Best Of E-commerce — 28 avril 2016 — 2 commentaires
4 conseils pour optimiser son site e-commerce à l’international

Vous pensez vous développer à l’international ? Vous avez raison, c’est le bon moment. D’après une enquête de la FEVAD & LSA, 60 % des e-commerçants français exportent leurs produits, dont 7 % depuis seulement 2015. Les ventes cross-border enregistrent des taux de croissance records et devraient atteindre 250 à 350 milliards de dollars d’ici 2025 selon le Boston Consulting Group…

Si développer son site e-commerce à l’international depuis son siège est aujourd’hui de plus en plus simple, il est néanmoins fondamental de respecter certains prérequis. Découvrez 4 conseils pour optimiser votre site e-commerce avant de partir à la conquête de nouveaux marchés.

1) Traduction : privilégier la langue maternelle de ses visiteurs

achats-langue-maternelle

De nombreux e-commerçants se contentent de traduire leur site en anglais. C’est peut-être une bonne manière de tester ses capacités à l’international, mais cela ne permettra pas d’approcher les taux de conversion de son marché domestique. Car si l’anglais s’est imposé comme une langue universelle, 55 % des consommateurs n’achètent que sur des sites dans leur langue maternelle, et 60 % indiquent ne jamais effectuer d’achats (ou très rarement) sur un site anglophone.

Il est donc vital de s’adapter au public visé et de traduire son site dans la langue maternelle de ses visiteurs. Il ne faut pas négliger cette première étape, car une traduction de qualité est essentielle à la conversion de ses visiteurs.

Il faudra également penser à choisir ses mots-clés en fonction de son audience et des expressions locales consacrées. Le mot-clé idéal n’est pas forcément celui que l’on croit : certains pays favorisent des mots anglais (en Allemagne, le mot « computer » est par exemple plus utilisé que le mot « Rechner ) ou une traduction très éloignée de la traduction littérale.

Enfin, compte tenu des volumes importants souvent en jeu, mieux vaut penser à s’appuyer sur les technologies d’aide à la traduction comme les mémoires de traduction qui, dans l’e-commerce, peuvent réduire le budget de plus de 50%.

2) Localisation : gérer au mieux les freins à l’achat

Devise-étrangère

Au-delà de la simple traduction, la localisation demande de revoir l’ensemble des éléments de son site e-commerce pour l’adapter en termes d’informations et de style.

Lorsque les consommateurs effectuent des achats sur des sites étrangers, ils sont confrontés à de nombreuses barrières psychologiques : les délais de livraison, les coûts et la fraude sont leurs principales craintes.

Barrières achats cross-border

 

Afin de rassurer au mieux ses potentiels clients, voici quelques éléments clés à localiser :

La devise et les moyens de paiement

D’après une étude Statita, 13 % des consommateurs en ligne n’ont pas finalisé leur achat, car la devise présentée leur était étrangère. Ce qui peut sembler un détail est en fait un véritable frein à l’achat sur un site étranger.

Par conséquent, penser à adapter ses méthodes de paiement selon les préférences des différents pays, afin de réduire les abandons de paniers. Si la carte de crédit est le moyen de paiement le plus populaire en ligne, ne pas négliger des solutions comme PayPal, iDeal, Sofort ou encore Stripe.

La livraison et les retours

La livraison à l’étranger est un sujet complexe pour les e-commerçants et l’une des principales craintes des consommateurs. Par conséquent, veiller à fournir des informations de livraison et des tarifs clairs sur son site. Ne pas non plus oublier d’adapter ses politiques de retour et de remboursement en fonction des différentes législations en vigueur.

Les informations de contact et le service client

Si possible, localiser son adresse physique et son numéro de téléphone. Assurer également un service client dans différentes langues, et indiquer clairement les horaires d’ouverture en prenant en compte le décalage horaire.

Les mesures et la saisonnalité

Ne pas oublier d’adapter tailles, poids et volumes aux standards locaux. Penser également aux saisons, vacances et évènements clés du marché ciblé afin d’adapter son catalogue produit et ses promotions.

3) Optimisation technique : faciliter la navigation sur son site

Navigation-complexe

Le taux de conversion sur les sites e-commerce tourne autour de 3 %. Créer une expérience d’achat fluide et harmonieuse sur son site est indispensable afin de réduire le taux d’abandon du panier.

Il est également conseillé de penser à adapter le design et la navigation aux particularités culturelles des différents pays : par exemple, les internautes chinois privilégient les longues pages produits, et interagissent 67% de plus que la moyenne avec les pages qu’ils consultent (en scrollant, cliquant et survolant plus d’éléments). Les Américains privilégient la navigation via la homepage, contrairement aux Russes qui utilisent davantage la navigation via le menu principal.

[Pour plus d’informations sur les habitudes de navigation selon les pays, je vous conseille cette infographie de Content Square.]

Enfin, mieux vaut ne pas oublier d’optimiser le temps de chargement de ses pages : 62 % des consommateurs n’attendront pas plus de 5 secondes pour qu’un site se charge.

Performance site e-commerce

4) Marketing : adapter ses contenus à sa cible

marketing-multilingue

De nombreuses entreprises négligent cette étape, mais fournir du contenu pertinent aux publics internationaux est un élément clé de toute stratégie internationale. Il faut penser à adapter l’ensemble de ses contenus marketing : emails, brochures, blogs, réseaux sociaux…

Contenu souvent traduits

L’email, 3ème plus gros canal d’acquisition client, doit impérativement être traduit dans la langue du destinataire, sans oublier les emails automatiques comme les confirmations d’expéditions ou les reçus.

Pour le reste, il est conseillé de sélectionner ses contenus les plus populaires, de s’assurer qu’ils sont pertinents pour l’audience ciblée, puis de le faire traduire tout en les adaptant au marché local. Il est aussi possible de ne pas utiliser ses contenus existants et d’en créer de nouveaux pour un marché étranger. Dans ce cas-là, il faut s’assurer que le contenu respecte bien son image de marque.

Enfin, il ne faudra pas oublier de localiser sa présence sur les réseaux sociaux et de faire également attention à son choix de plateformes, les préférences variant selon les pays. Par exemple, Qzone et Wechat sont bien plus utilisés que Facebook en Chine, et au Japon, c’est Twitter qui est le réseau social le plus populaire avec plus de 26 millions d’utilisateurs (soit environ 20% de la population).

Conclusion

Les e-commerçants français ont aujourd’hui un fort potentiel de croissance à l’international, notamment au sein de l’Europe. D’ici 2025, près de 83 % des acheteurs cross-border européens choisiront de consommer en ligne depuis un autre pays européen !

Il ne faut donc pas négliger ce levier de croissance qui, s’il peut sembler complexe au premier abord, nécessite avant tout une préparation minutieuse ainsi qu’une bonne capacité d’adaptation aux différents marchés.

Si vous souhaitez approfondir le sujet, voici quelques ressources qui pourraient vous intéresser :

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L'auteur

Johanne Bidet

Passionnée par les startups et l’innovation, je suis Content Marketer chez TextMaster. Je m’intéresse notamment aux sujets liés à l’international, au marketing et au e-commerce. TextMaster est le premier service professionnel de traduction et rédaction multilingue à la demande sur Internet.

 


2 Commentaires

  1. Bonjour Johanne,

    Le commerce transfrontalier est plutôt populaire auprès des consommateurs, et pour un site e-commerce, ce peut être un bon moyen de tester la viabilité de sa stratégie et de ses produits avant de voir plus grand et plus loin….

    Tous les points que vous avez abordés sont importants et contribueront au succès d’un E-Commerçant à l’international. Je rajouterai aussi le fait de s’intéresser aux réglementations locales, car il sera parfois nécessaires d’adapter la composition d’un produit, un emballage, etc. aux normes en vigueur dans le pays cible.

  2. Bonjour et merci pour votre article.
    De mon côté je serais intéressé par des liens vers les informations suivantes :
    Comment peut-on gérer le système de traduction?
    Faut il créer plusieurs sites chacune dans des langues différentes ?
    Visiblement vous ne recommandez pas de système de traducteur sur les sites mais préférez une approche plus structurée. Ce qui me semble plus professionnel également et donc plus rassurant pour l’utilisateur.
    Avez vous des liens vers des solutions techniques ?
    Re Commandez vous de créer dès site en .fr ? .en? .de?
    Ou existe t il des solutions intégrants la question d’une forme adaptés selon la provenance de la personne qui se connect ?
    Et oui comme votre article m’a intéressé, il éveille chez moi de nombreuses questions.
    Merci déjà pour cela.
    Cordialement
    Laurent

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