Facebook Inbound Marketing Social Media — 10 septembre 2015 — 2 commentaires
Le marketing de la chance : comment transformer 33€ en 35 112 pages vues

Une des choses que l’on ignore souvent en affaires, mais qui fait la différence entre le succès et l’échec, c’est la bonne fortune. C’est normal de l’ignorer, car pourquoi porter attention à quelque chose qui est hors de notre contrôle ? C’est inutile, frustrant et ultimement une perte de temps. Cependant, dans cet article, je vais vous expliquer que la prémisse de ce raisonnement, c’est-à-dire qu’il s’agit d’un événement aléatoire hors de notre contrôle, est fausse…

Avant de poursuivre, je vais clarifier un peu ce que je veux dire par « bonne fortune » :

  • Un chroniqueur télé vous contacte pour une entrevue à la télévision nationale ;
  • Un YouTubeur parle de vous sur sa chaîne et attire des dizaines de milliers de visites vers votre site ;
  • Une page Facebook populaire parle de vous SANS que vous lui ayez implicitement ou explicitement demandé de le faire, c’est de la chance.

Expliquée de cette façon, la bonne fortune est beaucoup moins mythique que l’idée initiale qu’on peut s’en faire. L’important, c’est de noter que dans chacun de ces scénarios, le résultat bénéfique qui en est ressorti est le résultat aléatoire d’un ensemble de possibilités lorsqu’un individu est entré en contact avec votre marque.

Comment influencer sa bonne fortune

J’ai une petite question pour vous. Disons que vous désirez augmenter vos chances de gagner à la loterie, que faites-vous ? La réponse est simple : vous achetez plus de billets. Le principe est le même en affaires — il suffit d’acheter davantage de billets.

Si vous essayez de faire croître de façon organique votre activité, vous allez débuter avec un petit cercle qui, de fil en aiguille, va grossir par le biais du bouche-à-oreille. L’élément de chance, dans ce scénario, revient à espérer que quelqu’un va en parler à un producteur télé, un blogueur populaire ou un influenceur pour qu’ils partagent votre idée ou projet à leurs cercles d’influence. Ces individus possédant le pouvoir de propager l’information sont souvent appelés de « super connecteurs » en raison de leur large réseau de contacts.

Mais revenons un instant au bouche-à-oreille. Le problème avec cette approche est que chaque communauté est relativement isolée les unes des autres. Se baser uniquement sur le bouche-à-oreille vise à faire le pari que non seulement il existe un super connecteur quelque part dans votre réseau, mais qu’il désire également parler de vous.

Voyez-vous, la fameuse loi des 6 degrés de séparation élaborée par Stanley Milgram en 1967, c’est-à-dire que nous sommes tous connectés les uns aux autres par l’entremise de 6 personnes, est rendu possible UNIQUEMENT par l’existence de ces super connecteurs. Sans eux, la plupart des réseaux sont isolés les uns des autres.

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Il faut donc réussir à joindre et influencer ces gens. Et ça, c’est un peu comme aller à la pêche. Quand on va à la pêche, il faut a) aller dans un endroit où on SAIT que le poisson que l’on souhaite pêcher existe et b) utiliser un appât intéressant.

Comment j’ai attiré 25 000 visites avec un investissement de 50 $

A titre d’exemple, je vais vous expliquer comment j’ai réussi à attirer plus de 25K de visites sur un site web à l’aide d’un peu moins de 30 $. Je ne vais pas vous expliquer comment avoir le MÊME résultat. C’est impossible, c’était de la chance. C’est impossible à répliquer. Mais si vous voulez acheter le même billet de loterie que moi, je vais vous expliquer comment faire exactement.

Tout commence avec un gars du nom de Guillaume Ricard. Guillaume est un barbu musclé d’environ 5’’8’ qui gagne sa vie à tatouer d’autres barbus dans un studio qu’il a ouvert dans sa « man cave ». Pour faire sa promotion, il écrit des articles de blog qu’il publie en même temps sur son compte et sa page fan Facebook. Il faut le dire, ses articles sont vraiment excellents. Malheureusement, il n’avait presque aucun partage et peu de personnes connaissaient son nom. Après plusieurs semaines à l’achaler avec ça, je l’ai enfin convaincu d’investir 1 $ par jour en publicité Facebook. 1 $ !

Avec ce précieux dollar, j’ai créé une campagne d’engagement qui visait à promouvoir ses articles qui ont été le mieux reçus par les gens sur sa page. Un de ces articles « 4 types de tatouages à éviter » a été particulièrement performant d’un point de vue publicitaire et générait des clics à 2 cents chacun.

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3 semaines ont passé et, à part le flux de trafic et de mentions J’aime régulier, rien d’extraordinaire ne s’est passé. Cependant, la 4e semaine, son trafic s’est mis à augmenter de façon exponentielle pour générer 8000 pages vues en deux jours. Je n’en croyais pas mes yeux ! 90 % de ce trafic provenait de partages Facebook. Quelqu’un, un super connecteur, a relayé son article.

Bien sûr, le trafic est rapidement descendu et les choses sont retournées à la normale. Cependant, 2 semaines plus tard, une autre vague de trafic booste son site pour atteindre, cette fois-ci, 13 922 pages vues en 3 jours.

4 types de tatouages

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Cette fois-ci, le super connecteur ne s’est pas contenté de partager une, mais bien deux pages de son site. À une journée de décalage, un autre article « L’étiquette du tatouage : Cinq trucs pour éviter de passer pour un douchebag » a récolté 6180 pages vues, puis 2443 pages vues le lendemain.

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En tout et partout, on parle de 35 112 pages vues et d’un investissement de 48.83 $ CAD (33 €).

Qu’est-ce qu’on doit en retirer ?

La plupart des gens n’aiment pas trop faire de campagnes de notoriété par manque d’impact direct sur les ventes. Eh bien, je crois bien avoir démontré par mon exemple qu’une bonne campagne de notoriété permet de décupler les effets du bouche-à-oreille et d’attirer l’attention des super connecteurs.

Ce genre de campagne revient à acheter beaucoup plus de billets de loterie que ce qu’il est humainement possible de faire. Ce genre de campagne permet de lancer plus d’une ligne à l’eau, tout en variant l’endroit ainsi que l’appât. La « chance » que vous avez d’être repris par un influenceur est grandement influencée par la quantité (et la qualité) d’attention que votre marque reçoit. Je crois que la publicité Facebook est l’un des meilleurs outils actuellement pour attirer ce genre d’attention.

Voulez-vous en apprendre davantage ?

Vous pouvez, vous aussi, mettre sur pied une petite campagne publicitaire à 1 $ par jour. Vous serez surpris de l’impact qu’une telle décision aura sur votre projet. Pour apprendre comment tout ça fonctionne, je vous propose de télécharger gratuitement mon livre où je détaille tout ce que vous avez besoin de savoir pour créer des campagnes efficaces.

Vous allez y apprendre, concrètement, les 3 principes à respecter pour créer de bonnes campagnes ainsi que 5 de mes meilleurs trucs pour inciter les gens à cliquer.

Vous pouvez télécharger ce livre gratuitement en cliquant ici!

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L'auteur

Olivier Lambert

Olivier Lambert a été nommé le meilleur blogueur marketing au Canada. Il a été à la responsable du marketing numérique du plus gros site de l'industrie du voyage au Québec, Voyages à Rabais, où il a géré plus de 1 million $ en publicité web et envoyé plus de 20 millions de courriels. Il s'est lancé dans le e-commerce en 2008 et pratique le marketing Facebook depuis 2010.

 


2 Commentaires

  1. Une belle histoire qu’il est en effet difficilement possible de reproduire. Quoi qu’il arrive on comprend bien ici qu’une stratégie digitale bien maîtrisée peu rapporter comme il se doit.

    • Bien dit Samy! Merci pour le commentaire!

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