Best Of - Que faire pour plaire à Pingouin et Panda ? - 6 juin 2012

Que faire pour plaire à Pingouin et Panda ?

Que faire pour plaire à Pingouin et Panda ?

Panda et Pingouin (ou plutôt, Manchot) sont dans un bateau, et moi j’aimerais bien faire tomber les deux. Non pas que j’ai quelque chose contre les animaux, je les adore. Mais ceux-là ne sont pas des animaux comme les autres, ce sont juste deux filtres mis en place par Google qui visent à nettoyer un peu son index, et par la même occasion à compliquer le travail des SEO.

Si Yoann nous a déjà présenté la ménagerie de Google, nous nous pencherons ici sur les manières de bien l’apprivoiser. Nous verrons dans cet article d’une part, les recommandations pour passer à côté de Panda et d’autre part les actions à effectuer pour ne pas être touché par le Pingouin.

La sagesse du Panda

Finalement, Google Panda ne devrait pas être perçu comme un monstre qui nous empêche de tourner en rond mais plutôt comme un vieux sage qui nous apprend à nous améliorer, dans le but de toujours rendre service à l’utilisateur.

Au sujet du contenu

Le but de Panda, c’est clairement la recherche d’un contenu de qualité. Si nous n’allons pas refaire un topo sur les principes de rédaction web parce que certains l’ont déjà très bien fait, nous allons jeter un oeil à d’autres bonnes pratiques souvent mises de côté.

  • des textes de qualité : finalement nous ne pouvons pas passer à côté, le contenu doit être bien construit pour Google et pensé pour l’internaute. De très bons conseils sont disponibles un peu partout sur le web, notamment chez AxeNet et Pink SEO.
  • le contenu dupliqué : en d’autres termes le “copier-coller”, il reste bien sûr à éviter. S’il est plus compliqué à combattre lorsqu’on vous vole du contenu, il reste plus simple à éradiquer au sein même du site, via des attributs rel=”canonical”.
  • les publicités : il semblerait que les sites blindés de pubs ne soient pas en odeur de sainteté chez Google. Ça ne veut pas dire qu’il faut arrêter de monétiser ses sites/blogs, juste qu’il faut le faire un peu plus finement 😉

Du point de vue technique

Malgré la problématique du contenu, il semblerait que Panda se soit aussi attaqué au côté technique des pages. Là encore, l’intérêt est de servir au mieux l’internaute.

  • la vitesse d’affichage : une page qui s’affiche lentement n’aura pas les faveurs du Panda. Pourquoi ? Parce qu’encore une fois, il recherche le confort du lecteur. Un site extrêmement pertinent mais lent devra améliorer ses performances.
  • les statistiques : il semblerait également que Google analyse certaines statistiques, notamment concernant le taux de rebond et de retour. Panda étant un filtre manuel, cette information reste tout de même à prendre avec des pincettes. Mais l’analyse des statistiques peut permettre d’évaluer la pertinence d’une page. Vous savez ce qu’il vous reste à faire, travaillez à réduire le taux de rebond de vos pages.

Pour résumer, nous pouvons donc remarquer que Panda cherche à améliorer le confort de l’utilisateur en supprimant les pages inutiles, en double ou peu pratiques.

L’intelligence du Pingouin

Google a bien compris, depuis très longtemps, que les référenceurs aimaient faire du lien. Le problème est que souvent, cette création de liens amène son lot de pages peu utiles et donc incompatibles avec le principe de Panda. Penguin est théoriquement là pour nettoyer les liens qui ont été effectués intentionnellement par les propriétaires des sites. Il reste tout de même possible de faire des liens en passant sous le radar.

  • les communiqués de presse : certains ont (peut-être) été ciblés par Penguin, du coup beaucoup de SEO ont arrêté de les utiliser. Personnellement j’estime qu’il faut continuer à les utiliser, mais différemment. Là où nous cherchions simplement à glaner du lien, il faut maintenant être utile à l’utilisateur. Dans l’idéal, les sites de communiqués devraient être visités par de réels internautes (et non plus uniquement des référenceurs) qui trouveraient leurs réponses sur ces sites. Bien sûr, il nous faut continuer à placer des liens dans nos communiqués, mais peut-être moins de liens et plus uniquement dirigés vers un unique site.
  • l’environnement : on rejoint un petit peu Panda puisque si Google Pingouin s’intéresse au linking, il s’intéresse également à l’environnement du lien. Un lien efficace se trouvera dans un contenu propre, répondant aux directives du Panda. On recherche donc du lien de qualité : un site de préférence trusté, qui se charge rapidement, avec du contenu bien construit.
  • les ancres de liens : nous voyons régulièrement des articles indiquant qu’il ne faudra pas faire plus de 60 % (ou 50 %, ou 40 %, tout dépend de l’analyste 🙂 ) de liens avec une ancre optimisée. Sans aller jusqu’au calcul exact du taux d’ancres optimisées, il faut impérativement varier ses ancres. Attention à ne pas partir dans d’autres travers comme une abondance d’ancres sur “cliquez ici” comme on peut le voir en ce moment. Une ancre non optimisée peut être une ancre sur 7 ou 8 mots (contenant ou non l’expression visée), elle peut être l’URL, elle peut être le domaine, etc.
  • les anciens liens : beaucoup de SEO cherchent également à supprimer leurs anciens liens qui ne sont pas “optimaux”. Je pense sincèrement que c’est inutile, voire contre-productif. Il y a une énorme perte de temps à essayer de supprimer les liens, sachant que Google n’apprécie pas spécialement les liens existants et qui ont disparu, pourquoi se tirer une balle dans le pied ? Au contraire, il faut profiter de ces liens, en faire d’autres plus propres, mieux optimisés pour continuer à créer un profil de liens naturel.
  • les nouveaux liens : bien sûr, il faut continuer à faire des liens si nous voulons améliorer notre positionnement. Seulement il faut paraître naturel et surtout pas spammy, il faut donc varier nos sources, nos types de liens, nos ancres, etc. Le guestblogging devient à la mode depuis Penguin, c’est une solution, mais ce n’est pas la seule 😉 Il n’appartient qu’à vous de découvrir de nouvelles sources de liens !

Conclusion

Finalement, malgré des tonnes d’incertitudes à leur égard, les deux animaux de Google nous permettent de proposer un internet plus propre. On peut imaginer qu’en optimisant nos sites et liens pour répondre aux demandes de Panda et Pingouin, nous travaillons pour Google, ce qui est à moitié vrai. Mais en travaillant pour Google nous travaillons également pour nous !

De plus si j’avais un seul conseil à donner, c’est d’arrêter de stresser pour chaque nouveau filtre annoncé, des changements il y en a tous les jours chez Google, au sein même de l’algorithme. Alors ce ne sont pas deux petites bêtes à poils qui doivent nous effrayer 😉

Enfin, parce que sur Webmarketing & Co’m nous aimons avoir votre avis, voyez-vous d’autres actions à mettre en place pour que Panda et Pingouin nous mangent dans la main ? Et une dernière question bonus : selon vous, quel animal servira à baptiser le prochain filtre Google, et que visera-t-il ?

Selon vous, quelle sera la cible du prochain filtre Google ?

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