Deux conseils fondamentaux pour devenir un entrepreneur épanoui

Depuis que je suis entrepreneure, mon moral a souvent fluctué, et ces variations d’humeur s’expliquent en partie par la pression entrepreneuriale que l’on ressent au quotidien. Construire une vision plus grande que soi, augmenter son chiffre d’affaires, être passionné, toujours se relever, ne jamais abandonner…bref, l’enfer ! Pour pallier ces injonctions externes, j’ai mené deux réflexions sur mon rapport à l’entrepreneuriat (et au travail en général). Ces réflexions, que j’ai transformées en conseil pour vous dans cet article, m’ont littéralement libéré de la pression entrepreneuriale pour entreprendre selon mes propres règles !

Conseil n°1 : créer une vision sans injonction

Il y a quelques jours, j’échangeais avec mon amie Charlotte sur des sujets « business ».

Je lui ai fait part d’un sujet qui me turlupinait : devoir transformer mon activité pour dépenser moins d’énergie au quotidien.

Ceux qui me connaissent bien savent que j’ai déjà réfléchi au préalable à des dizaines et des dizaines de solutions. Mais aucun scénario envisagé ne me faisait vraiment vibrer.

En revanche, ce sont mes projections dans ma vie personnelle qui me procurent joie et énergie.

Concrètement :

  • Voyager et découvrir de nouveaux pays, cultures et paysage ;
  • Faire le pèlerinage de Shikoku au Japon ;
  • Me faire plaisir dans mon quotidien et grâce à un confort de vie adapté à mes envie ;
  • Passer du temps avec ceux que j’aime ;
  • Avoir du temps pour moi au quotidien.

Ma philosophie de vie est aujourd’hui la suivante : YOLO (You Only Live Once)

Nous n’avons qu’une seule vie et elle peut s’arrêter à tout moment.

Cette philosophie porte ma vision très centrée sur mon épanouissement personnel et beaucoup moins sur la quête d’accomplissement professionnel.

En outre, je veux que mon travail soit le moins désagréable possible, mais je n’ai aucune projection professionnelle à long terme…et je n’ai jamais réussi à en avoir.

Cela fait sens maintenant.

Mon activité est donc pour moi un moyen idéal de réaliser mes rêves personnels.

Et pour éviter d’y perdre toute mon énergie, je la construis sur mesure, au regard de mes zones de talents.

C’est pourquoi cette conversation avec mon amie m’a fait prendre conscience que j’avais bien intégré cette injonction de devoir m’épanouir par le travail.

Elle m’a ainsi fait prendre conscience que je pouvais me foutre la paix sur le plan professionnel.

Ce qui signifie concrètement que :

  • Je peux arrêter de chercher à révolutionner mon modèle économique (car ce n’est pas le problème)
  • Je peux arrêter de m’obstiner à faire toujours plus de chiffre d’affaires pour faire du chiffre d’affaires (plus besoin de faire toujours plus quand on sait de combien on a besoin pour accomplir ses rêves et sa vision personnelle)

Voici donc mon plan d’action :

  • Maintenir un niveau de revenu correct grâce à l’inbound marketing ;
  • Développer des revenus passifs grâce à l’investissement long terme.

Mais, en attendant, une chose est sûre :  je sais que quand/si je trouve la motivation pour un projet, quel qu’il soit, je serai à 3000% 😉

Et puisqu’on parle d’énergie, parlons de passion !

Conseil n°2 : la passion n’est pas obligatoire pour entreprendre

Depuis toujours, on nous rabâche qu’il faut trouver sa passion, et la vivre.

Mais quelle pression !

Et si nous n’étions pas tous des passionnés ?

C’est personnellement mon cas : j’ai des centres d’intérêt, mais aucune passion. Ce qui signifie que je m’intéresse à une grande quantité de sujets, mais ce n’est pas pour autant que j’en ferai mon métier.

Quand j’ai pris conscience de cela, je me suis libérée d’une grosse pression entrepreneuriale :

  • J’ai accepté que mon métier puisse évoluer rapidement, car je me lasse vite ;
  • J’ai compris que le travail n’était pas le plus grand pilier de ma vie ;
  • J’ai accepté que mes revenus ne découlent pas uniquement de mon travail, car énergétiquement parlant, je ne vibre pas autant pour lui qu’un profil « passionné ».

Attention, cela ne veut pas dire que je ne prends pas de plaisir dans ce que je fais !

J’aime coacher, j’aime écrire, j’aime être indépendante.

Mais je tire les meilleurs avantages de mon métier :

  • J’utilise mon quotidien (et pas seulement ma vie professionnelle) pour m’inspirer et pour écrire des contenus réguliers  (sinon je mourrais d’ennui !) ;
  • Je mets à profit la flexibilité qu’offre mon métier pour organiser mon temps libre (sport, vie sociale, voyage, bien-être) ;
  • J’automatise une partie de mon activité pour gagner en temps libre.

Alors est-ce grave de ne pas être passionné ?

Non.

À condition de l’assumer,

À condition de ne pas subir votre métier,

Et à condition que vous donniez un sens global à votre vie.

Conclusion

Voici donc mes deux conseils pour entreprendre plus librement et plus sereinement. Vous n’avez pas besoin de rentrer dans des cases : les seules choses que vous devez écouter pour développer un business à votre image sont vos aspirations (ce qui vous fait vibrer) et votre intuition (ce qui est juste pour vous). Maintenant, à vous de jouer !