Inbound Marketing - Contenus web : est-ce vraiment la taille qui compte ? - 30 mars 2017

Contenus web : est-ce vraiment la taille qui compte ?

Eric Nuevo Auteur

À un moment ou un autre, on se pose tous la question : est-ce vraiment la taille qui compte ? N’y voyez pas malice : il s’agit bien de s’interroger sur la longueur idéale des contenus web – articles de blog, pages d’optimisation pour un site, contenus premium, etc. Certains vous diront que la concision est une vertu (et une source d’économies), d’autres que la verbosité est indispensable pour faire le tour d’un sujet (quitte à provoquer un soupçon d’ennui chez le lecteur). Où est la vérité ? Qu’est-ce qu’une « bonne taille » pour un contenu web ?

Du tweet à l’article de blog : le bon contenu web pour la bonne taille

Twitter, c’est pratique. Les messages étant limités à 140 signes, il est indispensable de se montrer aussi efficace que concis. Tous les contenus et messages digitaux ne bénéficient pas d’un calibrage aussi carré. Il faut le dire : si Google imposait le nombre de mots par contenu web, on se poserait moins de questions (et cet article, de fait, n’existerait pas, ou aurait pris la forme d’un tweet de 140 caractères max.).

Si vous travaillez autour d’Internet ou à proximité d’un ordinateur, vous vous êtes sans doute déjà demandé si la taille, ça compte – celle des contenus web que vous lisez, compulsez, résumez, rédigez, commandez, publiez ou partagez. Qui n’a jamais lu un article intéressant, mais décidément trop long ? Qui n’a jamais terminé un excellent papier qui n’en disait pas assez ? Les gens ne sont jamais contents, certes. Mais il doit bien exister une règle quelque part qui nous dit combien de mots doit idéalement avoir tel contenu web – du tweet au guide pratique, en passant par l’article de blog et le livre blanc.

Oui et non. Il n’y a pas de règles, mais il y a des sites qui établissent des moyennes, par exemple celui-ci. L’auteur y faisait le point (en 2014) sur les recommandations de nombreux acteurs de la Toile quant à la taille idéale de chaque contenu web. Florilège :

  • 1 600 mots pour un article de blog (pour un temps de lecture de 7 minutes)
  • 6 mots et 55 signes maximum pour un titre
  • Entre 28 et 39 caractères pour un email
  • Moins de 40 signes pour un statut Facebook
  • 100 caractères pour un tweet !

Chacun jugera de la pertinence de ces conseils. Mais, comme il est dit dans une série télévisée à succès, en matière de longueur de contenu web, « la vérité est ailleurs ».

Et non, ce n’est pas la taille qui compte (ou presque pas) !

En réalité, la réponse serait plutôt « non ». Non, ce n’est pas la taille qui compte pour un contenu web. La longueur idéale, c’est celle qui permet de répondre au plus juste :

  • Au besoin exprimé par l’internaute qui lance une requête ;
  • Au sujet ;
  • Au type de contenu web ;
  • Au message que l’on souhaite faire passer ;
  • Au lecteur que l’on vise ;
  • Au support de publication qui va recevoir le contenu.

C’est à partir de ces 6 critères que vous êtes en mesure de calibrer un contenu web… ou de décider d’écrire jusqu’à ce que les idées s’épuisent d’elles-mêmes. C’est l’avantage d’Internet par rapport au support papier : plus besoin de rédiger un texte qui s’adapte parfaitement aux trois colonnes réservées par l’éditeur, on peut allonger la page autant que nécessaire, il suffira au lecteur de scroller gentiment jusqu’en bas.

En fonction du besoin, du sujet et du type de contenu, la notion de « bonne taille » peut prendre des formes fort différentes. Pour une fiche produit, 200 mots suffisent dès lors que les informations essentielles y sont – et que le contenu web est optimisé pour les moteurs de recherche. Pour un mail, la concision est recommandée, avec une image en agrément. Mais dans certains cas, l’exhaustivité est la bienvenue, car elle permet de répondre à toutes les questions que le lecteur se pose. Il ne s’agit pas non plus de réécrire Les Misérables (un peu plus de 500 000 mots au compteur, vous avez de la marge), mais de proposer un contenu web pertinent, qualitatif, crédible et utile.

Insistons sur la pertinence, parce qu’elle est cruciale. La pertinence est un gage de qualité. Un contenu de 3 000 mots sur le sujet du SEO qui propose une sous-partie consacrée aux meilleurs coins à champignons et une autre dédiée aux footballeurs historiques, ça n’a aucun intérêt. Il vaut mieux se contenter de 2 000 mots et éviter le hors-sujet. Comme à l’école, finalement, quand la maîtresse vous tapait sur les doigts parce que vous aviez rendu une rédaction en sept pages au lieu des trois demandées, avec des paragraphes entiers qui n’avaient rien à voir (pas folle, la maîtresse : elle n’avait pas l’intention de passer son week-end à lire des copies d’élèves).

Pertinence est mère de cohérence. Pensez-y au moment de vous interroger sur la bonne longueur pour un contenu web – et faites confiance au rédacteur web qui va s’en occuper, et qui a, lui, une excellente idée de la taille la plus adaptée.

Qu’en pense Google ?

Et dans tout ça, qu’en pense Google ? Car un contenu web est aussi écrit dans le but de plaire au célèbre moteur de recherche.

Pas besoin d’aller chercher une réponse jusqu’à Mountain View. Pour le moteur de recherche, un bon contenu est celui qui répond à la question que se pose l’utilisateur. Aux yeux de ses robots, ce n’est pas la longueur d’un texte qui importe, mais sa densité sémantique témoignant de sa pertinence au regard d’une thématique donnée. De sorte qu’un article sur les shampoings est censé contenir, au minimum, les mots et expressions « cheveux », « soin des cheveux » et « capillaire ».

Le but, pour Google, c’est de tout faire pour éviter à l’utilisateur de revenir sur la page de résultat afin de chercher une autre réponse (ce qu’on appelle le « pogo-sticking »). L’objectif, c’est aussi qu’il reste le plus longtemps possible sur la page (parce qu’il aime ce qu’il lit).

Attention : pour autant, il faut bien comprendre qu’un contenu pertinent doté d’une bonne densité sémantique ne peut pas faire 100 mots. Enfin, si, il peut : il suffit de rédiger une suite incohérente d’expressions et de termes choisis pour leur cohérence sémantique. Mais ce n’est pas ce que souhaite Google, qui valorise les contenus qualitatifs. En ce sens, si la longueur d’un contenu web n’est pas un critère de positionnement officiel pour la firme, il reste que la nécessité d’offrir de la qualité et de placer les mots-clés en quantité suffisante contraint à aiguiser sa plume. Raison pour laquelle les contenus longs se classent généralement mieux dans les SERPs, avec une moyenne de 1 633 mots pour les mieux placés (jetez un œil sur cet article pour en savoir plus sur les clés de l’optimisation en 2017).

Pensez-y : si vous tombez sur un article titré « Vous saurez tout sur le SEO ! » et qu’il ne fait que trois lignes, vous aurez quelques raisons d’être déçu (et Google ne le mettra jamais en première position). À l’inverse, si le contenu sur « La bonne orthographe du mot shampoing » déroule 3 500 mots, il y aura de quoi s’étonner.

Vous l’aurez compris : en matière de contenu web, il n’y a pas de bonne taille, il n’y a que de bons articles !

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2 commentaires pour l'article “Contenus web : est-ce vraiment la taille qui compte ?

  1. La taille idéale, c’est surtout celle qui permet de garder l’attention de notre lecteur jusqu’à la fin et d’en tirer une conversion.

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