Entreprendre - Cession d’entreprise : de la décision à la signature avec le repreneur, un long parcours - 24 octobre 2017

Cession d’entreprise : de la décision à la signature avec le repreneur, un long parcours

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La cession de votre entreprise est une décision qui débute un parcours, parfois très long. Avant la signature finale de la cession des parts de la société ou du fonds de commerce à un repreneur, il se passe généralement plusieurs mois, voire années. Même si le nombre des repreneurs excède largement celui des entreprises cédées, vous avez tout intérêt à prendre le temps pour trouver le bon candidat à votre succession…. 

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Établir un diagnostic de votre entreprise

Pour réussir la cession de votre activité, la première étape est de faire le point sur sa situation. Tous les éléments relatifs à son activité sont à prendre en compte.

Il s’agit des caractéristiques internes, propres à l’entreprise. Par exemple, dans le cas d’une PME industrielle, les équipements, la qualité de la main d’œuvre, les contrats en cours, les bâtiments, les stocks… doivent être identifiés. Côté comptabilité (chiffre d’affaires, résultats) et finances, vous devez aussi être à jour et pouvoir présenter plusieurs exercices comptables.

Il faut aussi pouvoir fournir tous les documents, justificatifs, contrats, etc. Pour toutes ces informations, l’assistance de votre comptable et/ou de votre conseil juridique est essentielle. Ils pourront vous éviter d’oublier des éléments qui font partie de leur quotidien.

Vous devez également faire le point sur le marché dans lequel votre entreprise travaille. Connaître la concurrence, l’évolution du marché, la réglementation en vigueur et celle qui se prépare. Tous les éléments immatériels peuvent peser lourd dans le calcul de la valorisation de votre entreprise.

Définir la valeur de votre entreprise ?

Comme évoqué plus haut, la valeur d’une entreprise prend en compte les éléments matériels et immatériels.

Les machines, les bâtiments, les stocks, les équipements (véhicule par exemple) sont des éléments dont il faut établir l’inventaire puis la valorisation. Il peut d’ailleurs être plus intéressant de céder certains équipements séparément de l’entreprise. Le repreneur de votre entreprise aura peut-être intérêt à investir dans de nouveaux équipements.

Pour les éléments immatériels, il faut calculer la valeur des brevets, des marques, des fichiers clients et autres bases de données internes. Le savoir-faire des salariés est également une richesse que vous devez faire valoir dans les négociations que vous mènerez avec les repreneurs qui étudieront les actifs de votre société. La valorisation de l’ensemble de l’entreprise doit être cohérente.

Tant que vous n’avez pas encore officialisé le projet de cession de votre entreprise, la difficulté est d’en garder la confidentialité. Vous pouvez vous appuyer sur des avis extérieurs, mais rappelez leur bien que l’entreprise n’est pas encore sur le marché. D’ailleurs, elle peut ne jamais apparaître sur le marché ouvert de la reprise / cession d’entreprise. Tout dépend de la nature du repreneur avec qui vous allez faire affaire.

Trouver le bon repreneur pour votre entreprise

Une fois que vous avez défini une valorisation, l’étape suivante consiste à trouver un repreneur.Cela peut être plus simple dans deux cas précis.

La transmission de l’entreprise à un membre de la famille ou à un proche ne nécessite pas de faire connaître votre projet de cession. De même, si un des salariés se porte candidat pour reprendre l’entreprise, la reprise de votre société sera plus simple. Dans ces deux cas, les personnes impliquées connaissent l’entreprise de l’intérieur. S’ils y ont travaillé, la transition sera plus souple pour les salariés s’il y en a. Pour les relations commerciales clients et fournisseurs, ce type de repreneur est généralement plus simple.

En dehors de ces personnes proches ou présentes dans l’entreprise, les repreneurs ne vont pas manquer. En effet, on estime que seulement 30 % des entreprises cédées chaque année font l’objet d’une annonce. Les autres sont vendues par le bouche-à-oreille, sans aucune publicité ou annonce publique. Par exemple, la cession de parts sociales d’une société à responsabilité limitée SARL ou d’une société par actions simplifiée SAS ne nécessite pas de faire paraître une publicité légale dans un journal d’annonces légales. Seul le greffe du tribunal de commerce en est informé puisqu’il enregistre l’acte validant la cession des parts, puisqu’il s’agit d’une modification des statuts de la société.

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