Inbound Marketing - La chasse aux fake influenceurs - 2 octobre 2018

La chasse aux fake influenceurs

La chasse aux fake influenceurs
getfluence Mise en relation avec les influenceurs

Vous voulez faire connaître votre marque de la façon la plus impactante possible et pour cela vous décidez de faire confiance à un influenceur. Vous avez bien raison ! Mais attention, lesdits influenceurs sont très nombreux, et parmi eux se trouvent souvent… De fake influenceurs ! Ne vous laissez donc pas piéger par ces fausses âmes qui pourraient bien faire chuter votre cote de crédibilité et vous le faire regretter à terme.

Démêler le vrai du faux… Une tâche bien compliquée !

Dans un monde comme celui de l’influence marketing, faire appel à des experts et des personnalités pour parler de vous fait partie plus ou moins intégrante de la stratégie publicitaire. Il est donc devenu quasiment anodin de céder la voix à ces nouveaux gourous qui feront la promotion de votre produit, et les méthodes pour parvenir à une collaboration presque parfaite sont multiples.

Cependant, la voie y menant peut se révéler décevante et causer une perte d’argent parfois considérable ; car derrière chaque influenceur ne se cache pas toujours un être honnête qui ne voudra que votre bien.

Pourquoi faire appel à un influenceur ? Parce que cela sera susceptible d’augmenter votre validité, votre positionnement sur le Net et de ce fait, attirer de nouveaux clients.

Mais comment peut-on s’y fier ? En effet, contrairement à beaucoup d’anciennes croyances, le nombre d’abonnés, de commentaires ou de « J’aime » n’est plus gage d’une influence que l’on qualifierait d’authentique. Si dans la sphère des influenceurs, des noms et des visages ont déjà une assise certaine dont on ne peut plus douter, d’autres peuvent susciter l’interrogation.

Nombreuses sont ces figures des réseaux sociaux qui comptent des milliers de followers… littéralement vides de sens. Il n’est pas isolé le cas de l’influenceur qui comptent des milliers de faux abonnés achetés (les fameux bots) et augmentant en l’espace de quelques jours à peine sa visibilité. Le but de la manœuvre est simple : attirer le regard des marques et en obtenir le plus de faveurs possibles, des produits reçus en cadeaux en avant-première aux voyages s’étendant sur plusieurs jours aux frais de la princesse… En contrepartie : une story Instagram, quelques lignes sur les réseaux sociaux, peut-être un article sur le blog. Et c’est tout. Un peu déséquilibré comme échange, non ?

Pourtant, si certaines entreprises (comme Unilever) refusent désormais tout partenariat avec ces faux influenceurs, voire ferment leurs portes aux vrais influenceurs, d’autres se jettent à corps perdu dans leurs bras, dans l’optique de faire parler d’elles et endormant de ce fait (volontairement ou pas), leur méfiance.

Fake influenceurs, les sociétés spécialisées s’emparent du sujet

Mediakix, société spécialisée dans le digital aux Etats-Unis, et H2H Human to Human, société spécialisée dans le marketing d’influence en Espagne, ont mené chacune de leur côté une enquête démontrant comment n’importe qui est susceptible de devenir influenceur et les dangers qui en découlent.

Dans le cadre de son expérience, Mediakix a créé deux faux comptes sur Instagram : l’un tourné vers la mode, l’autre vers les voyages. Afin de créer le contenu du compte mode, Mediakix a fait appel à un mannequin et réalisé une séance photos. Pour le compte voyages, la majeure partie des photos provenait de banques d’images montrant la plupart du temps une jeune femme blonde de dos. Enfin, la société a acheté des followers au fur et à mesure pour ne pas se faire prendre par le réseau social, des commentaires et des likes pour alimenter les comptes et les rendre « vivants ». Au bout de quelques temps, les deux comptes réunis ne comptaient pas moins de 80 000 followers. Le chiffre ayant parlé, le résultat est là : de nombreux partenariats ont été réalisés avec ces influenceuses inexistantes.

Autre lieu, mais expérience tout aussi similaire : la société espagnole H2H Human to Human qui a voulu révéler « ce que personne ne voit ou ce que personne ne veut voir », selon Luis Diaz, directeur de l’agence. A l’aide d’une actrice, d’un photographe, d’une styliste et d’achat de bots sur Instagram, H2H est parvenu à berner le monde des marques et le résultat est le même que pour Mediakix : alors même que quelques semaines à peine auparavant, elle n’existait pas aux yeux du public, les marques se sont intéressées à la jeune femme, se fiant simplement encore une fois aux chiffres indiqués sur sa page.

Alors, pour éviter de tomber dans le piège, il faut vous montrer prudent dès le départ. De nombreux indices peuvent définir la solidité de la coopération que vous comptez mettre en place.

Un premier élément pourrait être l’engagement (commentaires, like, partages) : si celui-ci est anormalement bas, c’est-à-dire à moins de 2%, il est bon de se poser des questions. Un autre élément utile : une communauté basée essentiellement hors de France (dans le cas où l’influenceur est français) et située dans des pays bien trop éloignés pour que cela la crédibilise, comme par exemple en Inde ou au Brésil. Cette communauté à distance, bien qu’exotique, n’est malheureusement pas le reflet d’une communauté véridique et par conséquent, engagée. Une communauté qui ne communique que par emojis et onomatopées est par ailleurs, elle aussi, suspecte.

Instagram est d’ailleurs le plus atteint par ce phénomène. Ces derniers mois, le réseau a été pointé du doigt par de nombreux Instagrammeurs et YouTubeurs pour ces problèmes (nous pensons ici à Guillaume Ruchon, à sa vidéo dénonçant les fake influenceurs et au scandale que cela a provoqué).

Ce n’est d’ailleurs pas parce que vous êtes une petite entreprise que vous tomberez plus facilement dans ces filets. En effet, une étude réalisée par Points North Group en avril 2018 a révélé que beaucoup de grandes enseignes ont été victimes de fraudes réalisées par des faux influenceurs. Dans le top 10, on retrouve de grandes enseignes telles que la chaîne hôtelière Ritz-Carlton (78% de fake influenceurs), les cosmétiques L’Occitane (39%) ou encore Pampers (32%). Et tout cela, pour de grosses sommes engendrées et surtout perdues pour assurer la promotion de leurs produits.

Luis Diaz argue que la responsabilité est collective et qu’elle provient des marques et des agences. « Nous devons nous battre contre ce type de fraude pour la professionnalisation du marketing d’influence », dit-il.

Des entreprises ont pris le parti de se lancer dans un processus de vérification, parfois manuellement, des soi-disant influenceurs voulant collaborer avec elles. Des chaînes hôtelières, par exemple, ont créé une base de données rassemblant tous les influenceurs sérieux avec qui ils avaient déjà créé un partenariat par le passé. Certains influenceurs de longue date livrent même leurs propres conseils pour qu’on puisse les prendre au sérieux : avoir un discours clair et des livrables significatifs (feuille de données démographiques, connaissance du public…) peuvent créer toute la différence selon l’influenceur Joe Miragliotta, blogueur lifestyle et voyage aux 18 000 abonnés.

Le choix d’une plateforme au plus près de vos besoins

Cependant, cette chasse aux faux influenceurs n’est pas sans solution pour les annonceurs en quête d’honnêteté.

Diverses plateformes proposent la mise en relation allant du micro-influenceur aux prestigieuses célébrités. Les prix diffèrent donc énormément d’une agence à une autre. Ne vous y trompez pas et sélectionnez l’agence avec sagacité, en fonction de vos besoins et du public ciblé.

Pour vous aider à vous orienter, voici, deux conseils importants à prendre en compte. Le premier concerne le choix de l’influenceur qui vous représentera. Un nom connu associé à votre produit n’est pas forcément gage de succès, alors pas de décision hâtive quand vous décidez d’entamer les négociations. Bien que la notoriété fasse partie du moteur de réussite, le trafic et le référencement de votre site jouent un rôle essentiel dans l’augmentation de votre audience. Soyez sûr que la personne que vous allez plébisciter vous crédibilise et favorise le gain de nouveaux fidèles.

Le second est qu’il est préférable de choisir les blogueurs aux Instagrammeurs, surestimés et pourtant moins influents qu’il n’y parait. En effet, une étude menée par Tomoson auprès de marketeurs révèle que 37% des influenceurs qu’ils choisissent proviennent des blogs et 25% de Facebook. Les Instagrammeurs ne sont sollicités quant à eux qu’à 6%.

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, les blogueurs sont loin d’être inintéressants. Experts dans leur domaine, vous aurez plus de chances de faire connaitre votre produit… si vous savez vers lequel d’entre eux se tourner.

Pour vous faciliter la tâche, il existe des plateformes comme getfluence.com, qui permettent de passer outre les lacunes dues à l’augmentation des fake influenceurs sur les réseaux. Plateforme complètement orientée vers les blogs et sites influents et spécialisée dans la mise en relation entre annonceurs et éditeurs, getfluence.com vous permet de trouver le blogueur en adéquation avec votre identité. Toutes les catégories dont vous aurez besoin sont présentes et les éditeurs proposés par le site sont fiables et sérieux ; pas de mauvaise surprise donc quant au partenariat que vous vous apprêtez à faire si vous êtes un annonceur. En cela, la plateforme permet de contribuer à une relation à long terme entre l’annonceur et l’éditeur. Effectivement, c’est dans ce type d’engagement constant que réside la meilleure des publicités mais surtout la meilleure des influences.

Maintenant que vous avez désormais toutes les clés en main pour contrer ces faux influenceurs, vous pouvez donc faire confiance à la plateforme où la diligence est de mise et où l’équipe est à vos côtés pour vous guider dans le choix du meilleur influenceur correspondant à vos besoins.

Article écrit en collaboration avec getfluence.com