Référencement naturel - Quel avenir pour un référenceur ? - 27 juin 2012

Quel avenir pour un référenceur ?

Quel avenir pour un référenceur ?

Suite aux modifications perpétuelles et restrictives des algorithmes des moteurs de recherche et aux exigences tarifaires des clients vers le toujours moins cher, quels services peut proposer un référenceur pour survivre et apporter des réels services ? Voici quelques pistes de réflexions sur la question…

Gérant d’une agence e-marketing depuis plus de deux ans, je suis dans le référencement et plus généralement dans le domaine de la visibilité sur le Web depuis cinq ans. Ma spécialité consiste à proposer à mes clients actuels et futurs des prestations de visibilité dans les moteurs de recherche, de façon pérenne et à jour des dernières exigences techniques.

Constat

Depuis deux ans, un double phénomène latent s’est amplifié :

  • la crise a touché durement les entreprises et celles-ci cherchent des leviers de communication de masse au coût le plus faible ;
  • les moteurs de recherche pour ne pas citer directement Google deviennent de plus en plus exigeants et sélectifs.

Par ailleurs, le ticket d’entrée pour une prestation de qualité en référencement a considérablement augmenté en raison :

  • d’une concurrence toujours plus forte ;
  • d’une insertion de services de Google (carte Google Maps, flux Google Shopping) dans ses propres résultats au détriment du référencement naturel classique ;
  • et de l’augmentation du temps nécessaire pour l’obtention de bons résultats.

Schématiquement, le référencement internet est confronté au phénomène de “goulot d’étranglement”, qui se traduit comme ceci :

  • les services de Google et les sites à forte audience trustent les premières positions ;
  • pour les petits budgets de communication, une PME doit se rabattre sur des mots-clés de niches qui à leur tour sont de plus en plus concurrentiels.

Problématique : qu’est-ce qu’un référenceur peut proposer sérieusement à un petit budget ?

1ère piste : pour les clients disposant d’un peu temps devant eux

Principalement, Il peut être proposé à ce public du référencement payant Google Adwords. Par nature, ce levier peut être opérationnel rapidement si la campagne de base a été bien conçue. Il déclenchera des premières ventes et par autofinancement, permettra de débloquer par la suite un budget en référencement naturel.

Inconvénient de l’idée : le ticket d’entrée est là aussi élevé, en excluant les frais d’agence. De plus, si le site rencontre des problèmes de conversion (tunnel de conversion pas clair, positionnement mal défini), ce travail est voué à récolter aucun résultat satisfaisant.
In fine, existe-t-il vraiment de clients sans contrainte de temps ?

2ème piste : le community management

Amener du trafic c’est bien, mais convaincre c’est mieux. Et bien souvent pour convaincre, il faut s’y prendre à plusieurs fois, quelque soit le secteur d’activité. Depuis quelque temps, un métier a le vent poupe : le Community manageur.

En alliant ces deux compétences, des clients à petit budget peuvent bénéficier d’une création de contenus extérieur pour prospecter, et intérieur pour qualifier et convertir.

Inconvénient : il est difficile de tester de façon réduite les bénéfices de cette association. Pour illustrer l’idée, deux articles de test n’auront pas d’impact majeur sur le carnet de commandes.

3ème piste : l’accompagnement marketing Internet pour convertir davantage

Autre piste à exploiter : remonter à la problématique marketing de l’entreprise pour identifier des leviers sous exploités en communication sur et hors internet. La meilleur des façons d’obtenir rapidement de nouvelles affaires est d’adapter la politique commerciale existante au monde de l’Internet.

Pour illustrer mon propos, prenez votre base clients et sollicitez la avec des messages personnalisés pour déclencher de nouvelles ventes. Exemple : lancer via Internet des actions de promotion des ventes sur des clients ciblés.

Cela peut paraître comme une évidence. Mais il serait dommage de laisser de coté des opportunités “faciles” de levées de fonds pour de la prospection.

Puis là aussi, en autofinancement, le client peut partir sur des actions de promotion dont le référencement.

Inconvénients :

  • il faut se pencher sur la stratégie marketing du client, lui proposer un plan d’action convertisseur et progressif. Or ce travail nécessite du temps et donc de l’argent ;
  • cela s’applique principalement à des sociétés ayant déjà une certaine durée d’existence.

Conclusion

Plutôt que de trancher pour telle ou telle piste, je préfère le proverbe suivant : « c’est à partir de petits ruisseaux que naissent les grandes rivières ».

L’approche est à considérer selon le degré d’urgence de prospection, selon le budget qu’il est prêt à allouer, selon le niveau de confiance que le client veut bien nous accorder, sachant que nous privilégions une approche marketing des solutions.

Pour prolonger la réflexion, le client doit au préalable avoir mis au centre de sa problématique de communication sa démarche marketing. Dans la pratique, après discussion avec le prospect ou avec le client, cet aspect là se trouve être souvent un besoin non déclaré dans le cadre d’une prestation.

Il nous est bien souvent demandé d’y apporter des réflexions sérieuses, qui plus est gracieusement. En plus d’apporter des solutions opérationnelles, devons-nous réflechir à la stratégie du client et ce gratuitement ? Comment faire prendre conscience aux clients du prix réel d’une prestation intellectuelle ?

En conclusion, même si le référencement perd son aspect “bidouille”, le référenceur s’adapte car le référencement est par nature le fruit d’une réflexion marketing.