Où se situe Facebook dans cette crise sanitaire mondiale ?

Vous l’avez sûrement remarqué, le prix des publicités Facebook a changé ces derniers temps. En effet, de nombreux annonceurs ont littéralement coupé leurs investissements publicitaires à cause de la crise sanitaire. Eh oui, qui dit crise sanitaire, dit confinement pour de nombreux pays. Du coup, comment voulez-vous acheter de la publicité lorsque vos clients potentiels restent chez eux ?

Au-delà du confinement, les retombées économiques de cette crise sont terribles.

Beaucoup de postes sont supprimés et un nombre incroyable d’entreprises vont tout simplement mettre la clé sous la porte.

Vous serez sûrement d’accord avec moi, les temps ne sont pas à la fête.

Dans cet article, j’aimerais faire un tour d’horizon avec vous sur le sujet. J’aimerais voir où se situe Facebook dans cette crise sanitaire mondiale.

Étant donné que Facebook est une solution majeure dans le marché de la publicité en ligne, il semble pertinent de s’y intéresser si vous êtes un annonceur.

C’est parti !

La crise du COVID a un impact dans le monde entier

Quand vous avez un Business Model qui repose quasi entièrement sur la publicité, comme Facebook, la crise sanitaire a des répercussions sérieuses sur votre chiffre d’affaires. D’autres réseaux sociaux l’ont d’ailleurs fortement ressenti, comme Snapchat qui n’a pas tardé à lancer une nouvelle initiative pour s’adapter à la crise.

Nous l’avons évoqué en introduction, les investissements des annonceurs ont bien baissé au premier trimestre 2020.

Le point positif cependant est l’augmentation de l’utilisation de Facebook et sa famille d’applications. Les appels via Messenger et WhatsApp ont par exemple explosé !

Dans l’article « Comment faire de la publicité pendant la crise du Coronavirus« , nous apprenons qu’il y a récemment eu :

  • +50% de conversations lancées depuis Facebook Messenger ;
  • +90% de conversations vidéos de groupe sur Messenger ;
  • +50% de trafic supplémentaire sur les sites web (trafic qui provient de Facebook).

Par conséquent, on note une forte augmentation dans l’utilisation des applications du mastodonte américain. C’est plutôt une bonne nouvelle, mais l’utilisation de ces services reste gratuite.

Qu’en est-il de la publicité sur Facebook donc ?

Ce qu’il faut savoir, c’est à partir du dernier trimestre 2019, un vrai contrecoup s’est fait sentir. Il est même devenu très inquiétant puisqu’il semblait persister.

Étant donné que le COVID-19 s’est propagé dans le monde entier (on parle de pandémie), les États ont été contraints de confiner leur population.

C’est véritablement à partir du premier trimestre 2020 que les puissances européennes ont démarré leur politique de confinement.

D’ailleurs, qui dit Europe dit gros marché pour Facebook. Après le continent américain, l’Europe est un très gros marché pour Facebook.

C’est au moment du confinement que les revenus publicitaires de ce géant américain sont passés dans le rouge.

Faisons maintenant un point sur la situation.

Moins de publicités chez Facebook

Pour que vous ayez une vision précise des tendances baissières chez Facebook, voici une déclaration de Alex Schultz et Jay Parikh, vice-présidents Analytics et Ingénierie chez Facebook) :

« Nous avons constaté un affaiblissement de notre activité publicitaire dans les pays qui luttent le plus agressivement contre la propagation du Covid-19 ».

D’ailleurs, Reuters a recueilli un autre témoignage de la part de Facebook : « de nombreux annonceurs ont réduit leurs budgets marketing pour limiter les coûts en raison de l’incertitude liée au virus ».

Enfin et pour confirmer la tendance, Facebook annonce avoir remarqué une « réduction significative de la demande publicitaire » au cours du mois de Mars 2020.

Vous l’aurez compris, la crise sanitaire n’a épargné personne. Elle est même synonyme de plongeon économique brutal qui détruit des emplois et réduit fortement les investissements publicitaires.

Par conséquent, les géants de la publicité en ligne comme Facebook et Google prévoient d’ailleurs de perdre plus de 44 milliards de dollars de revenus publicitaires en 2020.

Dans la même veine, une étude de Kantar révèle que le nombre d’annonceurs pour les 3 premiers mois de l’année 2020 a réduit de 41% dans la presse, 57% en radio et 29% à la télévision.

Ce constat incroyable est néanmoins nuancé par une stabilisation des chiffres lors des trois premières semaines d’avril.

Voyons ceci en détail maintenant.

Facebook pourrait éviter le pire

Cette année 2020 s’annonçait très bonne, avec notamment l’Election Présidentielle américaine et les Jeux Olympiques, pour ne citer qu’eux.

Néanmoins, le coronavirus est venu bouleverser l’équilibre planétaire et la situation est devenue chaotique.

Bien que la demande publicitaire a dégringolé en mars, Facebook déclare remarquer « des signes de stabilité se refléter dans les trois premières semaines d’avril ».

En fait, le taux de fréquentation de Facebook a enregistré une hausse de 8,7% depuis le début de l’année 2020.

Cependant, ses revenus publicitaires ont chuté de 1%.

Voici où se situe Facebook au premier trimestre 2020 (source: la croix.com)

Crise ou pas crise, Facebook veut appuyer sur l'accélérateur

Comme vous le voyez dans ces graphiques, le Chiffre d’Affaires de Facebook a subi une baisse au premier trimestre 2020, mais les résultats restent supérieurs à la même époque l’année dernière.

Les revenus du géant américain ont d’ailleurs atteint 17,74 milliards de dollars, soit une hausse de +18% par rapport au premier trimestre 2019.

Voici un autre graphique dédié au revenu de Facebook (source : zdnet.fr) :

Bien que la crise du COVID met à genou la terre entière, Facebook arrive à s’en sortir. Les chiffres sont là pour le prouver.

Cette nouvelle est plutôt rassurante quand on sait que Facebook tire la moitié de ses revenus publicitaires des petites entreprises.

Ces petites structures sont très affectées par la baisse de consommation, le chômage et le confinement. Beaucoup d’entre elles vont d’ailleurs mettre la clé sous la porte…

Pour résumer, on voit bien que Facebook subit une baisse dans ses revenus publicitaires, mais voit une stabilisation dès le mois d’avril.

D’ailleurs, et fidèle à ces principes, le mastodonte américain souhaite maintenant saisir les opportunités qui se présentent.

Parlons-en maintenant afin de terminer cet article.

Saisir les opportunités

Qui dit baisse des investissements en publicité, dit moins de demandes sur le marché. Cela a des conséquences puisque le prix des publicités a naturellement baissé en début d’année.

Statista révèle d’ailleurs une différence nette dans le coût par clic moyen sur Facebook entre Janvier et Mars 2020 :

Une baisse de l’ordre de 20% du coût par clic n’est pas passée inaperçue. Beaucoup d’annonceurs ont pu en profiter pour lancer des publicités à un coût inférieur à la normale.

A ce sujet, vous pouvez consulter l’article « Comment faire de la publicité Facebook pendant la crise du Coronavirus« .

Par ailleurs, Facebook veut pour répondre aux difficultés des petites entreprises qui comptent pour moitié dans son Chiffre d’Affaires global.

L’idée est de proposer aux utilisateurs de la plateforme d’acheter des produits et services directement sur Facebook et Instagram.

Cela permettrait d’enlever un point de friction lorsque les utilisateurs sont basculés sur le site internet d’un annonceur.

Un autre projet, plus fou cette fois, consiste à tirer un câble sous-marin de 37 000km afin de connecter 23 pays d’Afrique à Internet.

Il s’agit du projet 2Africa :

Vous comprenez donc que malgré la crise sanitaire, Facebook développe des projets très ambitieux pour étendre encore plus sa domination.

Ce projet est très intéressant, car il ouvre de nouvelles opportunités sur un continent trop peu relié à Internet.