Entreprendre Startup — 02 décembre 2015 — Aucun commentaire
La start-up devenue scale-up : les défis à relever

Nous avons eu le plaisir d’être invités par La Fourchette à l’inauguration de leurs nouveaux locaux, à l’occasion de laquelle était organisée une rencontre entre scale-ups : le premier « conseil des scale-ups ». Autour de Bertrand Jelensperger, CEO de La Fourchette, se trouvaient les dirigeants de Sigfox, Drivy, VideDressing, iAdvize, 360 Learning et Dataiku. Ensemble, ils ont fait le point sur les défis que représentent pour eux le passage de la start-up à la scale-up…

Garder la culture et l’état d’esprit d’une start-up

La culture start-up nous est maintenant assez familière : de futurs entrepreneurs passionnés et investis à 100% qui mettent en place leur nouveau service ou produit en tentant de trouver la formule la plus adaptée au marché. Mais cet esprit de conquérant que l’on a au départ de l’aventure est difficile à garder lorsque l’entreprise grandit ou est rachetée. Pourtant, c’est ce qui fait l’engouement des participants et le succès des efforts communs. Garder l’esprit pionnier : un défi à relever pour les scale-ups !

« De start-up à scale-up, c’est le passage de l’enfance à la post-adolescence en espérant sauter l’adolescence. » Julien Hervouet PDG de @iadvize

Trouver des investisseurs (oui… encore !)

La culture d’investissement a du retard en France. Pourtant, il y a des fortunes existantes et les grands patrons pourraient par exemple investir plus dans les start-ups françaises pour les aider à grandir. Mais que cela ne vous freine pas, à vous de convaincre les investisseurs !

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« Parfois en France, on manque aussi d’ambition. Cessons de voir ce qui va mal. » Bertrand Jelensperger, CEO de @LaFourchetteMmm
« Pour gagner, il ne faut pas avoir peur de perdre. » Selon Florian Douetteau le CEO de @dataiku
« La levée de fonds est indispensable quand la taille du marché à conquérir est conséquente, sinon on se fait doubler. » Paulin Dementhon, PDG de @drivy

Recruter des talents

C’est le cœur du développement de toute entreprise et le nerf de la guerre. En effet, il faut trouver des talents qui partagent l’esprit d’entreprise, mais qui aient envie de mettre leurs compétences au service du développement d’une entreprise qui n’est pas la leur !

« Il faut trouver des talents… qui ont envie de développer nos boîtes et non les leurs ! » Julien Hervouet PDG de @iadvize

Une fois cette première expérience acquise, beaucoup d’ex-salariés de start-up fondent à leur tour leur entreprise, alors même que leurs profils seraient extrêmement précieux aux yeux des recruteurs. Il n’y a pas encore réellement de deuxième génération de start-uppers sur le marché du travail français.

« Nous sommes dans la 1ère génération de #scaleup françaises, les salariés expérimentés sont tous en poste. » Paulin Dementhon, PDG de @drivy.

La scale-up aura comme avantage pour recruter de présenter une antériorité et une reconnaissance du marché qui rend la prise de poste moins risquée.

Et ensuite, quel avenir pour la scale-up ?

Si l’objectif de la start-up peut paraître simple – trouver son marché et se développer de façon à être viable au-delà des 3 premières années d’existence – qu’en est-il de la scale-up ? Les dirigeants rêvent-ils de fortune et de vacances au soleil ? Pas si sûr !

Quand on a passé des années à ne penser qu’au développement d’une entreprise, c’est qu’on a en soi une passion qui ne s’éteindra pas après un premier succès. Nous pouvons compter sur nos entrepreneurs français pour devenir des serial-entrepreneurs comme nous en connaissons aux États-Unis ! Et même la revente d’une entreprise est rarement une fin en soi.

« Vendre sa boîte peut aussi être une étape, le business reste le même pour moi. » Bertrand Jelensperger, CEO de @LaFourchetteMmm.
« Au bout de 5 ans en tant que co-fondateur de @Videdressing, j’ai laissé la main sur l’opérationnel, mais je garde ma place au conseil d’administration ! » commente Renaud Guillerm.

Que l’aventure continue !

Avis aux amateurs : l’ensemble des participants à cette table ronde ont certifié être à la recherche de nouveaux talents avec pour certains des équipes en France qui doublent chaque année. À vos CVs !

La Fourchette en quelques chiffres

  • Lancement en 2007 ;
  • 31 000 restaurants publiés sur le site ;
  • 12 pays : France, Espagne, Belgique, Suisse, Italie, Pays-Bas, Suède, Danemark, Turquie, Portugal, Brésil, Australie ;
  • 500 salariés (dont une centaine à Paris) ;
  • Plus de 8 000 000 visiteurs uniques par mois ;
  • Plus de 5 200 000 avis publiés sur le site.

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L'auteur

Perrine Carpentier

Après plusieurs années de direction de clientèle en agence web et en agence webmarketing j'ai créé l'agence Online With You, spécialisée dans la communication sur les médias sociaux. J’aide particulièrement les entrepreneurs et les dirigeants d’entreprise à développer leur notoriété et leur business sur Twitter, en leur nom propre ou au nom de leur marque. J’accompagne mes clients dans la prise en main de cet outil et je les aide à profiter des formidables opportunités qu’il offre.

 


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