Social Media - Comment j’ai réussi à calculer mon ROI sur la base d’une campagne SMO - 17 avril 2019

Comment j’ai réussi à calculer mon ROI sur la base d’une campagne SMO

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Au moment d’investir sur les médias sociaux, je me retrouvais souvent face à un dilemme. Dois-je écouter ma fibre « artistique » qui me dit de créer du contenu pour valoriser ma marque? Ou dois-je écouter ma vision ROiste de chef d’entreprise et être intransigeant sur le ROI ? Mais un jour, ces questionnements ont disparu. Je vous raconte tout dans cet article…

ROI et SMO : le mariage impossible ?

D’expérience, je sais que les retours sur investissements des réseaux sociaux sont médiocres. Dans ces conditions, je me suis parfois résigné face à ce constat frustrant : il faut se concentrer non pas sur le ROI mais le ROE (Retour sur Engagement) et sur le ROO (Retour sur Objectifs).

Mais au fond de moi, cette vision m’a toujours un peu agacé. Nous sommes à l’ère du big data, les techniques de marketing digital évoluent sans cesse…et on peut encore comparer une campagne sur les réseaux sociaux à une campagne d’affichage dans la rue. N’y a-t-il pas une forme d’anachronisme ?

Imaginez.  La publicité va vous coûter un bras. Mais vous ne saurez pas exactement combien de personnes l’ont vu, combien de personnes vous ont cherché et combien de personnes vous ont retrouvé. Et bien sûr impossible de savoir combien de personnes vous ont demandé un devis, ont mis un article dans leur panier et réellement commandé chez vous.

Normal, une campagne sur les médias sociaux n’a pas pour objectif de faire du ROI ! Vous serez quand même content d’apprendre qu’un fan vous coûte en moyenne 1-2 euros. Génial pour une personne susceptible de liker vos contenus (mais qui ne le fera peut-être jamais) et dont vous n’avez l’adresse email.

Vous serez aussi heureux de gérer un pic de trafic sur votre serveur et sa gestion technique face à l’afflux de demandes. Demandes qui aboutiront peut-être sur quelques achats, quelques emails de prospects…mais rien qui ne permette de rentabiliser votre campagne. Pas grave, vous avez fait de l’image, n’est-ce pas ?

Détendez-vous je plaisante. Je me permets de le faire, car j’ai trouvé une astuce géniale. Et je vais vous la raconter.

Quand Google se démultiplie

Je parcours la France entière chaque année pour animer des formations sur le digital. À chaque fois, c’est la même rengaine. La majorité des gens que j’ai devant moi me googlise et googlise ma boite pour en savoir plus.

Jusque là rien d’extraordinaire me direz-vous. Mais attendez de voir la suite.

Je me suis rendu compte que, chaque fois que je me rends dans un endroit, je reçois, quelques heures ou quelques jours après, une demande de devis depuis cette zone. Comme si le participant à la formation avait dit à son frère ou son cousin de me contacter.

Soyons clairs, ce n’est pas un participant à la formation qui me fait une telle demande alors par quel miracle ?

J’ai réfléchi et je me suis dit que Google avait plus d’un tour dans son sac. Et si ma position SEO pour un mot clé donné n’existait pas ?

J’ai alors fait cette supposition : il existe UNE position Google pour UN mot clé donné pendant UN instant donné pour UNE région géographique donnée!

Et ça change tout ! Vous pouvez utiliser tous les outils de monitoring SEO que vous voulez ils vous donneront toujours une position relevée par rapport à un mot clé depuis une IP donnée. Mais pas la réalité terrain.En gros, la carte SEO ne serait pas le territoire SEO.

Il ne me restait plus qu’à faire un test grandeur nature pour valider ces hypothèses.

Une campagne SMO enfin rentable

J’ai fait des tests portant sur plusieurs domaines formations.
Les statistiques sont sans appel : pour 100 personnes qui m’ont recherché dans une région donnée, Google a amélioré la position de mon domaine dans cette région pendant cette période de buzz.

Puis j’ai dupliqué ce raisonnement avec des campagnes SMO.
Les campagnes de notoriété ont été basées sur des mots clés uniquement.
L’objectif a été d’augmenter les recherches sur Google.
Les échantillons de test ont été faits sur 10 jours en général.

Voici ce tableau récapitulatif de mes essais.
Voici mes conclusions :

  • Le SEO est bien un SEO local dans le temps et dans la géographie ;
  • Le SMO (notre nom de marque tapé sur Google) optimise le SEO.

La conclusion est donc que le SMO favorise évidemment le SEO et que cela peut se calculer.

Ici les campagnes ont coûté 5K€ et ont rapporté 12K€ de CA, le rapport est donc positif.
Il reste désormais à scaler cela (mettre à l’échelle) pour vérifier cela à encore plus grande échelle.

En bref le SMO peut vous rendre heureux.Les médias sociaux peuvent créer du Retour sur Investissement. Et ça, c’est une bonne nouvelle pour votre business !

Et si vous avez des questions, contactez-moi ! 😉

A propos de l’auteur

Romain Rissoan est consultant formateur en transformation digitale, il est auteur de nombreux livres sur les composantes de la transformation digitale : Big Data, Social Media, Pédagogie numérique…

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