Développement Web Référencement naturel Webdesign — 27 novembre 2015 — Aucun commentaire
Le budget de performance web, un régime efficace pour accélérer les sites web

Référencement, taux de conversion, taux de rebond, panier moyen ou encore image de marque sont autant de sujets qui peuvent être lourdement impactés par la vitesse de chargement d’un site web. Je souhaite aujourd’hui vous parler d’une méthode qui permet de mettre les sites web au régime, sur le long terme, pour reprendre le contrôle sur cette composante essentielle de l’expérience utilisateur : la vitesse

Le budget de performance web va faire intervenir les différents acteurs d’un projet pour les impliquer sur un objectif commun : un site internet rapide.

Le budget de performance ne s’exprime pas en euros, mais en secondes, en mégaoctets, ou encore en nombre de fichiers. C’est un budget que l’on va allouer à chaque page d’un site pour en garantir la rapidité à travers les évolutions, et donc maîtriser les enjeux économiques associés.

Pourquoi les budgets de performance sont nécessaires ?

Nous l’avons évoqué en introduction, le temps de chargement est stratégique sur le web. Il est donc nécessaire de le mesurer et de le contrôler.

Chronometre

Du cahier des charges à la mise en production, la liste des acteurs qui peuvent intervenir sur un projet web est longue, qu’ils soient des acteurs opérationnels ou des décideurs. Et chacun de ces acteurs peut avoir un impact important sur la vitesse du site réalisé, que ce soit par des choix graphiques, fonctionnels, techniques ou encore économiques !

La mise en production est au final loin d’être la dernière étape pour votre site web. Ce dernier va inexorablement évoluer, tant dans ces contenus que fonctionnellement et techniquement.

Les CMS et les tags managers sont des outils qui ont largement facilité la flexibilité des sites web, limitant la nécessité d’introduire de nouvelles phases de développement.

A/B Testing, retargeting, sont des exemples d’évolutions fonctionnelles importantes que l’on peut mettre en place en quelques instants sans connaissance technique. Pourtant, ce sont des changements qui sont loin d’être anodins en termes de performance web.

L’idée apportée par le budget de performance dans ce contexte, c’est qu’il est nécessaire d’impliquer tout un chacun vers ce même objectif de rapidité. Il est nécessaire de contrôler pour chaque évolution les impacts sur la vitesse de chargement.

“ La vitesse est la fonctionnalité numéro un du produit.”
Larry Page

Parce que sans vitesse, les fonctionnalités – quelles qu’elles soient – perdent de leur intérêt. Travailler sur la rapidité est un travail collectif, qui ne doit pas être laissé aux seuls techniciens.

Des spécifications à la maquette graphique, en passant par le choix des solutions externes, les impacts sur la vitesse doivent être pris en compte. Dans le cas contraire, une approche corrective, effectuée a posteriori, pourrait s’avérer beaucoup plus coûteuse, voire irréaliste !

Fonctionnement du budget de performance

Chacun, à son niveau de compétence, doit être sensibilisé et acquis à cet objectif de rapidité. Pour un donneur d’ordres néophyte sur ces problématiques, exprimer explicitement un besoin de rapidité dans un cahier des charges est déjà un premier pas important et permettra très certainement d’initier une démarche des plus positives !

Le business est lié au temps de chargement

Le budget de performance est un cadre que l’on va mettre en place, des contraintes que l’on va se fixer pour chaque page. Mais il s’agit de contraintes qui ne sont pas totalement rigides puisqu’elles sont davantage destinées à accompagner le cycle de vie qu’à le cloisonner.

Rentrons dans le vif du sujet avec quelques exemples que je vous propose de commenter rapidement par la suite :

  • “Nous ne devons pas utiliser plus de 2 polices de caractères” ;
  • “Notre page d’accueil doit faire moins d’1Mo” ;
  • “Sur mobile, en 3G, toutes nos pages doivent s’afficher en moins de 3 secondes” ;
  • “Le serveur web doit répondre en moins de 200ms”.

Les destinataires de ces affirmations seront souvent différents. Alors que la limitation du nombre de polices à utiliser pourra s’adresser au graphiste, la contrainte sur le temps de réponse serveur intéressera par exemple l’infogéreur et le développeur back-end.

Limiter le graphiste à 2 polices de caractères est arbitraire, mais il faut avoir à l’esprit que les polices personnalisées apportent une forte complexité en termes d’optimisation de la performance. Faire ce choix en amont limitera considérablement les efforts nécessaires pour obtenir une expérience utilisateur digne de ce nom. C’est exactement l’esprit des budgets de performance : impliquer tout le monde, à toutes les étapes, pour que ce sujet soit traité efficacement, maîtrisé, et ainsi éviter la découverte de mauvaises surprises en fin de chaîne.

Mais que se passe-t-il lorsque vous détectez un budget qui n’est plus respecté ? Imaginons que l’ajout d’un nouveau widget de partage sur les réseaux sociaux vous fasse dépasser le seuil de temps de chargement que vous vous étiez fixé.

Face à cette violation du budget, vous allez devoir vous interroger successivement sur les points suivants :

  • Puis-je optimiser quelque chose ? Il reste probablement des actions à mettre en place, que ce soit sur cette nouvelle fonctionnalité ou sur un élément déjà présent, pour améliorer le temps de chargement ;
  • Puis-je supprimer quelque chose ? Épurer votre page d’un ancien contenu, d’une fonctionnalité qui n’est plus utilisée (où dont les apports laissent à désirer) vous permettra peut-être de rentrer à nouveau dans votre budget ;
  • Cette fonctionnalité est-elle vraiment importante ? La valeur perçue par l’internaute justifie-t-elle le temps d’attente supplémentaire ? Est-ce que cela va développer votre business ? Si ce n’est pas le cas, c’est sans doute que vous devez abandonner ce changement.

Si après avoir étudié ces points, vous ne respectez toujours pas le budget fixé, vous devez alors le faire évoluer. Vous n’allez pas l’abandonner, mais bien le réévaluer pour l’avenir.

Dans tous les cas, le budget aura rempli son office puisqu’il vous aura permis de détecter d’éventuelles erreurs ou optimisations absolument nécessaires. Il vous aura également permis de vous interroger sur l’existant ainsi que sur la valeur du changement envisagé, du point de vue de vos objectifs, mais aussi du point de vue de la valeur apportée à l’internaute.

Il ne vous reste plus qu’à faire un test de performance de votre site web pour vous permettre de dresser le bilan de la situation actuelle, pour ensuite fixer vos propres budgets de performance.

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L'auteur

Damien Jubeau

Je suis le CEO de DareBoost, une startup qui fournit un outil en ligne (SaaS) d'analyse de sites Internet : www.dareboost.com. Nous proposons une expertise unique et automatisée pour l'optimisation du temps de chargement de votre site web, mais aussi l'amélioration de sa qualité.Je suis ingénieur informatique et réseaux. J'ai auparavant travaillé pour un éditeur de logiciels pour le marketing mobile. J'ai également été concepteur web en freelance pendant 5 ans.

 


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