Entreprendre - Et si adopter la mentalité danoise était la clé pour lancer son entreprise ? - 30 janvier 2017

Et si adopter la mentalité danoise était la clé pour lancer son entreprise ?

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La culture danoise est bien souvent peu connue. Cependant, on reconnaît au Danemark son cadre idéal à la création d’entreprises et ses habitants réputés pour être parmi les plus heureux au monde. Alors que pour beaucoup, créer son entreprise relève du véritable challenge et que seuls les plus aguerris s’y osent, de nombreux Danois ont, eux, déjà essayé de se lancer dans l’aventure. Certains y ont essuyé un échec, d’autres n’y ont jamais effectué d’activité,mais une dernière partie, plus chanceuse, a réussi à vivre de son rêve…

Nous nous sommes ainsi demandé comment faisaient nos voisins européens, les Danois, pour être si téméraires. Pour répondre à nos questions, nous avons demandé à Klaus Nymand, un jeune entrepreneur danois de 28 ans et directeur d’une startup de 6 employés, de partager son expérience.

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Quand vous est venue l’envie de créer votre propre entreprise ?

« Déjà tout jeune, j’étais intéressé par l’entrepreneuriat. À 12 ans, je commençais déjà à vendre mes jouets dans les foires à tout pour me faire un peu d’argent. C’était dans les années 2000.

En grandissant, j’ai également commencé à m’intéresser à internet et à la création de sites web. En 2008, à l’âge de 17 ans, j’ai commencé à essayer différentes petites idées de business en ligne. »

Quand avez-vous finalement décidé de vous lancer dans l’aventure ?

« J’ai créé ma première véritable entreprise en 2009, à l’âge de 18 ans avec deux amis. Il s’agissait d’une boutique en ligne qui vendait des vêtements de notre propre marque. »

Aviez-vous peur de vous lancer dans l’aventure ?

« Je n’ai jamais eu peur de me lancer. J’ai toujours trouvé cela passionnant. Je n’ai jamais investi plus que je ne pouvais perdre. De cette manière, je garantissais une sécurité en cas d’échec. »

Qu’est-ce que votre entreprise vous apporte personnellement ?

« J’aime être mon propre chef et avoir la possibilité de créer un bon cadre de travail pour mes collègues et moi-même sans avoir à me soucier des règles imposées par quelqu’un d’autre. »

Management, stratégie de développement, vision, objectifs – y a-t-il quelque chose que vous faites différemment des autres entreprises ?

« J’aime les organisations plates, où il n’y a pas trop d’échelons hiérarchiques et où la communication est directe.

Hormis cela, je ne pense pas que je fasse beaucoup plus différent que les autres entreprises. J’essaie simplement d’inclure le plus possible mes collègues dans les décisions concernant les buts et la stratégie de l’entreprise. »

Les petites startups se lancent souvent bien plus facilement et rapidement à l’international que les plus gros groupes. Quels avantages y a-t-il, selon vous, à se lancer à l’international ? Est-ce une bonne stratégie pour une startup ?

« Je pense que toute entreprise locale devrait avoir l’ambition de s’étendre à l’international. J’ai des amis qui avaient décidé de ne pas étendre leur business à l’international et ont, de ce fait, manqué de nombreuses opportunités.

C’est important de toujours chercher à développer son entreprise, de toujours avoir de nouveaux objectifs et de ne pas simplement se reposer sur ses acquis. »

Que faut-il, selon vous, pour être entrepreneur ? (Faut-il, par exemple, être diplômé, avoir une expérience ou des qualités quelconques ?)

« L’esprit entrepreneur est le plus important. Si vous n’essayez pas de créer votre propre entreprise, vous n’y arriverez probablement jamais. Personnellement, je n’accorde pas une grande importance aux diplômes ou parcours scolaires atypiques. Le plus important est d’aimer ce que l’on fait et d’être bon dans ce que l’on fait. »

Quels conseils donneriez-vous aux personnes qui aimeraient créer leur entreprise, mais qui ne savent pas par où commencer ?

 

« Pour commencer, mon conseil serait d’utiliser votre réseau et de vous diriger vers des gens qui ont les mêmes intérêts que vous. Par exemple, si vous débutez avec une boutique en ligne, vous pouvez partager le lien de votre boutique sur les réseaux sociaux et laisser vos amis vous aider à attirer plus d’attention sur votre entreprise.

Assurez-vous, de plus, de vous investir au maximum et de travailler l’image de votre marque dès le début. »

 

Débuter son entreprise est tentant pour beaucoup. Cependant, trouver les fonds est beaucoup plus difficile. Que recommanderiez-vous ?

« Il y a beaucoup de business qui peuvent être menés avec un petit budget. Et si vous avez une idée qui requiert un plus gros investissement, vous pouvez essayer de trouver des investisseurs. Si votre idée et votre projet sont solides, les investisseurs seront intéressés. Et si vous ne trouvez pas les fonds nécessaires, lancez-vous avec une idée de business qui requiert un investissement moins important et en laquelle vous avez confiance. Une fois lancé, vous pourrez prendre de nouvelles décisions à partir de là. »

L’entrepreneuriat, est-ce un style de vie selon vous ?

« Il s’agit définitivement d’un style de vie ! »

Pour finir, avez-vous un mot encourageant pour les (futurs) entrepreneurs qui vous lisent actuellement et qui souhaitent, eux aussi, se lancer dans l’aventure ?

« N’ayez pas peur de commencer aujourd’hui et assurez-vous de développer au maximum votre idée de projet. Selon moi, l’idée même représente 10% du business et son exécution 90%. »

Pour conclure

Cet interview est la parfaite illustration de l’esprit entrepreneurial danois. Cet esprit entrepreneurial est enseigné aux Danois dès leur plus jeune âge. Très jeunes, les Danois sont encouragés à prendre leurs propres décisions pour avancer. Cette confiance laissée aux plus jeunes joue un rôle assez important dans la confiance qu’ont plus tard les entrepreneurs à se lancer dans la création de leur entreprise. Beaucoup d’entrepreneurs danois ne semblent pas avoir peur de l’échec. Certes, le Danemark offre un cadre assez rassurant et garantit une sécurité confortable en cas d’échec. Il semble cependant que le risque d’échec soit envisagé par les Danois comme un défi qu’il pourrait être intéressant, voire amusant, de relever. Alors, pourquoi ne pas essayer d’adopter la tendance danoise ?

Article rédigé par MONEYBANKER