Entreprendre - Le futur de l’entrepreneuriat et des modes de travail - 2 novembre 2016

Le futur de l’entrepreneuriat et des modes de travail

Remy Bigot Animateur du MSB show et entrepreneur

De nombreux signaux montrent que l’entrepreneuriat individuel progresse un peu partout dans le monde. Que ce soit par choix ou par obligation, de plus en plus de personnes tentent l’aventure avec plus ou moins de succès…

2006-2016 : 10 ans de génération digital

A l’occasion de nos 10 ans, retrouvez notre vidéo sur les évolutions du digital ces 10 dernières années.

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Mais est-ce vraiment la solution ?
N’est-ce pas un moyen d’asservir pour les élites en précarisant les gens ?
Ou bien plutôt de belles opportunités pour la plupart d’entre nous ?
Les réponses ne sont pas si simples.

La situation aujourd’hui

Je vois plusieurs phénomènes expliquant cette augmentation du nombre de « petits » entrepreneurs :

  • Un besoin d’être plus libre de ses faits et gestes ;
  • La mise en avant, de plus en plus, dans les médias de succès entrepreneuriaux incroyables ;
  • La difficulté pour beaucoup de trouver leur place dans le monde du travail et donc « l’obligation » de lancer sa boite pour créer son propre emploi ;
  • Certaines entreprises qui n’hésitent pas à limiter les risques en prenant plutôt des contrats d’indépendants que des salariés traditionnels.

Le cumul de ces phénomènes donne des chiffres en perpétuelle augmentation, que ce soit en nombre de création d’entreprises qu’en pourcentage de travailleurs indépendants par rapport aux salariés.

Bonne ou mauvaise nouvelle ?

Cela dépend de plusieurs facteurs. La personne devenue indépendante se doit de réussir son projet et nous savons que les chiffres de destructions d’entreprises sont aussi de plus en plus importants.

Pour certains, ce sera un cuisant échec. C’est en partie dû au fait que beaucoup de ces néo-entrepreneurs ne sont pas fait pour ça, et/ou se lancent mal sur des marchés trop difficiles.

Pour d’autres, ce sera une révélation et une belle réussite. Il serait intéressant d’avoir des chiffres précis sur le pourcentage de réussite.

Mon avis sur le sujet

Je reste optimiste car je pense que c’est une bonne chose, même s’il y a échec, qu’un maximum de gens puisse tenter l’aventure entrepreneuriale.

Par contre, je reste persuadé qu’un changement radical sur la façon dont notre société voit le travail est obligatoire, sous peine de laisser des millions de gens sur le carreau.

Je ne crois plus au plein emploi, doit-on pour autant exclure tout ceux qui ne parviendront plus à s’intégrer ? Ce serait une catastrophe.

Le travail est de plus en plus optimisé, dans tous les domaines. Il demande donc de moins en moins de main d’œuvre. Pourtant, nous sommes toujours plus nombreux, un problème majeur s’impose à nous.

Qui aura le courage de remettre vraiment en question notre modèle de société tourné exclusivement vers le travail ?

Et dans 10 ans ?

Dans 10 ans, nous aurons probablement plus d’entrepreneurs qu’aujourd’hui. Le travail sera surement plus flexible, pour le meilleur et pour le pire.

Les résultats des tests sur le fameux « revenu de base » comme en Finlande seront connus.

Nous saurons donc si cela peut devenir le changement de société dont je parlais plus haut.

La grande question sera celle-ci : comment mieux partager le travail et ce qui en découle ?

Si de plus en plus de personnes deviennent indépendantes, il faudra que beaucoup de choses changent, et qu’on arrête par exemple de demander un CDI à tout le monde pour louer un appartement.

Dans 10 ans, où en serons-nous ?

Prenons un exemple pour tenter de répondre à cette question : UBER.

Cette entreprise californienne a révolutionné le monde du taxi en amenant un concept plus simple et efficace (avec ses avantages et ses inconvénients). Elle a créé des dizaines de milliers de petits emplois d’indépendants.

Ils annoncent le lancement d’une voiture autonome depuis peu. Combien de ce genre de véhicules seront en circulation dans 10 ans ? Probablement plusieurs milliers.

Il faudra donc s’adapter à cette automatisation et cette robotisation de nos sociétés.
Les gouvernements vont avoir de belles sueurs froides à venir pour légiférer sur tous ces sujets, avec toujours ce choix cornélien à faire : tenter de stopper/ralentir l’innovation ou laisser faire le marché.

Rendez-vous dans 10 ans et joyeux anniversaire à Webmarketing & co’m !