Community management - La génération Y et l’autoformation - 2 juin 2010

La génération Y et l’autoformation

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La « génération sacrifiée » arrive sur le marché du travail, plus diplômée que les précédentes, elle peine à s’y insérer. Les causes ? Trop diplômée (des Masters plutôt que des BEP, BTS..) et pas assez expérimentée. Ces jeunes font concurrence à un public qui a réussi à glaner quelques années de travail et qui se retrouve également en recherche d’emploi. Une solution ? Continuer à se former…

La génération Y ?

La génération Y, la génération du millénaire, ou encore « digital natives », fait beaucoup parler d’elle actuellement. Ces jeunes nés entre 1979 et 1994 sont décrits comme étant interconnectés, inventifs, zappeurs et individualistes… C’est la génération qui entre progressivement sur le marché du travail et qui subit la crise de plein fouet : seuls 36% des diplômés de 2009 sont aujourd’hui en poste.

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L’autoformation n’est, elle, pas un phénomène nouveau. Elle s’est longtemps faite par le biais des livres, en témoigne le succès de la série « Pour les nuls », ou des CD pour l’apprentissage des langues, avec des méthodes Assimil ou autres. Elle se constate aussi en entreprise, avec la reproduction mimétique des savoir-faire des collègues. Depuis l’avènement d’Internet, la donne a changé.

Du bon usage de l’information

Les jeunes issus de la génération Y savent effectuer des recherches pertinentes et percutantes sur le web. Et pour pallier un manque d’expérience, la méconnaissance d’un logiciel, ils n’hésitent plus à s’auto-former grâce au net. «  Je vois souvent des offres qui requièrent des notions, sinon la maîtrise, de logiciels de PAO. Ne les connaissant pas, j’ai téléchargé les versions d’essai et je les teste, en m’aidant de tutoriaux trouvés sur des forums, des blogs… », explique Gérald, 24 ans, jeune diplômé en recherche d’un emploi dans le marketing depuis quelques mois. « C’est la même chose pour les langues, on oublie vite lorsque l’on ne les pratique plus. Le net me permet d’entretenir mes connaissances, voire de les approfondir »,  ajoute Nadia, dans le même cas.

Un flot d’informations à leurs pieds

Devant l’abondance d’informations disponibles, il faut savoir distinguer celles qui sont fiables et celles qui le sont moins. Exemple de Wikipédia : la consultation le site est presque devenue un réflexe pour vérifier la définition d’un mot ou d’un concept, ou en savoir plus sur une période de l’Histoire… Mais les informations de Wikipédia étant modifiables par n’importe quel internaute, certaines sont totalement erronées.

Nombreux sont les sites proposant tutoriaux, cours en ligne. S’ils ne sont pas assez complets, on peut demander des compléments d’informations sur les forums auprès de spécialistes de la question.

La « Net generation » n’hésite plus à solliciter des conseils à des professionnels, d’autant que les contacts sont facilités par les réseaux du type Viadéo et Linkedin, mais aussi via les blogs. Echanger avec un professionnel de son métier aide à discerner les pratiques et usages d’un métier.

Le blogging

En France, le blogging se porte bien et se professionnalise. Il est devenu une source d’information fiable. Tenir un blog sur sa branche ou son métier est une manière de s’autoformer : l’écriture d’un article nécessite souvent une recherche d’informations, un tri de celles-ci. Sa rédaction exige documentation et synthétisation.

La culture du diplôme

L’autoformation est donc un moyen pour la génération Y (et les autres !) de pallier un manque d’expérience et de formation. Seul ombre noire dans ce tableau : la reconnaissance des acquis de l’autoformation. La France étant un pays axé sur le diplôme, valoriser ces acquis demande patience et persévérance. Selon l’APEC, les mentalités évolueraient et les recrutements sur critère de motivation plus que de diplômes augmenteraient.