Inbound Marketing - Le web n’a pas besoin de plus de contenu. Et maintenant ? - 23 mai 2017

Le web n’a pas besoin de plus de contenu. Et maintenant ?

Selma Paiva Auteur

Le content marketing et le personal branding ont le vent en poupe. Publiez ! Publiez ! Publiez ! Publiez sur vos blogs pour que votre contenu soit référencé sur Google. Publiez sur d’autres sites pour atteindre de nouvelles audiences. Publiez sur les réseaux sociaux pour être plus visibles…

Le résultat, c’est une cacophonie générale. Qui frôle l’indigestion.

  • Lives quotidiens en pagaille sur Facebook, Instagram, Google Hangout, Périscope. Déluges de mails. Titres « irrésistibles » pour donner envie de cliquer. Vidéos hypnotiques. Pages de capture magnétiques.
  • Mais rarement un contenu à la hauteur derrière. Un contenu qui vous resterait en tête. Parce qu’il vous aurait inspiré. Faites voir votre problématique sous un autre angle. Rapproché un peu plus de la solution que vous cherchez. De l’envie que vous souhaitez concrétiser. De la personne que vous avez envie de devenir. N’est-ce pas ?

Ne vous laissez pas leurrer par la technologie, la webosphère est un bazar à l’ancienne

  • L’avantage de ce bazar virtuel c’est que le web redevient justement un bazar à l’ancienne. Bruyant. Coloré. Traditionnel.
  • Comme quand la relation commerciale était bien plus qu’une transaction financière. Jusqu’à ce que l’ère industrielle ne l’ampute de ses 2 piliers principaux : la conversation, et la relation.
  • Forcément, après quelques décennies de consommation et de communication de masse, ça nous a manqués. Et nous y revenons. Par écrans interposés. Des écrans de fumée finalement : Internet est une table pour deux.

Car en tant que clients, et en tant que vendeurs nous avons envie et besoin d’être, avoir, et faire mieux.

Nous ne sommes pas déprimés par que l’économie est en dépression. C’est l’économie qui est en dépression parce que nous sommes déprimés.

– Marianne Williamson

Communiquer ne peut plus rimer avec produire du contenu au kilomètre.

  • Communiquer ne peut plus rimer avec produire du contenu au kilomètre. Vendre ne peut plus rimer avec interrompre, importuner.
  • Nos boîtes mails débordent. Nos fils Twitter et FB sont saturés de publicités. Tout comme nos magazines. Émissions radios. Télé. Les murs de nos villes, aussi.
  • Quel gâchis phénoménal ! Car nous aimons acheter. Nous aimons consommer. Nous aimons trouver des solutions, concrétiser ce qui nous fait envie. Mais quand la com et le contenu publié se focusent sur nous inciter à consommer, consommer, consommer on se braque. Parce qu’on sent bien qu’il manque un truc. On lève ne nez de cette frénésie et on se demande…

Pourquoi ?

  • Pourquoi lire des dizaines de conseils de plus quand on les déjà lus ailleurs, et pas encore appliqués ? Parce que c’est gratuit ? Mais nos journées et nos nuits sont déjà tellement courtes !
  • Pourquoi acheter ? Parce qu’il y a une promo ? Parce que c’est moins cher qu’en face ? Parce qu’on n’a pas encore trouvé mieux ? Parce que le produit, le service, la formation sont disponibles en quantités limitées ? Ou jusqu’à une date butoire ?
  • On peut se dire « Nan c’est bon moi, je publie du contenu qui est intéressant, je donne plein de conseils gratuits et tout. » Mais est-ce que c’est du contenu qui vaut la peine d’être lu, vu, écouté ? Ou pas ?

« Rien ne sert de crier plus fort que les autres si vous n’avez rien à dire. Rien ne sert de passer des heures à identifier la bonne personne si vous n’avez rien d’intéressant à lui chuchoter à l’oreille ».

– Fred Cavazza

Alors qu’est-ce que c’est, aujourd’hui, du contenu intéressant ?

  • En bref ? Du contenu intéressant, c’est du contenu qui vend le futur. C’est-à-dire votre vision à vous du futur de la personne qui lit.
  • Et qui la guide bien concrètement vers ça. Qui l’aide à progresser. Sur le chemin qui la transforme de visiteur lambda en client potentiel. Étape par étape.
  • Important : par client potentiel j’entends client qui a vraiment compris de quoi il a besoin, qui vous êtes, ce que vous faîtes, et pourquoi c’est vous qu’il choisit comparé à ce qui se fait ailleurs.

Savez-vous où est la différence entre votre lecteur, visiteur, abonné et le moment où il devient client potentiel ? Savez-vous ce qui a changé, ce qui s’est décalé, les points sur lesquels il a progressé ?

  • Ça implique de le connaître sur le bout de doigts bien sûr. Savoir ce qui se passe vraiment dans sa tête. Pour le guider à partir de là. Le rapprocher de vous, de la vision que vous avez pour lui, étape par étape.
  • Tant qu’une pièce de ce puzzle manque à votre contenu, même s’il est de qualité, au moment de passer du gratuit au payant on se heurte aux objections suivantes : pas envie, pas le temps, pas besoin, pas d’argent (Alexander Green)
  • Ça peut être objectivement vrai. Mais c’est plus rare qu’on ne le croit. Dans la réalité, même votre futur client préféré peut tout à fait sortir ces objections-là alors que c’est potentiellement la bonne personne ! Il/elle bloque uniquement pour des raisons qui le concernent et qu’il n’a pas bien cernées, voire pas du tout.

Par exemple ?

  • Il/elle peut avoir mal identifié sa problématique de base. Aidez-le à comprendre ça, et là vous avez un contenu qui vaut la peine d’être lu, commenté, partagé.

Selon votre activité, peut-être qu’il pense avoir besoin de plus de trafic alors que vous voyez le problème ailleurs, dans l’ergonomie de son site. Peut-être qu’il pense avoir besoin de refaire son site alors que vous voyez un problème au niveau de sa stratégie éditoriale.

Peut-être qu’il pense avoir besoin de créer de nouvelles offres alors que vous identifiez un problème de positionnement. Peut-être qu’il pense avoir besoin de pubs FB mais que vous remarquez qu’il ne connaît pas assez bien sa cible.

  • Demandez-vous : quelle problématique ou quels aspects de sa problématique n’a-t-il pas encore correctement identifiés ? Quels a priori l’empêchent d’avancer dans la bonne direction ?

Les plus grands obstacles de chacun de nous sont à l’intérieur de nous-mêmes. Conséquences de ce que nous avons appris, testé, entendu, déjà fait.

Les plus grands obstacles de chacun de nous sont à l’intérieur de nous-mêmes. Conséquences de ce nous avons appris, testé, entendu, déjà fait.

  • Analysez : compte tenu de ce qu’ils ont déjà essayé, de ce qu’ils savent, et des conseils déjà publiés ailleurs, au-delà des questions qu’ils se posent, quelles sont celles qu’ils devraient se poser ?
  • Ensuite, choisissez vos sujets en fonction de ce que vous voulez « reprogrammer » pour vos lecteurs, vos abonnés. Ce que vous voulez qu’ils voient, comprennent, pensent, ressentent.

Nous pouvons faire mieux que de rajouter du bruit au brouhaha ambiant du web

Ensemble, nous pouvons utiliser les nouvelles possibilités, les nouvelles évolutions du web pour refaire du commerce une belle aventure.

« Le vrai vendeur est un idéaliste, et un artiste »

– Alfred Fuller

Entrepreneurs d’un web nouveau, c’est à vous.

Inspirez. Guidez. Impactez vos lecteurs, clients, abonnés.

Un mail après l’autre.

Un article après l’autre.

Ils vous remercieront.

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