4 idées reçues sur le growth hacking

On vous a peut-être déjà dit que le growth hacking était magique et capable de transformer n’importe quel business bancal en machine ultra-rentable. J’aurais aimé que ce soit vrai, mais il est temps de rétablir la vérité. Dans cet article, je m’apprête à démystifier le growth hacking en détruisant 4 idées reçues très répandues. C’est parti !

Pourquoi le growth hacking est mal compris

Le growth hacking, ou piratage de croissance en français, est vu par les gens comme un ensemble d’astuces et de raccourcis qui permettent de faire décoller un business.

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À l’origine très populaire dans le milieu des startups, on attribue le succès d’entreprises comme Uber, Airbnb, Blablacar ou Dropbox à ces techniques de growth hacking.

En effet, sur le papier ces techniques promettent une acquisition de client en masse à prix dérisoire.

Ça semble pas mal dit comme ça.

Sauf que si l’on creuse le sujet avec un peu d’honnêteté intellectuelle, on se rend compte que le growth hacking tel que pratiqué dans 95% des cas n’est en fait que du marketing digital.

Et comme Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, de nombreux marketeurs utilisaient déjà des techniques assimilables au growth hacking avant même que ça ne soit inventé et popularisé par Sean Ellis en 2010 (un marketeur qui travaillait chez Dropbox et qui cherchait un moyen de nommer son travail).

Bref, à première vue le growth hacking c’est :

  • Des nouvelles techniques pour faire décoller un business ;
  • Une approche ultra-efficace et garantie ;
  • Le tout pour pas cher.

Mais quand on analyse certaines pratiques, on se rend compte que c’est surtout :

  • Du marketing (rien de nouveau sous le soleil) ;
  • Du spam (en tout cas, à l’origine) ;
  • Un effet chaman.

Bon… Ça part mal.

Mais rassurez-vous.

Je suis volontairement critique et provocateur pour vous montrer que le growth hacking n’est pas ce que vous croyez.

À ce stade, vous vous posez sans doute la question :

Qu’est-ce que le growth hacking finalement ?

Bonne question.
Le growth hacking est une façon de faire croitre une entreprise avec une approche transversale du business.

Et ce n’est pas un peu bullshit ça ?

Heureusement, non.

D’abord, il y a des stratégies qui viennent du growth hacking et qui sont toujours très efficaces.
Par exemple, la génération de prospect, l’automatisation, l’analyse de tunnels de conversion…

Ensuite, il faut voir le growth hacking plutôt comme un état d’esprit qu’un ensemble d’astuces. Surtout que cette approche se base sur une méthode et des fondamentaux rigoureux (on va voir ça ensuite.)
Autrement dit, le growth hacking fonctionne, mais il est rarement bien compris et bien utilisé.

Enfin, le growth hacking a pour lui d’avoir théorisé une approche tournée vers la croissance.
On peut par exemple penser au framework AARRR (qui signifie Acquisition, Activation, Retention, Revenue, Referral).
Et rien que pour ce framework, le growth hacking est pas mal.

Je ne rentre pas dans le détail ici.

Mais si vous souhaitez apprendre à utiliser le framework AARRR et comment faire du growth hacking correctement, j’ai rédigé un guide complet sur mon blog (avec des stratégies et des techniques qui fonctionnent maintenant).

Mais en attendant, voyons comment dégommer les idées reçues sur le growth hacking.

Idée reçue n°1 : le growth hacking va sauver votre business

Growth hacking se traduit littéralement par « boost de croissance ».

Bref, le growth hacking, ça booste un truc.

La croissance.

Vous me voyez venir ?

Sans croissance, pas d’optimisation possible.

Autrement dit, il faut d’abord que ça marche (pour qu’ensuite ça marche encore mieux).

Si votre business ne fonctionne pas, vous pourrez appliquer toutes les techniques de growth hacking que vous souhaitez, ça ne décollera pas.

Pour illustrer, vous pouvez voir le growth hackeur comme celui qui met de l’huile dans les rouages. Mais sans carburant dans le moteur, vous n’êtes pas sortis de l’auberge.

Idée reçue n°2 : le growth hackeur est un spécialiste

Au contraire, le growth hackeur est un généraliste. Il a une vue d’ensemble du business et s’imbrique dans tous ses aspects.

Il peut aussi bien toucher au marketing, au produit, au support ou encore au développement…

Bref, le growth hackeur ne fait pas que du marketing et encore moins que de l’acquisition (sinon, on appelle ça un trafic manager).

C’est l’erreur de compréhension la plus courante (et aussi colportée par les growth hackeurs eux-mêmes) : le growth hacking est un rôle transversal.

Vous comprenez probablement maintenant pourquoi vous n’avez pas besoin d’un growth hackeur pour lancer votre business.

Mais un growth hackeur est en revanche extrêmement utile quand votre projet tourne déjà bien.

Idée reçue n°3 : le growth hacking c’est du spam

Je sais. C’est ce que j’ai dit au début.

Et en effet, en 2010, il n’y avait pas de régulation (avec le RGPD) ou de limitations d’API de plateforme, de scraping de données…

Bref, c’était le Far West, et les soi-disant « growth hackeurs » en ont bien profité, ce qui donne encore aujourd’hui cette image spammy au growth hacking.

Mais aujourd’hui, ça a bien changé.

De nombreuses techniques sont « patchées » par les plateformes et les sollicitations abusives sont devenues illégales.

Pourtant, le growth hacking n’est pas mort. Loin de là.

Parce que la réalité derrière une stratégie de croissance efficace est bien différente de l’image qu’on s’en fait.

Concrètement, le growth hacking est l’application d’une méthode rigoureuse et d’un processus (plutôt laborieux) : on fait des hypothèses, on les teste et souvent… ça ne marche pas. Alors on recommence, encore et encore.

Dit comme ça, c’est moins fun, mais c’est la réalité du métier.

Bref, le growth hacking est avant tout une méthode solide plutôt que des raccourcis.

Idée reçue n°4 : le growth hacking est réservé aux startups

À ce stade, vous aurez probablement noté que le growth hacking est :

  • Une méthode rigoureuse (pas du spam) ;
  • Une approche transversale d’un business (pas que du marketing ni de la magie) ;
  • Pour les business qui fonctionnent déjà (pas une stratégie de lancement).

Or, dans ces points ci-dessus, il n’y a rien qui dit que le growth hacking est un réservé aux startups.

C’est vrai que ça a été inventé par les startups à la base. Mais il n’y a aucune raison de se priver de ces méthodes dans votre business même si vous avez une structure bien établie.

Au final, si ça ne vous fait pas peur de tenter toutes sortes d’expériences et que vous souhaitez développer votre entreprise, alors le growth hacking devrait vous plaire.

À votre tour

J’espère que ce myth-buster sur le growth hacking vous aura plu et éclairé sur quelques points.

N’hésitez pas à me dire quelle idée reçue vous aura le plus étonné en commentaire.

À la prochaine !