E-commerce - Blockchain : comment Atos souhaite sécuriser les compteurs de km des voitures d’occasion - 24 mars 2017

Blockchain : comment Atos souhaite sécuriser les compteurs de km des voitures d’occasion

Sylvain Lembert Fondateur Webmarketing & co'm

On en parle de plus en plus, la blockchain est incontestablement l’avenir de la transmission d’informations. Démocratisée par le bitcoin, on associe encore bien souvent cette technologie à celui-ci. Pourtant les usages vont bien au-delà. Aujourd’hui, je vous propose de découvrir un exemple d’utilisation de la blockchain dans le domaine automobile…

Définition de la Blockchain : rappel

Pour rappel, la blockchain est une technologie de stockage et de transmission de l’information transparente, sécurisée et fonctionnant sans organe central de contrôle (source : BlochainFrance.net). Si le principe reste encore compliqué, à la fois à assimiler et à mettre en place, cette nouvelle façon de sécuriser l’information est incontestablement l’avenir de la transmission des données.

Google Loves Me

Pour y voir plus clair, je vous invite à relire l’interview d’Eric Seuilliet, Président de la Fabrique du Futur, que nous avions publié à l’occasion de nos 10 ans et à découvrir la web série BlochChain Revolution qui explique bien les différents concepts.

Vous pouvez aussi visionner à l’occasion cette présentation Ted sur le sujet :

Cas concret d’utilisation de la blockchain dans le domaine automobile

Je ne sais pas vous, mais pour mieux comprendre, j’ai besoin d’exemples concrets. En essayant d’appréhender le concept de blockchain, hormis le fameux bitcoin et autres expérimentations dans le domaine bancaire, je ne trouvais pas d’exemple d’utilisations dans d’autres domaines.

Et là, je suis tombé sur un article d’Usine Digitale qui mettait en avant un exemple dans le domaine du marché des véhicules d’occasion. Il y-a quelques semaines, se tenait le Mobile Word Congress, à cette occasion, une filiale du groupe Atos (Wordline) a présenté un système de carnet de maintenance numérique du véhicule tirant partie de la technologie blockchain.

Le constat de départ : 20% des voitures vendues sur le marché de l’occasion ont leur compteur de kilomètres falsifiés.

La solution : apporter de la traçabilité et de la confiance grâce à la blockchain.

Dans la pratique, les nouveaux véhicules seront inscrits dans un grand livre ouvert. Ensuite chaque contrôle ou réparation effectué sur le véhicule sera inscrit dans ce document numérique. Les différents acteurs faisant les contrôles indiqueront par la même occasion le kilométrage du véhicule. Ainsi à chaque étape de la vie du véhicule, le kilométrage sera validé par différents acteurs et les données consolidées grâce à ces enregistrements et à la blockchain.

Le jour où une personne souhaite acheter une voiture d’occasion, elle aura accès à ce carnet de maintenance numérique inaltérable puisque les différents blocs de la chaîne (correspondant aux opérations de maintenance) seront enregistrés et partagés dans de multiples machines.

En allant plus loin, cette technologie permettra :

  • Aux constructeurs de rappeler avant même qu’une panne se déclare les véhicules sortis d’une même ligne de production d’un véhicule défectueux ;
  • Aux assureurs de mieux prévoir les risques pour conseiller leurs souscripteurs avant même que ceux-ci se déclarent.

A quand une utilisation dans le domaine du marketing ? Quelle serait, pour vous, l’utilité dans notre domaine professionnel ?