Comment bien optimiser les sous-titres dans vos vidéos social media ?

Selon le site Digiday, 85% vidéos sur Facebook sont consommés sans le son lorsque les utilisateurs décident de l’éteindre dans leur scroll. Ce constat sans équivoque demande à ce que les entreprises s’intéressent de plus en plus à l’impact sur leur contenu social media…

Dans ce contexte, un des facteurs les plus importants est l’ajout de sous-titres qui rendent compréhensible en un clin d’œil le message envoyé par vos vidéos. Des sous-titres facilement lisibles et visuellement agréables augmentent le taux de lecture et d’engagement du contenu, et ce, même quand le son est allumé.

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L’accessibilité de vos vidéos sur les réseaux sociaux a donc une importance indéniable. Mais le travail que cela exige est bien plus compliqué que cela en a l’air. On vous donne ici un petit guide pour vous orienter.

1# Réaliser une transcription efficace de votre vidéo

Premier facteur d’accessibilité, et non des moindres, la qualité de votre transcription vidéo. De nombreuses personnes s’arrachent les cheveux pour avoir un travail de transcription rapide, mais en réalité il n’y a pas de raccourci. C’est d’ailleurs pour cela que la transcription est un métier !

La solution la plus courageuse est de vouloir transcrire à la main les séquences audio de votre vidéo. Il s’agit pour vous de remplir un fichier SRT en notant tout ce que s’y dit, selon une méthode de transcription vidéo précise.

Si c’est en effet pour vous un projet épisodique et plutôt court, rien ne vous empêche de vous lancer de cette manière. Par contre, voici juste quelques astuces :

  • L’usage de pédale de pied ou de raccourcis clavier est essentiel pour pouvoir contrôler le flux audio. Cela vous permet de vous focaliser sur votre tâche de retranscription ;
  • Vous pouvez aussi vous servir d’un casque audio qui vous isole des bruits et augmente votre concentration ;
  • Il existe des logiciels comme express Scribe ou Transcriber qui synchronisent votre pédale de pied à la lecture de votre vidéo ;
  • Ne négligez pas le potentiel des raccourcis clavier.

Évidemment, il est plus compliqué de reproduire ce processus à grande échelle. C’est là qu’interviennent les technologies de reconnaissance vocale qui ont émergé depuis quelques années sur le marché. Ces solutions vous permettent de retranscrire automatiquement le contenu audio de votre vidéo en texte modifiable.

On pense tout d’abord au sous-titrage automatique inclus dans les plateformes comme YouTube ou Facebook (ou même à IGTV sur Instagram), mais il y a d’autres outils plus efficaces que je vous présenterai plus tard.

2# Traduire de manière exacte vos sous-titres

Autre difficulté du travail de sous-titrage, la traduction en différentes langues et nationalités exige des compétences précises qui ne sont pas données à tout le monde. Plus encore de savoir comprendre le sens des mots d’une langue étrangère, il s’agit aussi d’adapter la longueur et la construction des phrases au format de la vidéo. 

On peut aussi essayer de s’y prendre individuellement, mais il y a des précautions à suivre : 

  • N’essayez pas de traduire littéralement une phrase, essayez plutôt de trouver des tournures différentes plus compréhensibles aux locuteurs ;
  • ll y a des langues comme le japonais qui ont tendance à prendre plus de place que d’autres langues. Veillez à adapter leur formulation en créant des traductions brèves et efficaces ;
  • Inspirez-vous des sous-titres de film qui sont souvent travaillés par des experts.

Autre astuce : utiliser un traducteur comme celui intégré à YouTube, Deepl ou Google traduction pour avoir une base de travail. 

Mais là encore, il y a d’autres solutions qui peuvent vous faire gagner plus de temps.

3# Bien personnaliser leur apparence

Des sous-titres exacts c’est bien, mais des sous-titres lisibles et bien construits c’est mieux ! A ce sujet, leur taille, leur positionnement, leur police de caractères sont des facteurs essentiels à ne pas négliger. 

Voici quelques recommandations issues des guidelines officiels de la BBC :

  • Les sous-titres ne doivent pas dépasser plus de 70 caractères, en divisant la phrase en deux parts égales ;
  • Les séquences de vos sous-titres doivent durer entre 1 et 6 secondes pour garantir la compréhension ;
  • Les sous-titres sont en général positionnés au centre et en bas. Mais parfois, ils peuvent gêner la visibilité et doivent être déplacés ;
  • Essayer de faire commencer vos séquences exactement au moment où le locuteur commence à parler. Si les locuteurs parlent vite, vous pouvez essayer de modifier la formulation ou de laisser un peu plus de temps à la lecture ;
  • Le texte, le rythme et le timing de paroles de chaque participant doivent être bien synchronisés. Dans le cas d’un dialogue plus confus entre plusieurs personnes, il ne faut pas hésiter à privilégier la parole de certaines personnes par rapport à d’autres ;
  • Il y a de nombreuses possibilités de police de caractère. Si vous ne cherchez pas forcément à vous différencier, nous vous conseillons des classiques comme Roboto, Tiresias, Times New Roman…

4# Améliorer votre productivité dans la création de sous-titres

Bon, vous le voyez, la création de sous-titres est un processus long et complexe. Heureusement, il y a un nombre grandissant d’outils qui vous mâchent le travail en l’automatisant. 

Par exemple, les réseaux sociaux comme Facebook, YouTube et Instagram incluent déjà des technologies de transcription et traduction automatique selon vos besoins. Mais attention, pour des projets avec plus de volume et de longueur, il est parfois difficile d’avoir un bon résultat. Ces technologies peuvent parfois manque d’exactitude et de work-flow organisé pour des processus de travail plus professionnels.  

Je vous présente ici 2 types de services qui pourront mieux vous aider à cette fin :

  • Les plateformes de mise en relation avec freelance et agences de sous-titrage. Ce sont des services qui ont beaucoup de succès aux Etats-Unis et qui vous connectent à des collaborateurs compétents et efficaces pour vos projets vidéos. On peut penser par exemple à Rev.com, Authot.com ou Upwork.com ;
  • Les solutions de sous-titrage automatique complet. Celles-ci vous permettent de gérer des projets de sous-titrage de A à Z, en ayant une technologie de transcription, de traduction, et d’édition facilement utilisable. Elles peuvent aussi disposer de fonctions collaboratives. On peut mentionner ici des sites comme Checksub.com ou Happyscribe.com. 

À vous de choisir les solutions qui conviennent le mieux à vos besoins et habitudes de travail. 

5# La question de l’encodage des sous-titres dans la vidéo

Dernière question, et non des moindres : choisir entre des sous-titres encodés dans la vidéo (et qui ne peuvent donc être retirés) et des sous-titres fermés (CC) qu’on peut enlever et ajouter à l’envie. 

La réponse dépend de la plateforme où vous voulez publier votre vidéo. En général sur les réseaux sociaux (YouTube, Facebook, Instagram…), vous avez le choix entre uploader une vidéo avec des sous-titres encodés, et télécharger un fichier SRT pour ajouter le sous-titrage sur votre contenu. Mais certaines plateformes ne vous laissent pas d’autres choix que de fournir une vidéo avec des sous-titres déjà inscrits. 

Dans ce dernier cas, vous pouvez utiliser des logiciels de sous-titrage automatique, ou par défaut des éditeurs de vidéo comme VlC, Imovie, ou Aegisub pour faire le travail. Dans le cas où vous avez le choix, on vous conseille plutôt de l’encoder également, car vous pourrez alors garder les paramètres de personnalisation et de positionnement.

Voilà tout ce qu’on peut vous dire pour optimiser l’accessibilité de vos contenus sur les réseaux sociaux. On espère vous avoir été utile !