Peut-on vivre du métier d’influenceur en 2020 ? Etude Reech.

Depuis quatre ans, Reech, première « brand tech » de l’influence marketing publie son étude sur la relation entre les influenceurs et les marques. L’occasion de faire le point de ce qu’il se fait aujourd’hui en matière d’influence marketing. Alors que les métiers d’astronaute et de pompier ne font plus rêver les jeunes américains qui préfèrent devenir influenceur, qu’en est-il en France ? Peut-on vivre de l’influence marketing ? Quel est le profil type de l’influenceur ? Quelle relation les influenceurs entretiennent-ils avec les marques ? Décryptage avec cette étude.

Qui sont vraiment les influenceurs ?

Passionné d’une thématique précise et créateur de contenu, l’influenceur oriente les comportements de consommation dans son univers : lifestyle, loisir, culture… Il est reconnu comme expert de sa thématique. Dans la pratique, 75% des influenceurs sont des femmes et la moyenne d’âge des influenceurs est de 29 ans.

Etude Reech

Coté thématiques, l’étude montre, qu’en moyenne, un influenceur traite de 3 sujets différents. Ci-dessous la répartition des différentes thématiques en image :

Etude influenceurs Reech

Leurs usages des réseaux sociaux

Bien sûr, les réseaux sociaux étant le porte-voix des influenceurs, ils sont plébiscités par ces derniers.

Et au top du classement des réseaux sociaux, l’indétrônable Instagram, qui depuis 3 ans est LE réseau préféré des influenceurs.

« 55% des influenceurs actifs sur TikTok s’y sont inscrits cette année, mais seuls 30% des inscrits y sont vraiment actifs.

Etude influenceurs Reech

Intéressant : Reech a classé les influenceurs par taille de communauté, et ça donne ça :

Etude influenceurs Reech

Les influenceurs vivent-ils de leur activité ?

Si comme on l’a vu, les jeunes rêves de devenir influenceurs, on est encore loin d’avoir des revenus suffisants pour en vivre !

Seule une minorité des influenceurs vivent de cette activité (15%).

Mais heureusement, l’argent n’est pas la principale source de motivation des influenceurs.

On devient influenceur avant tout pour partager une passion, s’amuser et faire passer un message !

Etude influenceurs Reech

La relation entre les influenceurs et les marques

Selon l’étude, l’influence marketing continue de croître d’année en année.

En 2019, 62% des influenceurs ont reçu plus de demandes de partenariats que l’année précédente.

Le décalage entre les attentes des influenceurs et les propositions des marques

Un point important est mis en avant par l’étude : il y-a un décalage entre les attentes des influenceurs et les propositions des marques !

Alors que les influenceurs envisagent une relation à long terme, notamment via les partenariats de type « ambassadeur » à 69%, les partenariats récurrents (68%) et les contrats d’exclusivité (30%), les marques sont plus dans le court terme avec des placements de produits simples (77% des demandes reçues) …

Les influenceurs sont néanmoins sélectifs, 66% refusent des partenariats. Ce qui laisse de la place aux marquent souhaitant mettre en place une vraie relation avec les influenceurs.

Le type de collaboration souhaité par les influenceurs est cohérent par rapport à leurs motivations pour exercer cette activité mais aussi avec les raisons de refus d’un partenariat, très orientées sur leurs valeurs. Des partenariats récurrents et plus étroits avec les marques permet d’assurer une cohérence dans la communication de la marque mais aussi, pour eux, auprès de leur audience. Cela confirme aussi une tendance montante pour le “content studio” : les marques confient de plus en plus la production de leur contenu aux influenceurs dont la ligne éditoriale correspond à leur univers – et inversement – et c’est une bonne idée tant leur passion et leur créativité peuvent leur apporter une vraie valeur ajoutée.Guillaume Doki-Thonon, Fondateur & CEO Reech.

Rémunération des influenceurs

Comme on l’a vu, seul 15% des influenceurs vivent à plein temps de leurs revenus. Mais d’année en année, les rémunérations progressent de même que la professionnalisation du secteur.

Etude influenceurs Reech

Malgré cela, 65% des demandes de partenariats sont toujours sans rémunération et pour 86% des influenceurs, cette activité n’est ni leur principale source de revenus ni un choix de carrière.

Cliquez ici pour retrouver l’étude complète proposée par Reech

Article écrit en collaboration avec Reech