Référencement naturel - Le SEO est mort… alors vive le SEO ! - 23 mars 2017

Le SEO est mort… alors vive le SEO !

Invité Auteur

Le SEO : voilà un moribond qui se porte mieux que jamais ! En pleine forme, il nargue tranquillement tous ceux qui, depuis des années, annoncent son décès en tapant sur leurs casseroles. Dans ce domaine, les spécialistes du référencement se joignent aux chants funèbres des webmarketeurs pour prophétiser la disparition de leur levier d’acquisition favori, jusqu’à en faire un marronnier journalistique qui resurgit à intervalles réguliers. Il est donc temps de rétablir quelques vérités : le SEO ne meurt pas et ne mourra jamais, mais il change de peau !

Le SEO plus vivant que jamais

« Le SEO serait-il (enfin) mort ? », « Mort annoncée du SEO », « Le SEO est-il mort ? », « Le SEO est mort depuis longtemps ! », « Le SEO va-t-il mourir ? »… Cette sélection de titres d’articles de blog vous fait peur ? Pourtant, il ne s’agit que des résultats de la première page des SERPs de Google – et uniquement pour l’année 2016 ! Si vous creusez un peu dans le temps, vous en trouverez beaucoup d’autres.

Pourquoi les acteurs du web annoncent-ils avec tant de régularité le décès du référencement naturel ? Faut-il y voir une sorte de masochisme ? Ou plutôt un levier décadentiste visant à convaincre les clients que l’auteur du contenu est le seul à même de sauver leur stratégie SEO – à la façon d’un candidat à l’élection présidentielle assurant qu’il est le seul à pouvoir empêcher la France de sombrer dans le néant ?

Rien de tout cela. Dans un guide SEO publié récemment sur Eskimoz, ils étaient 60 % parmi les acteurs du référencement naturel à le considérer comme le levier d’acquisition de trafic le plus ROIste à long terme. 60 % : pas mal du tout pour un concept qui, en fonction des oiseaux de mauvais augure, serait 1) déjà mort et enterré depuis longtemps, paix à son âme digitale, ou 2) en voie d’extinction prochaine. En réalité, les Cassandre de tous poils, qui sont aussi le plus souvent des référenceurs et des spécialistes du marketing, espèrent surtout par ce biais attirer l’attention sur une spécificité du référencement naturel : son évolutivité – et la nécessité pour eux de s’adapter continuellement.

Un domaine en perpétuelle évolution

Si le SEO meurt, alors il le fait à la façon du Phénix : en renaissant de ses cendres à chaque fois. Il n’y a certes pas domaine plus sensible aux évolutions du web, des moteurs de recherche et des interactions entre les internautes et les professionnels sur la Toile : comme l’a prouvé autrefois le lancement de l’algorithme Pingouin par Google, comme le prouve encore ces derniers temps la valorisation des sites mobile friendly et des protocoles sécurisés, des barrières se dressent continuellement entre les référenceurs et leurs outils de référencement. Pour le meilleur, certes – une prise en compte plus pointue des besoins des utilisateurs – mais non sans provoquer quelques dégâts au passage.

Si le SEO meurt, alors il le fait à la façon du Phénix : en renaissant de ses cendres à chaque fois. Click to Tweet

Le SEO évolue, donc ; et en cela, il ne fait que suivre une dynamique propre à tous les acteurs du web. Regardez Google. Voyez comment le moteur de recherche le plus utilisé au monde a changé en bientôt vingt ans. D’ailleurs, parler de « moteur de recherche » pour la firme de Mountain View, qui développe des intelligences artificielles et réfléchit à des méthodes pour traiter le cancer, n’est plus tellement d’actualité. Google s’est diversifié tant et si bien que le moteur lui-même n’est plus qu’un membre de l’organisme Alphabet.

Au gré de cette évolution, la satisfaction du visiteur et l’expérience client deviennent les deux piliers du marketing digital. Hier, les entreprises et les marques comptabilisaient le nombre de visiteurs sur leurs pages web et leur blog professionnel – sous l’impulsion des référenceurs eux-mêmes, qui leur présentaient cette métrique comme le Saint Graal. Aujourd’hui, les mêmes acteurs du web se demandent plutôt s’ils sont parvenus à offrir une plus-value à leurs clients, si ceux-ci ont obtenu satisfaction, et s’ils sont prêts à devenir des ambassadeurs pour les services et les produits qu’ils ont appréciés.

Et si l’avenir du SEO résidait dans des stratégies globales ?

Le prisme du webmarketing a évolué – ou, pour être plus exact, il évolue en continu. Et le SEO doit nécessairement se mouler sur lui : non plus chercher à convaincre l’internaute de cliquer à tout prix sur un lien organique, mais faire en sorte qu’il ait spontanément envie de visiter un site et de se convertir, parce que le support web de l’entreprise/de la marque lui apporte simplement la bonne réponse.

Fondamentalement, les règles du référencement naturel ne se transforment pas. Optimiser ses pages, partir en quête de mots-clés, rédiger des contenus à forte valeur ajoutée, soigner son netlinking et ses ancres de liens, mesurer ses performances – les bases du SEO restent les mêmes. Simplement, elles s’adaptent aux nouvelles habitudes des internautes, qui elles-mêmes dictent la conduite des robots de Google et consorts. Un seul exemple : l’essor de la recherche vocale ne va pas renverser l’échiquier SEO, mais modifier subtilement la position des pièces pour donner toujours plus satisfaction aux utilisateurs.

De sorte que l’avenir du SEO n’est pas sombre, mais lumineux – à condition de s’intégrer à une stratégie globale, qui inclurait tous les domaines du webmarketing (mobilité, community management, social selling, e-réputation, relations presses sur le web, etc.). Et à condition de prendre toujours plus en compte les besoins des utilisateurs, pour un SEO plus vivant – et surtout plus humain – que jamais.