Entreprendre - Créer une startup pour développer son activité - 22 novembre 2016

Créer une startup pour développer son activité

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Pour beaucoup, la startup, jeune pousse si l’on utilise l’expression francisée, est le modèle d’entreprise à développer. Mais qu’est-ce que signifie concrètement la gestion d’une startup, et ce fonctionnement s’applique-t-il à tout projet ?

 

 

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Rester startup n’est pas bon signe

Si l’on traduit le terme « start-up » dans un des célèbres outils en ligne, on obtient « démarrage » ou  « mise en route ». Conjuguée, la traduction est « démarrez ».Dans le domaine économique, ce mot commun de la langue anglaise s’est imposée à la fin des années 90, quelques années avant l’explosion de la bulle internet.

Les services en ligne étaient en plein développement, et les sociétés liées à un site internet étaient aussi appelées dans le monde anglo-saxon « dot com » ou « point com », en référence au nom de domaine de leurs sites internet. Le secteur des biotechnologies était aussi très créateur d’entreprises de type startup. Le but des créateurs de ces startups était de promettre aux investisseurs une très forte croissance jusqu’à l’introduction en bourse.

Aujourd’hui, les startups se caractérisent toujours par le caractère innovant du produit ou service proposé. Et le panel des secteurs d’activité s’est élargi à d’autres domaines comme la santé, la domotique, les services juridiques, la finance, les transports. Les services restent plus nombreux mais l’innovation technique et les nouvelles habitudes des consommateurs ont permis à des produits innovants de se développer.

Avant d’en arriver là, étant une entreprise innovante, sur un marché encore en cours de définition, la startup se caractérise par une organisation mouvante, des investissements importants en R&D, et des pertes parfois importantes pendant plusieurs exercices. Pour les investisseurs qui rentrent au capital, c’est donc une entreprise risquée. La société Uber est exemplaire : créée en 2009, elle n’est toujours pas rentable en 2016 et continue de générer des pertes colossales…

Les fondamentaux de la startup

Les fondements de la startup reposent souvent sur une ou deux personnes qui apportent une technologie et une capacité d’innovation. Steve Blank, entrepreneur et auteur d’un livre de référence sur le sujet explique que la startup est une organisation qui cherche à développer une activité stable. La startup permet de tester et d’ajuster le projet afin d’aboutir à une entreprise viable. Les startups changent donc de modèle plusieurs fois avant de se stabiliser ou de disparaître.

Au démarrage de sa startup, le créateur dispose :

  • d’un concept avec plusieurs caractéristiques ;
  • d’hypothèses pour son « business model ».

Le projet commence avec des effectifs réduits, et un petit cercle d’investisseurs. Si le projet montre son potentiel de croissance, les effectifs et les besoins financiers peuvent vite grossir. Pour financer ce développement, les « business angels », les sociétés de capital-risque et fonds d’investissements sont dans ce cas très souvent partie prenante au capital social.

Le statut de SAS pour créer une startup

Depuis plusieurs années, les statistiques des greffes et de l’INSEE montrent une forte croissance des sociétés par action simplifiée (société par action simplifiée unipersonnelle SASU / société par action simplifiée SAS) parmi les créations d’entreprise.

C’est particulièrement le cas pour les projets unipersonnels, le statut d’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) a été dépassé par son équivalent SASU. Du côté des projets pluripersonnels : le nombre de sociétés créées sous la forme SAS reste encore inférieur à celui des SARL. Mais alors que le nombre de SARL créées diminuait de 14 % de 2014 à 2015, celui des SAS augmentait de 18 %. L’évolution est frappante : entre 2000 et 2015, le nombre de sociétés immatriculées en SAS a été multiplié par presque 10 pour atteindre 36 389 unités en 2015.

Pour répondre au développement rapide d’un projet, pour personnaliser le fonctionnement de l’entreprise, les statuts de SASU / SA offrent une liberté appréciée par les créateurs / fondateurs. Il est possible de prévoir des dispositions spécifiques à l’entreprise pour faciliter son évolution : conditions d’entrée au capital, agrément ou non des actionnaires, majorité pour certaines décisions, pouvoir des dirigeants, conditions de sortie du capital…

La loi de modernisation de l’économie a simplifié la création des sociétés SAS :

  • capital minimum libre (37 000 euros auparavant) ;
  • dirigeant au régime fiscal et social des salariés.

Par rapport à la SARL, la rédaction des statuts d’une SAS est plus technique. Il est fortement conseillé de consulter un juriste ou d’en avoir dans son équipe pour vérifier que les statuts ne sont pas trop compliqués et qu’ils seront applicables sans trop de procédures.

Finalement, toute entreprise peut s’appeler startup tant qu’elle est en phase de définition de son modèle économique. Le terme reste malgré tout principalement applicable aux sociétés innovantes et dont le management cultive une organisation souple. Mais créer une startup est dépassé par le nouveau graal : intégrer la liste des « licornes » (environ 140 sociétés dans le monde en octobre 2016). Mais il faut tout de même passer par le « mode startup » quelques années avant !

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