Community management - Les communautés Google Plus : Une chance pour les universités - 11 mars 2013

Les communautés Google Plus : Une chance pour les universités

Et si Google Plus était la solution…?! Avez-vous remarqué que les universités françaises et plus particulièrement le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche peinent à s’implanter sur les réseaux sociaux ? Je vous propose une petite réflexion sur les acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche (E.S.R) sur les réseaux sociaux…

En parcourant le web, j’ai pu lire un jour que toutes les communautés virtuelles ne se valent pas ! C’est d’autant plus vrai au sein d’un même secteur d’activité. Si une université peut être assimilée à une marque alors je me permets de parler de notoriété. Certaines vont jouir d’un certain prestige parce qu’elles sont implantées depuis longtemps, parce qu’elles ont connu une époque glorieuse, parce qu’elles ont une histoire alors que d’autres comme l’université de Cergy-Pontoise plus jeune (21 ans seulement) et moins connues peinent à émerger face à de tels monstres.

Aujourd’hui, quasiment tous les acteurs de l’ESR en France ont une présence sur les réseaux sociaux et notamment sur Facebook. Il existe différents classements qui se jouent principalement sur un aspect quantitatif (comcampus, pegasus data…).Chacun s’observe et s’imite en y apportant sa touche personnelle.  Bref aucune révolution en termes d’animation sur les réseaux sociaux. Les acteurs de l’ESR balancent à tout-va des infos plus ou moins utiles sur Facebook et Twitter sans forcément créer du contenu spécifique pour chaque plateforme. Elles ont un compte Instagram ou pas, elles n’ont des blogs ou pas… Bref, on y trouve une infinité de cas ! Personne n’a vraiment pris le temps de s’intéresser à la question en profondeur.

Pourquoi ces acteurs de l’ESR n’exploitent-ils pas les communautés Google plus ?

J’ai été Community manager dans une université, grâce à cette position j’ai longtemps observé et étudié cette communauté attachante composée majoritairement d’étudiants sur Facebook. Ici, je ne parlerai pas de l’aspect valorisation de la recherche car le principe peut également être appliqué à ce que je vais développer plus tard dans l’article. Les universités, les écoles ont une communauté quasi-infinie sur leurs campus! Sur les 15 à 17 000 étudiants pour l’UCP seulement 1000 ont rejoint la page Facebook officielle que j’administrais après un an d’existence. Pourquoi un résultat si faible alors qu’il existe une réelle demande de la part de cette cible ?

Un réel besoin de conversation

Les étudiants aiment créer des groupes pour débattre des cours, pour échanger entre eux etc. Allez sur Facebook, et taper au hasard « licence lettres modernes» et observez les résultats…Quelques choses échappent aux CM de l’ESR. Pour une université, il peut exister plus d’une quarantaine de groupe sans compter de pages officieuses relatives à une activité de l’établissement. Il faut impérativement canaliser la demande de ce public étudiant… Identifier le bruit qu’il y a autour, avoir un œil sur ce qui se fait ou se dit, aller plus loin que ce qui se fait déjà ! Pourquoi ne pas tirer profit de cet intérêt ?

La solution : Les communautés Google Plus

C’est là que Google Plus entre en jeu ! Les communautés G+ permettent de créer des espaces de discussion à la manière d’un forum amélioré qui permettrait de canaliser ce flux de conversation. Les acteurs de l’ESR seraient au cœur de ce qui se dit, la position du community manager serait renforcée par la même occasion. Chaque UFR, composante pourraient avoir un espace conversationnel sans pour autant gangrener la page institutionnelle de l’établissement.

Je ne parle même pas de l’intérêt que les communautés G+ peuvent avoir en termes d’E-réputation, référencement naturel etc. par rapport à Facebook. D’ailleurs Facebook a déjà prévu de permettre aux universités de centraliser leurs présences grâce à son système Groups for School, un projet intéressant mais Google+ reste selon moi plus pertinent. En mettant en place ces types d’espaces, en communiquant bien dessus à tous les niveaux, nous pourrions voir naître de beaux projets de qualité venant de ces acteurs méconnus du social media.

Et vous, pensez-vous que les communautés Google Plus peuvent être un réel avantage pour ces établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche?