Blogosphère - 3 qualités d’un excellent rédacteur web - 14 juin 2019

3 qualités d’un excellent rédacteur web

Voici 3 qualités d'un excellent rédacteur web
Jordan Toi Consultant webmarketing & Copywriter

Lorsque j’étais au lycée, je me souviens d’un camarade de classe qui semblait être torturé. Il était brillant, notamment en dissertation. Cela fait un peu cliché, mais c’est un fait. En ce qui me concerne, j’étais plutôt bon. Lorsque le professeur rendait les copies, je me positionnais quasiment toujours dans la moyenne haute. Mais lui, il enfilait les 16 comme des perles. Je me suis donc intéressé à ses copies pour voir comment il s’y prenait. Depuis cette période, le temps est passé…

Je me suis exercé à intégrer dans mon processus d’écriture des automatismes que je vais vous relayer dans la suite de cet article.

Ils se basent sur mon expérience, mais également sur l’analyse de contenus pertinents.

Pour la petite histoire, son objectif était de devenir écrivain.

Il est devenu concepteur-rédacteur dans un groupe de communication français.

Alors, qu’est-ce qui va vous différencier dans le domaine de la rédaction web, c’est-à-dire ce qui va faire que la loi de Pareto va s’appliquer pour vous ?

En d’autres termes, comment rédiger les 20% de votre contenu qui vont générer 80% des résultats que vous allez obtenir ?

Bien sûr, ce sont des chiffres symboliques, mais pas tant que ça.

Vous allez comprendre pourquoi.

On y va ?

Voici 3 qualités d’un excellent rédacteur web.

#1 Aimer la thématique pour laquelle vous rédigez

Cela peut paraître évident à première vue.

Seulement, avec le temps, on peut se rendre compte que, finalement, les sujets que l’on traite sont assez éloignés de ce que l’on aime vraiment raconter.

Vous parlez d’un sujet car tout le monde en parle, mais au fond de vous, le cœur n’y est pas.

A contrario, ce que je peux appeler « le drame du rédacteur web » est le fait d’être un excellent rédacteur dans une thématique qui, va-t-on dire, n’intéresse pas grand monde.

Une fois sortie des sentiers battus, vous semblez avoir du mal à réciter votre partition habituelle.

Tous les syndromes que vous redoutiez au démarrage font surface :

  • Feuille blanche ;
  • Lassitude ;
  • Flemme ;
  • Procrastination ;
  • Recherches pertinentes ;
  • Dispersion ;
  • Incohérence rédactionnelle ;
  • Bâclage.

Pour la grande majorité d’entre nous, c’est normal.

Nous ne sommes jamais aussi bons que lorsque nous faisons une activité qui nous passionne, où le temps ne semble pas être un frein.

C’est également valable pour le fin segment des rédacteurs web les plus talentueux.

Même si leur capacité d’adaptation est plus élevée, elle relève généralement de l’expérience.

Le piège à éviter…

Lorsque j’ai démarré en tant que rédacteur web en freelance, j’étais excité de démarrer des projets.

De tous les côtés !

Imaginez la situation.

Vous commencez une aventure entrepreneuriale. Tout ce qui compte pour vous, c’est de générer vos premiers revenus.

Vous pouviez être sûr qu’au début, j’étais motivé.

Quel que soit le projet.

J’en obtenais certains, d’autres pas.

Mais paradoxalement, plus le temps passé, plus le carnet de commandes était rempli, plus je sentais un hic…

C’était une sorte de cercle infernal.

J’ai des clients, donc des délais.

Par exemple, ma routine journalière s’en est retrouvée perturbé.

Je me couchais plus tard, et me lever à des heures aléatoires mais avec moins d’heures de sommeil qu’habituellement.

Parfois, j’étais devant mon Mac en mode « zombie ».

Je restais bloqué devant l’écran sur un mot en particulier sans pensées particulières.

 Puis je m’endormais de temps en temps.

Du coup, niveau productivité et concentration, je me suis rendu compte au bout de 3 semaines que ce n’était pas possible.

Insoutenable.

Le métier de rédacteur web demande une certaine gymnastique intellectuelle.

Je parle de « vrais rédacteurs web », ceux qui ont pour but et la réelle volonté d’apporter de la valeur ajoutée à chaque contenu.

Si vous étiez comme moi à mes débuts, en voulant à tout prix obtenir beaucoup de commandes, dont des sujets qui ne vous intéressent pas du tout, vous allez voir que c’est très difficile de produire du contenu qualitatif pour vos clients, et pour vous-même.

Après cette période, j’ai pris la décision (mon corps a décidé) de ne traiter que les sujets que j’aimais.

Vous verrez, c’est beaucoup moins éprouvant.

Et puis, vous retrouverez le plaisir d’écrire.

Mais aussi, la fluidité qui vous rend d’une part plus productif, ce côté original que vous perdez lorsque vous n’aimez pas les sujets sur lesquels vous écrivez.

Mais Jordan, au début de l’article tu as évoqué « le drame du rédacteur web », comment résoudre ce problème ?

Effectivement.

Je vous ai dit qu’exceller en tant que rédacteur dans une niche sans réel marché n’avait que peu d’intérêt, à part votre satisfaction personnelle.

En effet, vous avez tout intérêt de centrer vos efforts sur des actions qui vous apporteront des résultats concrets.

Ces résultats peuvent être :

  • De la génération de leads ;
  • Des coachings ;
  • De la vente de formation ;
  • Rédiger pour des clients ;
  • Des articles viraux.

Etc.

Après tout, je pense que vous ne travaillez pas pour la gloire.

Vous avez des factures à payer, une famille à nourrir, des plaisirs à satisfaire…

À titre d’exemple, pensiez-vous gagner votre vie en bloguant sur « La vie des pigeons parisiens » ?

Et là, vous me faites taire.

Vous rédigez un article d’une qualité rare avec une approche unique de ce que peut être le quotidien d’un pigeon à Paris.

Ce contenu est partagé, liké, twitté, re-twitté, etc.

Formidable.

Vos talents de rédacteur web sont indéniables.

Il se pourrait même que vous ayez obtenu l’attention de certaines personnes qui souhaiteraient collaborer avec vous, sur un projet.

Mais pas celui-ci

Vous voyez ce que je veux dire ?

Quoi qu’il arrive, il n’y aura pas de business à faire avec un tel sujet de blog.

Alors la réponse… ?

Il n’y en a pas une.

Je vais vous dire celle qui a marché pour moi.

Une bonne idée est de trouver dans vos expériences passées un problème important que vous avez résolu et où il y a une demande.

Généralement, l’être humain aime parler de soi.

Du coup, vous aurez plus de facilité à vous exprimer de manière précise et vous vous lasserez sûrement moins vite.

Une autre idée est de lister, disons « UNE » compétence, et de voir sur quels marchés ayant une demande validée vous aimeriez la faire valoir.

Par exemple, en ce qui me concerne, j’ai décidé d’aider les personnes ayant une activité sur internet à optimiser leur tunnel de conversion (Attirer, Convertir, Fidéliser) grâce à la génération de contenu de qualité.

Comment en suis-je arrivé là ?

  1. J’ai démarré en tant que rédacteur et copywriter (légère différence) ;
  2. J’ai ensuite été e-commerçant et blogueur ;
  3. Maintenant, je suis consultant-blogueur.

À chaque étape, je me suis servi de mes expériences passées.

Je suis parti d’UNE compétence : l’écriture en tant que rédacteur web freelance.

J’ai décliné celle-ci dans l’e-commerce en misant sur une stratégie de contenu efficace : Fiche produit ultra-travaillé + Campagne d’emailing à forte valeur ajoutée + Blog éducatif dans ma niche du bien-être féminin grâce aux huiles essentielles.

Enfin, je vends désormais des prestations de consulting et des formations sur ce que j’ai appris ces dernières années.

Je n’étais pas passionné de base.

Mais la rédaction m’a permis de découvrir d’autres horizons que je ne soupçonnais même pas.

J’ai beaucoup échoué, et parfois réussi.

C’est sur cette expérience que vous devez capitaliser et vous verrez qu’au final, on y prend goût.

Tout cela me fait dire qu’écrire sur des sujets que l’on aime raconter, même si l’on n’est pas forcément « passionné », est une excellente qualité d’un rédacteur web.

#2 Écrire avec empathie

Il est tentant, lorsque l’on parle d’un sujet que l’on maîtrise sur le bout des doigts, de vouloir impressionner son monde.

Vous employez des termes très techniques, avec des phrases complexes.

En soi, ce n’est pas un problème, vous pouvez très bien le faire.

Mais avant, est-ce que vous vous êtes posé la question de savoir si vos lecteurs comprendront ce que vous dîtes ?

C’est là toute la différence entre le copywriter lambda et celui que toutes les grandes entités s’arrachent !

Bien évidemment, vous n’avez pas besoin d’être un rédacteur web de « génie » au sens littéral du terme.

Juste de comprendre ce que veut votre audience et d’écrire en fonction d’elle.

Quel est votre positionnement ?

Par exemple, vous écrivez pour :

  • Des personnes plutôt novices et qui souhaitent apprendre ?
  • Un public plutôt expert ?

Comme je l’ai évoqué ci-dessus, c’est le premier élément à prendre en compte.

Il est d’une importance capitale du fait que, tout au long de la vie de votre site, vous devrez emprunter ce ton.

Et oui, je dis toute la vie car il est délicat de changer son positionnement.

Si tel est votre volonté, retenez qu’il est plus facile d’éduquer une audience et d’évoluer avec elle que l’inverse.

En effet, les experts qui souhaitent obtenir des informations pointues sur un sujet en particulier auront plus de mal à digérer le fait que vous rétrogradiez le niveau d’expertise de vos contenus.

Roger Federer a deux élèves : Disons Gaël Monfils et moi-même.

Imaginez que Monfils s’entraîne depuis déjà 6 mois avec Federer et que j’arrive ensuite pour prendre des cours.

Notre ami Roger serait obligé de reprendre les bases, que Gaël a déjà depuis très longtemps.

Peut-être qu’un temps Gaël ne dira rien, mais au fur et à mesure, il se lassera et dira stop, tout Federer qu’il est…

Comprendre « LE » besoin réel du lecteur

Selon moi, il y a 3 types de contenu :

  • Le contenu informatif (Le Monde, Le Parisien…) ;
  • Le contenu distractif (Roman, BD…) ;
  • Le contenu éducatif (Cours en ligne, blog, formation…).

Ils peuvent parfois se confondre, mais globalement, un objectif prédomine.

Par exemple, sur ce blog, vous trouverez un croisement entre de l’information et de l’éducation.

Quand vous avez cliqué sur cet article, l’objectif pour vous était d’apprendre à mieux rédiger sur le web pour améliorer vos conversions.

Pourquoi est-ce si important pour vous d’améliorer vos conversions ?

On le sait tous.

En l’occurrence moi le premier, puisque je rédige actuellement cet article.

Vous voulez générer du chiffre d’affaires pour votre activité.

« Waouh, quelle découverte ! »

Seulement il y a une petite nuance qui fait toute la différence.

Elle se situe entre le « savoir » et le « faire savoir ».

Ce que je veux dire, c’est que le lecteur (ici, vous) veut se sentir rassuré sur le fait que l’auteur (ici, moi) ait bien saisi l’enjeu du sujet.

Une fois rassuré, le lecteur aura une « oreille » bien plus attentive.

C’est pour cela que lorsque l’on forme des commerciaux ou des copywriters, nous insistons autant sur la reformulation des besoins dits « techniques » que sur les « profonds ».

Exemple :

« Si j’ai bien compris, vous souhaitez assimiler les différentes qualités d’un rédacteur web.

Celles-ci vous permettront de créer du contenu pertinent pour votre audience, dans l’objectif de les fidéliser et de générer des conversions ?

Dans ce cas, lisez ce qui suit… ».

Bingo.

#3 Le savoir et le faire savoir

Ce point fait écho aux deux premiers.

Si vous voulez que l’on vous lise, il faut que votre lectorat soit conscient de votre savoir, de la valeur que vous apportez.

C’est pour cela que, parfois, il est nécessaire de faire ce travail d’éducation envers votre audience, comme nous l’avons évoqué plus haut dans cet article.

Il faut, bien évidemment, que votre contenu soit en cohérence avec la raison pour laquelle on vous lit.

Mais ça ne suffit plus de nos jours.

Un expert n’en restera pas un s’il ne fait pas ce qui suit ci-dessous :

  • Se former en permanence : À moins d’être, disons le « Père Fondateur  » de votre thématique, il est rare de tout savoir. Et même si l’on pense que c’est le cas, votre cerveau est un muscle. Et il a besoin de s’entraîner sous peine de perdre ses capacités. Soyez toujours proactif dans vos recherches. Cherchez l’information. Rencontrez des personnes qui font la même chose que vous et voyez comment elles abordent un sujet que vous connaissez, par exemple.
  • Lire beaucoup – Dans la lecture, je ne parle pas uniquement des livres qui couvrent de votre sujet. Il y a bon nombre de bouquins qui vous apporteront une bonne culture générale. Très utiles pour vous donner de bonnes références et faire des analogies dans la rédaction de vos contenus.
  • Voyager – Pas nécessaire d’aller aux Seychelles pour être inspirer. Simplement le fait d’être en mouvement va vous permettre d’être plus créatif, d’avoir de nouvelles idées en tant que rédacteur web.
  • Débattre – Du calme, n’allez pas contredire tout et tout le monde. Je dis juste que si vous n’êtes pas d’accord avec une opinion, n’hésitez pas à apporter l’antithèse. Donnez vos arguments, écoutez. Vous verrez alors si votre point de vue est cohérent ou si vous n’avez pas eu une vision globale du sujet.

Je vous garantis que ces 4 points seront vos meilleurs alliés lorsque vous vous retrouverez face à une « page blanche ».

Devenez « l’expert » d’un sujet

En tant que rédacteur web, devenir expert d’un sujet précis vous donnera des garanties indéniables.

Je vais l’illustrer avec un simple exemple, mais qui est bien parlant.

Lorsque nous étions à l’école, à l’approche d’une échéance importante, le stress commençait sûrement à se faire ressentir.

Devoir sur table, BAC blanc, DM de maths, épreuves officielles…

Bon nombre d’élèves, comme moi, étaient ce que l’on appelle des sprinteurs, c’est-à-dire toujours dans l’urgence !

Parfois, nous étions obligés de capitaliser à fond sur des chapitres et de délaisser les autres…

Du coup, quand le sujet tombe le jour J et que vous avez fait l’impasse totale, vous êtes cuits.

Et dans ces moments-là, il y a 3 types d’élèves :

  • Ceux qui se disent : « Ca y est, j’suis mort, ça sert à rien que j’écrive » ;
  • Ceux qui se disent : « Bon allez, je tente au talent… » On connait la fin ;
  • Et ceux qui disent doucement : « Hey…Pierre…c’est quoi la question A ?« 

En gros, les tricheurs.

Ne me dites pas que vous en faisiez partie ?

Si c’est le cas, on a un point commun !

Je plaisante.

Bon, on l’a tous fait au moins une fois.

Mais ce qui nous intéresse ici, c’est n’est pas vraiment de savoir si vous fraudiez ou pas.

Là où je voudrais mettre l’accent, c’est sur Pierre.

Qui est Pierre ?

Pierre, c’est celui vers qui on se tourne quasi machinalement lorsque l’on n’a pas la réponse sur les probabilités en mathématique.

D’ailleurs, il est souvent consulté par les élèves pour des questions du style :

« Pierre, je n’arrive pas à faire mon arbre des proba, peux-tu m’aider ? ».

C’est normal, il a toujours de bonnes notes sur ce chapitre.

Il fait donc figure d’autorité naturelle.

En gros, Pierre est LA référence sur ce sujet.

Et vous, dans quel cas devrions-nous faire appel à vous ?

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