrent traditionnellement plus de sécurité et présentent moins de vulnérabilités aux utilisateurs finaux.

La localisation de la fraude publicitaire

L’étude rapporte que la plupart des navigateurs en dehors de Chrome/Chrome Mobile ont leur part de marché principale dans certains endroits. Par exemple, Opera et d’autres navigateurs économiseurs de données sont puissants en Afrique et en Inde. 

Des navigateurs comme Oppo et Realme ont une forte présence en Asie du Sud-Est, tandis que d’autres navigateurs appartenant à des marques, telles que Huawei et MIUI Browser, sont plus mondiaux. Safari a de solides marchés en Europe, au Moyen-Orient et aux États-Unis.

Comme certains des navigateurs les moins populaires sont utilisés dans des pays tels que l’Afrique, l’Inde et l’Asie du Sud-Est, les fraudeurs peuvent cibler plus facilement ces sites. 

Attention aux données faussées

Avec l’augmentation des budgets publicitaires numériques, les spécialistes du marketing doivent rester au fait des menaces que la fraude publicitaire mobile fait peser sur leurs efforts. Non seulement les fraudeurs peuvent épuiser les budgets de campagne, mais les données de campagne faussées compliquent la mise en place d’une campagne publicitaire efficace. Sans protection anti-fraude appropriée, les spécialistes du marketing élaborent ensuite de futures stratégies de campagne basées sur ces données inexactes.

Source : Opticks security, Mobile marketing magazine