Editorial Web - De la force de la rédaction Web… - 12 juin 2013

De la force de la rédaction Web…

Eric Varin Auteur

Je me suis déjà interrogé sur l’origine du plaisir d’écrire. Ecrire pour le web ou même pour un support plus traditionnel relève de la passion, alors cela se ressent à la lecture. J’ai tenté d’ébaucher un mémento pour comprendre comment écrire pour le Web. J’ai lu chacun des commentaires mais aussi des messages reçus et dans la quasi-totalité des cas, j’y ai apporté une réponse non pas pour imposer mes idées mais pour prendre en compte les problématiques ainsi soulevées. Car écrire pour le web nécessite aussi plus qu’ailleurs de tenir compte du lecteur, en l’occurrence l’internaute…

Une obligation de résultats pas de moyens

Autrefois les plus grands écrivains osaient prendre distance avec la réalité et la vérité. Des approximations ou des erreurs grossières pouvaient alors passer sans être révélées. Que le rédacteur web se méfie, rien ne peut passer sur la Toile. Une interprétation erronée, une erreur de compréhension entrainent inéluctablement des réactions en série. Les correctifs sont nombreux et exprimés avec plus ou moins de bienséance. Le résultat est double. Non seulement, le rédacteur doit se lancer dans d’interminables échanges aussi stériles qu’improductifs, mais l’internaute éprouve un doute quant au sérieux du contenu qu’il découvre. Le doute n’étant pas permis, le lecteur quittera le site en retrouvant un autre en quelques clics.

N’allons pas jusqu’à affirmer que la rédaction web se rapproche de l’enquête journalistique mais nous n’en sommes pas loin.

Une réactivité imposée pour une mise à jour instantanée

Lorsque l’on écrit pour le Web, on n’écrit pas (dans la majorité des cas) un roman ou une fiction mais on se borne à expliquer, décrire, relater…une information, des faits, des données. Qu’il s’agisse de présenter une destination touristique, de décrire l’un des nombreux produits d’une boutique en ligne, ou de répondre aux interrogations quotidiennes de tout un chacun, on a vu qu’il fallait alors respecter des exigences et des contraintes de toute sorte (Mots clés, S.E.O.,…) mais aussi s’imposer à une obligation de véracité et de vérification des propos exprimés.

Cela ne suffit néanmoins pas, car si l’Internaute déteste se faire tromper par ces informations erronées, il déteste tout autant des informations périmées, qui n’ont pas été mises à jour. A quoi bon savoir que la plage de XXXX permet de plonger dans cette eau turquoise, alors que l’on ignore qu’un pétrolier s’est échoué 15 jours plus tôt. Intéressera-t-on le visiteur d’un site en lui décrivant les mécanismes de la défiscalisation d’un investissement immobilier, alors que la prochaine loi de finances supprime ces dispositions,… ?

Se mettre à jour quoi qu’il arrive. Cela semble plein de bon sens et tout le monde s’accorde à souligner la nécessité d’une telle démarche. Mais un rédacteur web, aussi sérieux soit-il, pourra-t-il gérer les dizaines de milliers d’articles qu’il fournit à ses clients. Quoi qu’on en dise, la réponse est bien évidemment non.

J’évoquais lors du précédent article la nécessité d’investir sur la qualité dans le long terme, il s’agit ici du même dilemme. Dans la majorité des cas, le rédacteur est chargé de produire le contenu en tenant compte des spécificités et des attentes à la fois du client mais aussi du lecteur (= le client du client). La mise à jour de ces rédactions n’est confiée qu’exceptionnellement au rédacteur en question. Pourtant une telle démarche garantit sur la durée un site de qualité et même si les résultats ne sont pas immédiats (l’Internaute aime aussi la rapidité, très rarement synonyme de qualité), ils sont, avec les mois qui passent, importants et durables. De cette relation de confiance (et donc de la visibilité et de l’efficacité du site) , je vous parlerai dans le prochain article.

Et n’oubliez pas, vos commentaires et autres messages me permettent d’appréhender les problématiques, ignorées ici.