Growth Hacking — 31 mars 2016 — 15 commentaires
La fin du Webmarketing annoncée

Il n’y a pas de meilleure référence que le Web quand on parle d’évolution. Il s’autorévolutionne tous les 3 à 5 ans et on a bien l’impression que ça s’accélère. Et c’est au tour du Webmarketing de passer doucement la main…

Pas de panique, vous avez le temps de vous former. De toute façon, c’est ce que nous faisons constamment pour rester au top de notre spécialité. Le Webmarketing évolue vers le Growth Marketing, ce dernier étant maintenant la forme de marketing la plus en vogue aux USA. Celle-ci arrive dans le monde francophone pour le plus grand bonheur des startups qui en sont les premières concernées. Mais quelle est la différence entre Webmarketing et Growth Marketing et pourquoi nous devons évoluer vers le Growth ?

L’objectif premier

Le but premier du Webmarketing reste l’acquisition de trafic. Cela représente 90% du travail, les 10 derniers % se partageant entre des techniques assez basiques pour la conversion utilisateur, la rétention et la viralité. Quand on engage un responsable Webmarketing, que désire-t-on avant tout ? Générer un maximum de trafic en utilisant toute la panoplie du Webmarketeur pour obtenir de la visibilité et essayer de convertir le visiteur en client. Rien de mauvais à ça, mais l’évolution de ces dernières années consiste à se tourner vers le Growth Marketing, dont l’objectif premier est l’augmentation du revenu final et la croissance de l’entreprise.

Selon la phase dans laquelle se trouve l’entreprise (en recherche de traction, en croissance, en phase de scale…), le Growth Marketeur va s’attacher à se focaliser sur l’un des paramètres suivants : Acquisition, Conversion, Rétention, Viralité. À la différence du Webmarketeur, le Growth Marketeur peut travailler 80% de son temps sur la rétention, puis 15% sur la conversion et la viralité et enfin 5 % sur l’acquisition de trafic, tout dépend de la phase dans laquelle l’entreprise se trouve.

La croissance devient la règle et on comprend que l’acquisition ne soit pas le seul levier sur lequel agir et que c’est même parfois le dernier à devoir être optimisé !

La course aux données et à leurs analyses

Le Webmarketeur travaille avec Google Analytics, mais se permet aussi d’effectuer des actions marketing sans qu’elles soient réellement traçables ni mesurables. Qui n’a jamais lancé une campagne sur les réseaux sociaux sans pouvoir en mesurer l’impact et le résultat ?

Le Growth Marketeur s’attache à mettre en place des actions marketing traçables et mesurables l’immense majorité du temps. Pour lui, définir un objectif, poser ses outils analytiques et apprendre de l’analyse des tests effectués demeurent simplement primordiaux. Le travail avec les datas et leurs analyses fait partie du job quotidien de celui-ci et il s’en sert pour prendre la majorité des décisions qui toucheront la croissance de l’entreprise.

Certains des meilleurs Webmarketeurs s’appuient sur quelques données analytiques, mais combien travaillent une landing page sans avoir même réfléchi aux objectifs numériques à atteindre et à la façon d’obtenir des retours statistiques ? Le métier évolue, c’est pourquoi il faut se former au Growth Marketing le plus tôt possible.

Bientôt chez les grands

Le Growth Marketing perce avant tout chez les startups qui sont le symbole de la croissance, car elles sont plus flexibles et avant-gardistes sur les méthodologies à utiliser concernant leur développement. Les entreprises de taille plus importante qu’on définira comme « classiques » seront touchées par le Growth Marketing comme c’est le cas pour les géants du Web. L’ensemble des entreprises dont vous utilisez le service tous les jours dispose d’une team de Growth, voire d’une division entière. Ces entreprises sont nées avec le mouvement, cela est donc plus facile pour elles. Néanmoins, on verra petit à petit des entreprises classiques plus importantes s’intéresser au Growth Marketing et à ce que ça peut leur apporter.

Pour ce genre de tendance, soit on s’y adapte, soit on finit à la traine. Vous devez donc vous former pour faire partie de cette nouvelle vague et ne pas rater le train. Un bon point de départ pour comprendre la théorie et obtenir des exemples concrets se trouve ici, un blog spécialisé dans le Growth Marketing.

Je vous le demande, que pensez-vous de cette évolution ? L’accueillez-vous favorablement ? Comment pensez-vous vous y former ? Merci pour vos réactions et si vous pensez que l’article peut être utile à l’un de vos amis, merci pour le partage !

Source image : Shutterstock

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L'auteur

Thibaut Patouillard

Expert en Growth Marketing, j'aide les entreprises à débloquer leur croissance grâce à l'utilisation de nouvelles techniques marketings mesurables, traçables et scalables. Centré autour de l'amélioration du framework [Acquisition-Conversion-Rétention-Viralité-Revenu] , le Growth Marketing a permis au géant du net (Facebook, Twitter, Airbnb, Groupon..) de se développer et fait maintenant partie intégrante de leur organisation. J'offre l'ensemble de mes connaissances sur mon blog : demarretonaventure.com !

 


15 Commentaires

  1. Bonjour Thibaut et merci pour cet article.

    Le sujet m’intéresse car j’avoue ne pas bien comprendre la différence entre un webmarketeur et un Growth Hacker.

    Personnellement, j’ai un peu l’impression qu’a l’instant T je suis un webmarketeur car j’utilise des leviers traditionnels (SEO, AdWords, Social media…) et dès que j’ai une idée qui sort un peu de l’ordinaire je deviens un Growth Hacker.

    Comme indiqué dans l’article le Growth Hacker doit faire de « l’Acquisition, Conversion, Rétention, Viralité », mais n’est ce pas aussi le rôle d’un webmarketeur ?

    Bref, j’ai un peu l’impression que l’on joue sur les mots et sur un certain effet de mode.

    • Hello Cyrille,

      merci pour ton commentaire.

      Comme expliqué ci-dessus, le Growth Marketing n’est qu’une évolution du webmarketing, plus orienté analyse de données et rétention/conversion/viralité/revenu que seulement acquisition.

      Ce n’est pas uniquement quelques petites techniques par ci par là mais un système complet à mettre en place dans le but exclusif d’obtenir de la croissance (ce qui ne signifie pas seulement trafic).

      Si le sujet t’intéresse, je t’invite à regarder sur la page Archive de mon blog, tu comprendras mieux la différence entre le Webmarketing classique et le Growth Marketing.

  2. Je ne commente pas souvent des articles mais là c’est un sans faute. Votre article est super intéressant et très juste, j’en suis témoin au quotidien et je vois bien l’évolution qui se profile à l’horizon !

  3. Oui mais au final tout le travail mené par le webmarketer a pour objectif final de développer le CA de l’entreprise. Les leviers actives par le webmarketer sont des moyens au service de l’objectif…! Perso je travaille avec cette double logique : objectif / moyens / résultats
    N’est ce pas qu’une question de mode

    • Merci pour votre comm François.
      Vous le dites vous même, vous travaillez pour le CA.
      Les Growth Marketeur travaille pour le revenu, le bénéfice net 🙂
      Bon la je joue un peu sur les mots, mais typiquement quand on va me demander de faire plus de trafic pour augmenter le CA, je vais chercher à voir si je n’ai pas intérêt à augmenter d’abord le taux de conversion, le coefficient de viralité ou le taux de rétention, qui ferait augmenter le revenu davantage que le chiffre d’affaires. Dépenser sur du Adwords c’est facile, ça fait augmenter le CA. Mais est ce la meilleure chose à faire pour la croissance de l’entreprise ?
      Sur le sujet lire tout particulièrement cet article : http://www.demarretonaventure.com/en-1er-la-retention-2eme-la-viralite-3eme-lacquisition-la-retention-ou-mourir-growthhacking/

  4. mmm je suis assez en désaccord avec cette analyse sachant que cet article parle d’une évolution et d’une fin de technique comme une réalité. Le growth marketing est selon moi déjà qu’un terme tendance et ne change en rien la mission d’un marketeur. la différence réside dans les ressources minimales et objectifs à court terme. je travail au sein de la silicon Valley. Le growth hacking qui existe depuis plus de 5 ans est également un dérivé qui touche majoritairement les startup et porte sur les mêmes problématiques. réduction du coût acquisition, et croissance utilisateur à court termes. Mais en aucun cas cette pratique change les stratégies en webmarketing. les startup sont loin detre les entreprises les plus flexibles. Elles ont un cadre particulier et ont justement plus de contraintes et moins de temps de développement ce qui amène à des équipes de growth hackers afin de scaler au plus vite. gardons les pieds sur terre, tous ces termes ne sont la que pour vendre de la formation et créer des salons. le webmarketing existera tant que le marketing existera. il prendra seulement d’autres variantes d’appellation.

    • Pourquoi alors parler de Webmarketing plutot que simplement de marketing ?
      Le webmarketing est une évolution du marketing due au web. Le Growth Marketing est un évolution du webmarketing due à la data et à un objectif de croissance plus affirmé que dans le webmarketing.

      Après, j’entends bien qu’il y a un coté buzzword pour « vendre des formations », mais c’est le cas pour toutes les méthodes qui se sont fortement imposées comme le lean startup, l’inbound marketing…

  5. Je viens de lire un article et il semblerait que le Growth Marketing s’adresserait essentiellement aux startup, TPE et PME ce qui réduit les chances de travailler pour une grande entreprise par exemple.
    Je suis une initiation en marketing digital et la lecture de votre article me surprend. Car j’ai vraiment aimer apprendre toutes ces méthodes de marketing digital et je me pose la question si je continue l’aventure ou pas. Et votre article me met le doute pour l’avenir. Comme c’est une reconversion, je ne peux pas me permettre de me tromper. Je me demande comme les personnes qui ont donné leur avis ci-dessus, si ce n’est pas un effet de mode tout ça. Car les méthodes marketing changent-elles réellement?

  6. Bonjour Daphnée, merci pour votre message.

    Ne vous inquiétez pas concernant les grandes entreprises, pour deux raisons. Les startups qui utilisent actuellement ces méthodes vont devenir de grosses entreprises, et continuer à utiliser ces méthodes comme le font les géants du web américain. Pour l’instant il n’y a pas vraiment de poste dans les grandes entreprises traditionnelles en Growth, mais ça va venir ! Deuxième choses : prenons l’exemple du Lean Startup. Des dizaines de grosses boites s’y sont mis, comme par exemple DELL. Elles se mettront aussi au Growth Marketing.

    Pour votre dernière question. Les méthodes marketing évoluent tous les jours ! ce qui marchait hier ne marchera plus demain. Vous devez comprendre que les métiers du web demandent une remise en question permanente de nos connaissances. C’est comme ça que ça fonctionne, il ne faut pas en avoir peur et juste se former continuellement.

    Bon courage pour la suite

  7. Si je lis bien l’article, cette évolution concerne surtout donc les start-up et les PME…. Je suis un peu inquiet, si je veux m’orienter vers les grosses boites alors comme ça va finir ? En tout cas, l’explication est bien détaillée et claire, moi qui ne savait pas du tout faire la différence entre les deux.

  8. Autant je trouve que beaucoup d’articles en digital sont de la p**** à clics, autant là pour moi cet article est juste.

    Il ne faut pas forcément être expert pour le sentir en plus, tu as les mêmes cycles que dans le marketing de base. C’est impossible de se reposer sur des méthodes acquises, mais c’est aussi ça qui est excitant dans ce domaine : c’est le fait de devoir évoluer sans cesse.

  9. Franchement, votre article est « impertinent » dans son intégralité. Arrêtez de vendre des mots et de parler de la fin du webmarketing. Zéro crédibilité.

    Les webmarketeurs ne sont pas des idiots qui pensent qu’à augmenter le trafic d’un site, la valorisation et le ROI fait parti de son ADN.

    Bref, zéro crédibilité, pseudo expert en manque de réputation.

    • 🙂

    • Je pense qu’il est bon de prendre du recul sur l’évolution du métier et de l’organisation des entreprises.

      Si l’on prends notre bonne vieille chaîne de valeur, le marketing est une ressources or il évolue et fait parti intégrante de la chaîne (développement, croissance, acquisition…)

      A un niveau purement opérationnel votre commentaire à du sens, on enfonce une porte ouverte comment s’améliorer si on ne mesure pas la portée de nos actions (ROI)….

      Si l’on prend de la hauteur et que l’on regarde cet article à travers un prisme stratégique, organisationnel il est très pertinent !

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