Franchise : l'indépendance du chef d'entreprise et le soutien d'une enseigne

Être son propre patron tout en pouvant s’appuyer sur le soutien commercial et logistique d’un grand groupe solide financièrement et bien organisé, c’est le principe de la franchise. Un modèle économique particulièrement attractif qui attire chaque année de nouveaux acteurs dans des secteurs d’activité aussi variés que l’alimentaire, la coiffure, l’habillement, la restauration, l’automobile ou encore l’optique…

Avec 78 218 points de vente et 2049 réseaux qui maillent tout le territoire (1), la France peut se targuer d’être la championne d’Europe de la franchise. Et ce n’est sûrement pas près de s’arrêter, car ce modèle économique ne cesse de progresser d’année en année.

Formation Création et développement d'une activité de formation

Avec un nombre de réseaux qui a doublé en dix ans, la franchise apparaît pour beaucoup d’entrepreneurs comme une option séduisante et rassurante. Il faut dire que cet accord, par lequel le franchiseur concède à un indépendant franchisé le droit de commercialiser ses produits ou ses services en contrepartie d’une compensation financière, présente de nombreux avantages pour un chef d’entreprise.

Une aide à l’implantation

Lorsque l’on crée son entreprise, le choix de l’emplacement est crucial. Un commerçant indépendant a beau avoir le meilleur concept du monde, si personne ne passe devant sa boutique, son chiffre d’affaires risque d’en pâtir et de ne jamais décoller. Faire appel à un réseau de franchise peut être d’une grande aide car il n’est pas rare qu’il ait dans son organisation une équipe dédiée à la recherche de locaux.

Maxime Billioque, 21 ans, franchisé Vapote-moi à Paris depuis l’année dernière, a bénéficié de cet accompagnement et il s’en félicite : « Nos franchiseurs nous ont énormément apporté. Déjà dès le début, ils nous ont accompagnés sur la recherche d'emplacement, et grâce à un de leurs partenaires, on a eu plusieurs propositions d'emplacements, en plus de ceux que nous avions trouvés par nos recherches personnelles. Une fois le centre commercial choisi, ils se sont occupés de tout, du clé en main à 100%. On n’a eu de ce côté-là qu’à signer les contrats et autres papiers » (2).

Le jeune entrepreneur précise également que son franchiseur a même dessiné les plans de son kiosque et l’a fait construire par son partenaire de longue date en agencement et menuiserie. Un sacré coup de pouce pour démarrer !

Une notoriété immédiate

Une fois installé, un entrepreneur indépendant doit impérativement se faire connaître pour se constituer une clientèle, ce qui n’est pas toujours chose facile. Dans le cas d’un franchisé, nul besoin d’investir des sommes mirobolantes en publicité et en communication puisqu’il bénéficie dès le lancement de son activité de la notoriété de son franchiseur.

Il est évident qu’il est plus simple pour un garagiste de pouvoir s’appuyer sur l’image de marque et la réputation de Speedy, Feu Vert ou Midas pour « attirer le chaland ». Ce n’est pas Arnaud Playez, franchisé Midas à Noeux-les-Mines, qui dira le contraire.

Garagiste de métier, il a rejoint le premier réseau d’entretien et de réparation automobile en juin 2013 et il ne le regrette pas une seconde. « Midas, c’est avant tout un garage de proximité donc, pour moi, ça ne change pas, j’étais déjà garagiste de proximité. Après, on m’a donné une enseigne idéalement reconnue et aujourd’hui, je suis fort », se réjouit-il (3).

Un accompagnement de tous les instants

La difficulté lorsque l’on est un entrepreneur indépendant, c’est bien évidemment de devoir gérer tous les aspects de son activité. Achats, management, gestion, logistique, comptabilité, la tâche est lourde et en décourage certains.

Là encore, la franchise est un bon moyen de concilier autonomie et accompagnement. Car si le franchisé reste juridiquement indépendant et propriétaire de son entreprise, il a à sa disposition des services que seul son franchiseur peut lui apporter.

Ce n’est pas un hasard si, selon un sondage de 2019, 48% des franchisés ont déclaré avoir opté pour ce statut afin de bénéficier d’un accompagnement et de moyens pour développer leur affaire, contre « seulement » 40% pour capitaliser sur la notoriété de la marque et 28% pour limiter les risques financiers (4).

Cet accompagnement est particulièrement important dans des secteurs où les technologies évoluent rapidement, comme l’optique. C’est l’une des raisons qui a poussé Loïc, franchisé Lissac dans le Sud de la France, à opter pour le statut de franchisé lorsqu’il a voulu ouvrir son propre magasin il y a une dizaine d’années.

« La franchise représente selon moi le meilleur compromis entre liberté et accompagnement, justifie l’opticien. La liberté de l’indépendant est totale, mais elle s’accompagne de beaucoup de contraintes et de temps perdu, avec tout à gérer tout seul. Ce temps perdu est celui que l’on ne passe pas avec les clients. La franchise permet de se concentrer sur notre cœur de métier. Ayant ouvert mon magasin jeune, c’était aussi une sécurité de pouvoir s’appuyer sur un réseau capable de m’accompagner sur de nombreux petits détails ».

Pour lui, être franchisé Lissac, c’est l’assurance d’avoir une multitude d’outils professionnels, aussi bien physiques que numériques, à disposition, mais aussi la possibilité d’avoir accès à un certain nombre de formations en interne, indispensables dans ce secteur en perpétuelle mutation qu’est l’optique, où le nombre d’indépendants est en baisse, du fait de conditions de travail difficiles et d’une concurrence accrue.

Une situation rendue encore plus complexe par la crise sanitaire, mais que Loïc a traversée avec moins de remous grâce à son franchiseur. « La qualité de l’accompagnement Lissac apporte de la sérénité. La gestion du déconfinement en a été l’illustration : l’enseigne avait prévu un achat groupé de gel, des gants et de visières au niveau national, et rédigé des protocoles. Les indépendants ont probablement eu plus de difficultés à gérer cette phase », conclut l’opticien.

Quel que ce soit le secteur d’activité, la franchise représente donc les mêmes opportunités, à savoir pouvoir se concentrer sur l’essentiel : la relation-client, la qualité du produit fini ou du service rendu. Charge à la tête de réseau de gérer l’accessoire, bien souvent chronophage et usant pour les purs indépendants.  

Sources :

  1. https://www.franchise-fff.com/franchise/les-chiffres-cles
  2. https://www.toute-la-franchise.com/news-540644-21-ans-creer-entreprise-meilleur-ami-maxime-billioque-vapote-moi.html
  3. https://www.franchise-fff.com/devenir-franchise/temoignages-de-franchises
  4. https://www.banquepopulaire.fr/portailinternet/Editorial/Informations/Pages/enquete-franchise-2019-chapitre-5.aspx?vary=0-0-0