Best Of Référencement naturel — 18 mai 2016 — 5 commentaires
5 conseils pour trouver son freelance SEO

Avec les récents débats sur la nouvelle Loi du Travail, nous en avions presque oublié l’essentiel : le marché du travail est en pleine mutation. Les règles du jeu, les statuts, les modes de travail sont en train d’évoluer. Et si la Loi El Khomri s’attaque à certains sujets épineux, elle ne revient malheureusement pas sur un fait majeur qui est l’explosion du nombre de freelances en France. Une mutation qui ne passe pas inaperçue, et dont les derniers chiffres font état de plus de 700 000 freelances en France à la fin 2014, avec une croissance qui ne désemplit pas…

Il s’agit d’une tendance sur le long terme qui doit à mon sens redistribuer les cartes du débat actuel sur le travail, comme le rappelle parfaitement cet article sur le site de l’espace de coworking Mutinerie. Mais l’une des conséquences de cette situation est l’explosion du nombre de freelances dans les domaines du webmarketing, dont le référencement, avec une offre qui n’en finit pas de s’étoffer. Une offre qui répond aussi à un besoin (une curiosité ?) croissant de la part des entreprises de remettre en cause le « modèle agence » pour se tourner vers des prestataires indépendants, souvent plus souples et qui n’ont rien à envier en termes de qualité et d’expertise. Cette pléthore de profils n’aide pas pour autant les entreprises à mieux trouver celui qui leur correspond, et il est parfois compliqué de s’y retrouver et de choisir le bon prestataire. Voici donc 5 conseils pour vous aider à trouver le freelance SEO adapté à vos besoins.

#1 Rédiger un brief précis de ses besoins

Si vous ne le faites pas avant, on vous le demandera sans doute. Il n’y a rien de pire pour un prestataire que de faire une proposition à l’aveugle sans savoir ce que souhaite réellement le client. C’est une excellente façon de mal démarrer un projet et de faire perdre du temps à tout le monde.

Prenez donc un peu de temps pour faire un brief, même simple, de l’état des lieux et de ce que vous souhaitez. Voici par exemple les questions auxquelles vous pouvez répondre :

  1. Présentation de la société en 5 lignes ;
  2. Quel est l’âge de votre site Internet ?
  3. Combien de pages contient-il ?
  4. Qui en rédige le contenu ?
  5. Qui s’occupe de la maintenance technique du site : une personne chez vous ou un sous-traitant externe?
  6. Avez-vous un outil de tracking (Google Analytics) ? Si oui, est-il configuré pour suivre les ventes ou les objectifs de conversion ?
  7. Quel est votre trafic actuel en visiteurs par mois ?
  8. Quelle est la part de ce trafic en provenance des moteurs de recherche ?
  9. Avez-vous déjà réalisé des opérations de référencement ? Si oui…
    1. Qui les a réalisées (agence, en interne, vous-même) ?
    2. Quelles ont été les actions réalisées en détail (sur le site, en dehors du site…) ?
    3. Y a-t-il eu des résultats ?
    4. Pourquoi souhaitez-vous aujourd’hui faire appel à un prestataire ?
  10. À quels résultats vous attendez-vous et dans quels délais (certaines positions, une hausse du trafic ou une hausse des ventes) ?
  11. Quel budget pensez-vous investir ?

#2 Faire une sélection de profils en fonction de ses besoins

Maintenant que vous savez ce que vous voulez, il va falloir sélectionner les profils. Pas évident quand on part de rien et quand on n’a personne dans son réseau en mesure de nous recommander quelqu’un. Mais voici quelques solutions pour minimiser les risques de tomber sur n’importe qui

Demander à son réseau

C’est la base. Son réseau, ce peut être le développeur de votre site, votre expert-comptable, un réseau d’entrepreneurs, un espace de coworking, etc. Partant du principe qu’on ne vous recommandera pas quelqu’un de mauvais, c’est une bonne solution pour avoir des profils sérieux et faire une première sélection.

Passer par des plateformes de mise en relation

Il en existe de plus en plus. Hopwork ou Freelance.info en France sont parmi les plus connues, et elles recensent des milliers de freelances, dont plusieurs dizaines en SEO. Le seul hic est que vous ne savez pas si la personne est celle qu’il vous faut et leur seule présence sur ce type de plateforme ne garantit pas toujours leur qualité. Il y a certes des avis de clients, et vous aurez en une page la possibilité de comparer des compétences, des profils et des tarifs. Mais la sélection n’est pas pour autant plus simple…

D’autres services comme Avisi fonctionnent par contre sur la base d’un réseau restreint, mais très qualifié d’experts. Ils prennent vos besoins, les détails de votre projet, et vous mettent en relation (gratuitement) avec l’expert le plus adapté à votre problématique, parmi leur base de freelances SEO (les fondateurs d’Avisi sont d’anciens référenceurs, ça les aide à savoir de quoi ils parlent). C’est une alternative qui permet de garantir la qualité des freelances (tout le monde ne peut pas prétendre intégrer le réseau), un gain de temps, et l’assurance d’être mis en relation avec l’expert le plus adapté (pas le moins cher ni le plus cher, mais bien le plus adapté).

Rechercher sur Google

C’est la dernière solution. Pas la plus efficace, car le premier sur Google n’est pas forcément le plus compétent, et chaque référenceur a sa spécialité (qui n’est pas forcément adaptée à votre besoin). C’est donc pile ou face en termes de choix et il vous faudra dépenser un peu plus de temps dans l’analyse des références et de l’expertise réelle de chacun des prestataires.

#3 Ne pas s’arrêter au tarif journalier

Le JDN vient de publier une étude sur le tarif journalier des SEO (qui vaut ce qu’elle vaut) qui montre un tarif moyen de 587€ la journée, avec une variation qui va de 200€ à plus de 1400€. Cela vous donne en tout cas une bonne idée du tarif moyen auquel vous pouvez vous attendre, même si le prix ne doit pas être l’argument déterminant de votre choix.

Le référencement reste un investissement qui n’a pas pour objectif de vous faire devenir premier sur des mots-clés ou d’exploser votre trafic par 10. Il doit avant tout être rentable et vous permettre de récupérer au minimum 2 à 3 fois l’investissement initial. Et si pour cela vous devez travailler avec un freelance à 1 000€ la journée avec lequel vous avez la certitude de faire un ROI de 3 ou 4, il faut foncer.

#4 Faites jouer la relation de proximité avec lui

Le propre d’un freelance est une relation de proximité qu’aucune agence ne pourra vous offrir. Vous n’êtes pas un client parmi d’autres (le freelance par définition n’aura pas 30 clients) et vous êtes certain qu’il aura tout intérêt à vous bichonner et à produire le meilleur travail possible.

On ne travaille pas non plus avec un freelance comme avec une agence. Il y a une proximité et une souplesse qui est propre à ce statut et qui vous permettra de bénéficier d’un service plus agile, qui s’adaptera si besoin à vos objectifs. Jouez cette carte à fond et faites donc de votre prestataire un partenaire privilégié de votre croissance !

#5 Oubliez les paiements aux objectifs

Déjà, vous devriez avoir peu de réponses de freelances, car c’est un système qui n’a que des désavantages pour votre prestataire comme pour vous :

  • Cela montre déjà une certaine défiance vis-à-vis du travail qui va être fourni et dans lequel vous ne croyez visiblement pas ;
  • D’expérience, certains clients ne vont pas au bout des recommandations qu’on leur donne (c’est un travail important que de relancer sans cesse le client sur ce sujet) et il est dès lors compliqué d’attendre des résultats si les moyens à disposition ne sont pas adéquats ;
  • Le freelance ne maîtrise pas tout. Il peut se passer des changements d’algorithme, des changements en interne chez vous, et autant de paramètres qui peuvent impacter l’atteinte des objectifs et que personne ne maîtrise. Trop d’incertitude pour pouvoir fixer une rémunération variable ;
  • Un objectif n’est qu’une photographie imparfaite. Un exemple sera plus parlant. Vous négociez des positions sur 10 mots-clés. Or, ces positions ne sont pas atteintes au bout d’un an. Dans le même temps, le trafic a malgré tout progressé sur ces centaines d’autres mots-clés, et cela a généré bien plus de chiffres d’affaires que l’investissement initial. Le référenceur a donc fait son boulot, la prestation est rentable, même si quelques positions ne sont pas là. Qui a raison, qui a tort ? On ne paie pas le freelance qui va se sentir flouer alors qu’il a fait du bon boulot, ou on règle le tout au risque de désavouer le contrat principal ?

Vous l’aurez compris tout au long de cet article, le développement du métier de freelance en général et sur le SEO en particulier ne rend pas plus facile l’appel à un expert, même si tout pousse aujourd’hui vers cette solution…

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L'auteur

Sébastien Camus

Découvrir, s'enthousiasmer, se passionner pour des innovations... voilà ce qui me fait aimer le web, et me fait avancer depuis plus de 8 ans maintenant. Consultant webmarketing de formation, j'accompagne mes clients dans leur stratégie d'acquisition de trafic/clients. Je suis également cofondateur d'Avisi, un service de partage d'expérience entre entrepreneurs par téléphone.

 


5 Commentaires

  1. Le JDN vient de publier une étude sur le tarif journalier des SEO (qui vaut ce qu’elle vaut) qui montre un tarif moyen de 587€ l’heure

    Petite coquille Sébastien !
    Moi aussi je veux bien être payé 600€ par heure ! ^^

    • On aimerait tous être payé 600€ de l’heure 🙂 On vient de corriger la coquille, bonne journée Geoffrey.

    • Ah ah 🙂 oui en effet, merci de ta vigilance!

  2. Payer à la perf en SEO est quasiment une garantie de prendre une cartouche sous peu avec des techniques très limites.

    On me l’a déja demandé mais j’explique en toute transparence qui peut se passer : atteindre l’objectif puis Google vous chope et là, c’est compliqué. Les dirigeants comprennent et quasiment à chaque fois, j’ai eu le job… comme quoi, un peu d’honnêteté peut amener du travail 😉

  3. Pour le paiement à la performance, en tant que freelance, il faut simplement rajouter deux conditions :
    – une de temps, lié au fait que dans certains cas, les résultats ne peuvent pas être atteints avec X années.
    – mais surtout une condition de moyens engagés par le client pour implémenter toutes les recommandations (l’absence de leurs implémentations entrainant la conversion du variable en fixe).

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