Entreprendre - La finance participative ou crowdfunding : l’autre façon de se financer - 20 février 2017

La finance participative ou crowdfunding : l’autre façon de se financer

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Des plateformes de financement participatif de plus en plus actives ! Le financement participatif, ou crowdfunding en anglais, s’est fortement développé depuis quelques années. Il fait partie des différentes formes de financement alternatif. La crise bancaire de 2008, les nouveaux usages d’internet et le développement de plateformes web fiables et sécurisées ont fortement contribué au développement de la finance participative…

Pour l’entreprise qui fait appel à la finance participative, l’important est de bien choisir la plateforme pour le projet. Il est conseillé de consulter les projets déjà en cours sur chaque plateforme, de se renseigner sur leur taux de réussite et sur la notoriété de la plateforme. Certaines sont spécialisées dans des thématiques ou formes de projets. La forme juridique de votre entreprise est également un paramètre à considérer. Il est fort possible que la constitution d’une société avec des statuts adaptés soit nécessaire pour déposer votre dossier sur une plateforme.

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Financer des projets personnels, des associations ou des entreprises

S’ils sont plus nombreux et plus connus du grand public, les projets culturels ou associatifs faisant appel au crowdfunding ne sont pas les seuls à faire appel au financement participatif. Certains projets personnels, individuels ou collectifs, font également appel à un financement participatif. Ce sont en général des petits montants. Pour les entrepreneurs, le crowdfunding permet de collecter des fonds pour financer un projet précis (nouveau produit, nouvelle activité…) ou pour une création d’entreprise.

Le lien entre le financeur et le projet n’est pas simplement économique et financier, il y a une part affective. Le prêteur participe au développement d’un produit ou d’un service dont il se sent proche (besoin, affinité…). De son côté, l’entreprise enrichit sa connaissance des attentes et besoins de clients potentiels prêts à la suivre. C’est aussi un moyen efficace de communiquer, grâce aux réseaux sociaux.

Une collecte en ligne sur une durée limitée

La levée des fonds est réalisée via une plateforme internet. Cette manière d’opérer permet d’élargir au maximum le nombre des contributeurs potentiels. Ceux-ci décident de financer directement et de suivre un projet. La durée de la collecte est limitée dans le temps et les fonds sont versés uniquement en cas de réussite. Dans le cas contraire, le prêteur ne sera pas débité de son don ou prêt.

La plateforme prélève une commission sur les fonds collectés, entre 3% et 10 % en fonction de la nature du projet et de la durée du prêt. Chaque plateforme doit afficher clairement le coût : commission de la plateforme et frais de transactions bancaires par exemple. C’est à prendre en compte dans le calcul de votre levée de fonds.

Trois différents types de financement participatifs

Les dons avec ou sans compensation / contrepartie

On parle en anglais de plateforme de don : crowdgiving.

Le donateur finance le projet mais ne reçoit pas forcément de contrepartie.

Dans le cas d’un film documentaire par exemple, en fonction du montant donné, le nom des donateurs peut être affiché au générique ou des invitations à une projection spéciale peuvent être offertes. Pour une association, il peut juste s’agir de financer une action précise, sans aucune contrepartie. Ce type de projet mise sur la générosité, l’adhésion à une cause et les réseaux sociaux d’amis ou de proches.

Dans le cas d’une entreprise, il peut s’agir de pré-commander un produit. Le prêteur permet à l’entreprise de financer sa production. En retour, il peut bénéficier d’un prix réduit, d’un bonus ou d’une version personnalisée du produit.

Les prêts avec ou sans intérêts

Le crowdlending consiste à prêter de l’argent à une entreprise ou un particulier qui rembourse avec ou sans intérêts. Les termes du prêt sont définis dès le début, en général un montant maximal est fixé. Le but est d’avoir plus de petits investisseurs qu’un seul gros investisseur. Le montant maximal de l’emprunt est fixé à 1 million d’euros. Chaque investisseur, personne physique, peut investir 1 000 euros maximum par projet avec intérêts et 4 000 euros pour les projets sans intérêts. Dans le cas d’une entreprise, il est préférable de faire le point sur la forme juridique et de la transformer si besoin. Chaque plateforme a ses critères pour sélectionner les projets qu’elle va héberger : durée d’activité, chiffre d’affaires minimal, etc.

Des exemples de plateformes connues sont My major company, Ulule, Lendopolis, Unilend, Hello merci…

Les investissements en titres financiers

Le financement participatif s’est aussi développé pour des professionnels de l’investissement. Ces « business-angels » ou « capital-risqueurs » reçoivent des actions ou obligations en fonction de leur participation. Il s’agit de plateformes appelées en anglais crowdinvesting ou equity crowdfunding. Cela concerne le plus souvent de jeunes entreprises que la plateforme propose après étude de leur dossier. Ces plateformes professionnelles engagent plus de capitaux pour plus longtemps et avec un risque de perte totale de l’investissement pour le prêteur.

Pour ce type de collecte, il est important de faire le point sur vos statuts juridiques : comment intégrer de nouveaux actionnaires, quels seront leurs pouvoirs… Il est préférable dans ce cas de prévoir un pacte d’actionnaires. Les formes juridiques adaptées sont les sociétés par actions simplifiée (SAS) ou les sociétés anonymes (SA).

Exemples de plateformes d’actionnariat : Anaxago, Smartangels, Sowefund.com…

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